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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 12:00

La Louve de la Thiercelinais…

 

La muraille

 

Dans les années 1970/1980, un auteur à la mode, Claude Michelet, écrivait des romans style : saga familiale. La série « Des grives aux loups » était très connue à l’époque. Son premier roman, « la grande muraille » l’était moins. Pourtant, l’histoire d’un homme qui, héritier d’une pièce de terre très ingrate, passera sa vie à extraire les pierres du sol pour faire apparaître la terre et qui utilisera ces pierres pour construire une muraille entourant son domaine, m’avait frappé.

Dans « La Louve de la Thiercelinais », l’ancêtre, créateur de la ferme, s’inspire de ce personnage. Tout comme l’âne que je croise depuis des années lors de mes sorties vélo pendant les vacances d’été. Cet âne jouera aussi un rôle dans le début de mon roman.

Ecrire un roman, c’est aussi puiser dans sa propre mémoire. Différents éléments, apparemment sans liens entre eux, se retrouvent inscrits dans l’histoire au hasard de ces émergences du passé.

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 15:28
La Louve de la Thiercelinais…

 

Le pèlerinage à la Pierre

 

Au 16e siècle, dans la famille Gilard, on fêtait le début de la nouvelle année à Pâques. Pierre avait instauré un pèlerinage sur les ruines de la ferme de ses parents, situées près de la Pierre, un menhir datant du néolithique.

L’ensemble de la famille, Pierre, sa femme Marguerite, les enfants : Claude, René, Marie, Perrine, Jean, partaient de bonne heure le matin, longeaient le Taillis, franchissaient le ruisseau près de la rivière, montaient vers l’église, descendaient par le chemin du Rocher jusqu’au champ de la Roche.

Ils pique-niquaient près de la Pierre, remontaient vers la ville en fin d’après-midi. Et la journée se terminait par une veillée particulière au cours de laquelle Pierre, habituellement peu bavard, racontait ce qu’il avait vécu quand les soudards étaient venus chez ses parents.

Toute la famille connaissait ces faits dramatiques mais ils écoutaient religieusement leur père, ému, évoquer ses souvenirs douloureux.

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 11:43

La parcelle de la Louve

 

La parcelle de la Louve dont j’ai parlé la semaine dernière appartient en propre à Pierre Gilard.

Le seigneur de Gorron est, à l’époque, Philippe de Blavette : « Il est le premier de sa famille que l’on trouve en possession de la châtellenie de Gorron. Il concède en 1528, moyennent une rente, une pièce de terre sise en l’étang de Gorron, à la condition de pouvoir rétablir l’étang quand il voudra… ». C’est donc vraisemblablement à cette époque que les prés des Mottes ont été créés à l’emplacement de l’étang asséché.

Dans le roman, Philipe de Blavette a fourni les pierres de la forteresse de Gorron, déjà en ruines, à des laboureurs pour construire des fermes et défricher la forêt. Il a, en plus, accordé la possibilité à Pierre Gilard de défricher, à son bénéfice personnel, une petite pièce de terre.

Cette parcelle est parsemée de blocs de granit que le laboureur, patiemment, déterre et utilise pour « fortifier » sa ferme : un mur qui doit entourer la cour et protéger des incursions malveillantes.

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:37
Le granit du Taillis

Le granit du Taillis

 

Sous le signe de la guerre…

 

Pierre Gilard est né en 1515. Année où François 1er a connu la gloire. Une gloire qui n’a pas duré sur le plan militaire puisqu’il a connu la défaite et l’emprisonnement une dizaine d’années plus tard. Les périodes de paix ne sont pas toujours drôles pour le petit peuple. Des soldats, mercenaires désœuvrés, parcourent les campagnes…

La famille Gilard, occupant alors la ferme de la Roche, croisera la route de ces soudards. Le jeune Pierre en gardera alors des souvenirs douloureux qui dicteront sa vie d’adulte. Sans déflorer l’histoire, une nouvelle fois, une parcelle de terre défrichée dans la forêt qui entoure la ferme de la Thiercelinais, avec ses multiples pierres patiemment extraites d’une terre somme toute fertile, jouera un rôle important tout au long de l’histoire de la famille.

Tout comme ce bâton[1] que Pierre ne cesse de peaufiner le soir à la veillée qui aura sa place de témoin, transmis de génération en génération, comme le domaine lui-même.

 

[1] Le bâton dont j’ai déjà parlé sur le blog dans les articles « Une lignée de maçons » a inspiré le rôle du bâton dans le roman.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 16:05
La Louve de la Thiercelinais…

La ferme, vue du taillis

 

La semaine dernière, je parlais de la louve qui observait la famille Gilard au-dessus de son rocher. Il sera souvent question du Taillis de la Mort. La photo ci-contre est prise de ce taillis. On y distingue la ferme de la Thiercelinais perchée sur le coteau. On peut imaginer la louve épiant les mouvements de la famille dans la ferme.

Le roman commencera par la rencontre, dans des circonstances plutôt dramatiques, du fondateur de la ferme, Pierre Gilard et de la louve. Cette rencontre aura lieu dans le taillis, à une des sorties de la tanière. Sans déflorer l’histoire, la louve, elle aussi la première des générations que nous retrouverons tout au long du roman, rôdera autour de la ferme.

Entre ces deux « personnages » se noueront des relations violentes, sauvages, qui reflètent bien l’époque choisie. Nous sommes au 16e siècle qui connaîtra des guerres hors de France mais aussi des guerres civiles, guerres de religion, particulièrement, où les affrontements seront sans merci.

La Louve de la Thiercelinais…
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 11:54

 

La ferme

 

La ferme de la Thiercelinais sera au centre du roman. Nous verrons y vivre plusieurs générations qui du 16e siècle nous amènera à l’aube du 20e. Cette ferme se situe sur le coteau ouest de la vallée de la Colmont. Elle surplombe le cours de la rivière qui, à l’époque s’élargissait en étang. Ce coteau fait face à celui sur lequel s’étage le Taillis de la Mort actuel.

Le blog s’est intéressé à cette ferme dans la rubrique ferme et hameau au 19e siècle. En 1846, c’est Pierre Gillard, laboureur et sa femme Reine Leboulanger qui tiennent l’exploitation. J’ai utilisé le patronyme Gilard pour cette lignée que nous allons suivre pendant des siècles.

J’ai eu l’occasion de me rendre dans cette ferme. Le propriétaire actuel m’a informé qu’elle datait du 16e siècle. Une coïncidence. Je ne pensais pas qu’elle avait pu être construite à l’époque que j’avais choisie pour le début de mon histoire. C’est ce genre de coïncidence qui rend l’écriture d’un roman encore plus intéressante. Un mélange de réalité et de fiction.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 11:45

 

La tanière de la louve

 

Plusieurs générations de loups apparaîtront au cours du roman qui couvrira un longue période historique (du 16e au 19e siècle). Dans chaque partie, une « histoire » de loups, de celles qui se racontaient aux veillées autrefois, ouvrira le récit. Ces histoires se dérouleront près de la tanière située dans le Taillis de la Mort.

Cette tanière aura une particularité, comme celle qu’on retrouve dans le film de Jean-Jacques Annaud « Le dernier loup ». Elle aura deux sorties ce qui permettra à la louve occupant la tanière à l’époque concernée d’échapper aux battues. Certains loups, dans le film, ont les yeux d’une couleur particulière. Ce sera le signe de la lignée qui vivra, à chaque époque, au Taillis de la Mort.

Il existe, au Taillis, un rocher autrefois surmonté d’une croix. Au-dessus de ce rocher, dans la pente du coteau, une enfilade d’autres pierres. C’est là où j’ai décidé de situer la fameuse tanière. La seconde sortie débouchera en haut du coteau dans les broussailles, ajoncs et fougères qui, autrefois, occupaient une grande partie du haut du Taillis.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:07

L’étang

Comme d’habitude, l’histoire doit se dérouler à Gorron ou ses environs. Il se trouve qu’à Gorron il existait deux étangs qui protégeaient la ville. L’un à l’ouest, du côté du « Taillis de la Mort » actuel, l’autre au niveau du plan d’eau qui vient d’être asséché, près du domaine de la Renardière. Les deux sur le cours de la Colmont.

J’ai choisi l’étang à l’ouest pour les raisons que nous aborderons en détail plus tard : la présence du taillis et de la ferme de la Thiercelinais. Cet étang est asséché depuis plusieurs siècles. La vallée de la Colmont, nous permet cependant d’imaginer son aspect vraisemblable quand la rivière déborde comme on peut le voir sur la photo ci-contre.

L’étang, dans notre histoire, s’étend donc du pont de la Thiercelinais actuel et de la relevée de terre qui le prolongeait, au bout du champ (levée qui a été arasée il y a d’ailleurs peu de temps), jusqu’à la rocade et la station de pompage.

Il faut imaginer que cet étang (et la rivière elle-même) est bordé d’une végétation importante jusqu’à l’agglomération de Gorron, petite ville fortifiée.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 16:32

 

L’élément déclencheur

 

Cette nouvelle série d’articles correspondra à la genèse d’un nouveau roman se déroulant sur la paroisse/commune de Gorron. Elle nous permettra d’expliquer comment ce genre de récit se construit. Les différents événements fictifs seront resitués dans leur cadre historique. Nous verrons comment l’imaginaire peut s’inscrire dans ce cadre tout en le transformant, le transposant, pour en faire la trame d’un récit cohérent.

Une lecture a déclenché l’envie d’écrire ce roman : il s’agissait de quelques lignes relatant la mort d’une louve à Saint-Mars-sur- la-Futaie dans un ouvrage : « La présence du loup en Mayenne » (Isabelle Dufraisse )

« En 1861 [sur le site officiel de Saint-Mars-sur-la-Futaie, l’anecdote est datée de 1860], le 17 février exactement, c’est à Saint-Mars-sur-la-Futaie qu’on organise une battue pour venir à bout d’une louve qui « causait grand dommage dans la région depuis de longues semaines » (…) On repéra la tanière de la louve dans le bois de la Hérouse. Après s’être jetée, soi-disant, sur un chasseur, la louve fut blessée deux fois par balle. Elle n’en traversa pas moins de six communes pour autant et c’est à bout de forces qu’elle s’arrêta enfin, puis se jeta dans l’étang où il lui fut donné le coup de grâce. »

L’image de cette louve à bout de forces se jetant dans un étang fut donc l’élément déclencheur du projet que nous verrons se construire progressivement.

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 10:07

 

La fin

 

Dès demain, tout le village serait au courant du drame. Simonin précisa même qu’il ne croyait plus aux explications d’Auguste. Qu’il était persuadé que le père avait volontairement tué sa fille et le bébé pour préserver la famille d’un scandale insupportable. Qu’Adèle voulait dire à tous que son enfant était du médecin du village. Qu’elle s’était, pour une fois, révoltée contre la tyrannie du père. Et que celui-ci ne l’avait pas supporté. Auguste ne démentait même pas. Simonin croyait-il vraiment à cette version ? Il n’en était pas sûr mais il ne pouvait sortir de ce discours assassin. L’image de son chien se débattant dans la vase l’envahissait. Il usait de sa seule force, face à son beau-père : les mots. Des mots qui pouvaient tuer. Il le savait. Il savait aussi que sa quête de la « Belle Humeur » allait être désormais compromise.

Il en eut la confirmation dès le lendemain quand Hyppolite, interrogateur, vint lui annoncer qu’Auguste s’était pendu, sans explication, au cours de la nuit.

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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