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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 11:34

Conseil municipal du 28 septembre 2017.

Trottoir rue du Maine...

Place de la Houssaie

J’avais émis quelques réserves sur les décisions en la matière, notamment l’abattage des arbres. Après deux consultations concernant l’étude de l’aménagement de la place, une des deux a été retenue : aucune indication dans le compte-rendu sur le contenu de ces consultations et les raisons du choix. C’est regrettable.

Clocher de l’église

Une formule plutôt obscure pour les non-initiés « l’idée est d’installer une ligne de vie ». Je me permets de conseiller aux rédacteurs de penser à leurs lecteurs qui ne doivent déjà pas être très nombreux.

Réfection des trottoirs

Une suggestion : penser à ceux de la rue du Maine ne serait pas une mauvaise chose… Chose qui est faite par M. Millet, à juste titre, un peu plus loin. Quant au problème des mauvaise herbes, « il serait difficile de remédier à ce problème ». On aurait aimé lire les suggestions possibles. Comment font les autres villes, par exemple.

Création d’un comité des fêtes.

Aucune information sur les modalités de création de ce comité. Il me semble qu’avant de constituer le bureau, il est nécessaire de réunir une assemblée générale de tous les adhérents (après appel à adhésion). Procédure qui n’est guère habituelles à Gorron, apparemment.

 

Alors que j’étais en train de rédiger cet article, un texte anonyme (dommage) est arrivé dans ma boîte aux lettres mettant en cause le maire pour un éventuel conflit d’intérêts. Nous y reviendrons la semaine prochaine.

 

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 11:45

 

« La voyeuse interdite » (Nina Bouraoui)

 

Un thème très concret, une dimension sociologique : le statut de la femme dans la société musulmane traditionnelle. La domination de l’homme, la relégation dans l’univers familial, avec l’ennui, le temps immobile, des femmes et des filles. Au centre de cette place, le sexe, le sang fortement présents dans le roman.

La narratrice s’invente un monde d’objets. Les seules échappées possibles passent par le regard au travers de la fenêtre sur un autre monde dont elle n’a pas accès. La langue peut être descriptive, au plus près d’un quotidien de laideur et de souffrance. Mais elle est, en même temps, poétique. Il faut alors mettre de côté le sens parfois obscur et se laisser aller à la musique des mots aux images dans lesquelles la sensualité occupe une grande place.

Ce roman, qui a obtenu le Prix Inter il y a quelques années, était un premier roman. Il donne envie de connaître l’auteure et son œuvre originale.

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 11:48

Conseil municipal du 06/07/2017.

 

17 avis favorables à l’unanimité sur 19. Les deux autres avis présentaient une ou deux abstentions. J’ai déjà plusieurs fois fait ce constat qui est dû à la présence d’une seule liste aux dernières élections municipales.  Mais il serait, pour le moins, intéressant de connaître les raisons de ces abstentions.

Les comptes-rendus des conseils municipaux sont parfois un peu rébarbatifs, c’est pourquoi on ne les voit plus dans Gorron-Infos. Si, en plus, on n’y trouve pas les éléments permettant de se faire une opinion sur les décisions prises, le nombre des lecteurs risque d’avoisiner le zéro.

C’est d’autant plus embêtant que les informations paraissant dans Gorron infos sont parfois légèrement différentes de celles qui sont dans les comptes-rendus. Sur les TAP, par exemple (voir rubrique sur le blog), la formulation du compte-rendu laisse à penser que la décision prise de les supprimer est plutôt une réaction au refus de l’inspection académique de revenir à la semaine des quatre jours qu’à la pénurie d’intervenants.

Un poste à temps complet d’agent périscolaire polyvalent est créé pour pérenniser le poste d’un agent ayant été employé en contrat aidé pendant trois ans par la commune.  Une heureuse décision qui permettrait de discuter des choix du gouvernement actuel de revenir sur les emplois aidés.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 11:34

Note de lecture

 

« Qu’attendent les singes ? » (Yasmina Khadra)

 

Un auteur « classique » qui, en même temps, écrit des romans policiers. Cela permet de donner une consistance à ce genre, notamment quand il est question de l’Algérie avec ses dysfonctionnements politiques, sa corruption, sa misère aussi parfois.

L’histoire elle-même, avec sa série de meurtres est, par moments, un peu invraisemblable. Les personnages, parfois, caricaturaux. Mais c’est le genre qui veut peut-être cela.

Je voulais voir ce que cet auteur que je connaissais par ailleurs pouvait produire dans ce genre de littérature. Je n’ai pas été déçu. Pas non plus très enthousiasmé. L’expérience ne se reproduira pas.

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 11:30

 

Temps d’Activité Périscolaire (TAP)

 

« La commune a décidé de supprimer les TAP (…) faute d’animateurs. » Le retour à la semaine de quatre jours demandé par « la grande majorité des parents » a été refusé par les conseils d’école de l’enseignement public. « En revanche, l’école privée Saint-Michel revient à la semaine de quatre jours ». Extraits du Gorron Infos de septembre 2017.

Quel que soit l’intérêt du réaménagement du temps scolaire et de la création des TAP, le fait de s’être précipité, acceptant des bricolages (sur le moment des séquences, sur leur nature, sur leur caractère gratuit ou non…) en fonction du bon vouloir des municipalités était une erreur majeure qu’on paye aujourd’hui.

Je ne sais pas comment les élus gorronnais ont pu mesurer « la grande majorité des parents ». Je ne sais pas quelle a été l’attitude des représentants des parents aux conseils d’école. Par contre, ce que je sais, c’est, qu’une nouvelle fois, le manque de rigueur et de cohérence de l’Education Nationale (donc des ministres qui s’y succèdent) ainsi que la concurrence scolaire vont engendrer une situation absurde (des horaires de classe différents pour les enfants de Gorron).

Le moins qu’on puisse dire c’est que l’intérêt de l’élève passe au second plan. Ou la semaine de quatre jours est une bonne chose pour lui ou elle ne l’est pas mais elle ne peut pas être les deux « en même temps » !

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 11:34

 

Veaux, vaches, cochons, couvées…

 

Quand la vache en béton est apparue près de l’ancien plan d’eau, j’ai émis quelques réserves sur ce choix tout en admettant que les « goûts et les couleurs » appartenaient à chacun. Puis je me suis habitué à l’animal, les pattes arrière croisées, la fleur à la bouche, très décontracté sur son banc.

Son compère à lunettes, installé de l’autre côté de la promenade Saint-Laurent, m’a paru, du coup, plus sympathique (peut-être son petit côté intellectuel). Même si je continue à m’interroger sur l’intérêt artistique de ce genre d’œuvres dans ce cadre. Quels autres animaux viendront compléter la collection ? Je crains le pire…

Je me demande comment une association de conservation du patrimoine, dans quelques dizaines d’années, par exemple, percevra cet humour animalier. En général on conserve ce qui a un intérêt esthétique ou ce qui représente une époque. La nôtre pourrait alors être associée à l’humour. Ce qui n’est déjà pas si mal.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 09:23

 

« Festins secrets » (Pierre Jourde)

 

Pierre Jourde peut être un critique très sévère (notamment avec son compère Naulleau) pour ses collègues écrivains. En réponse, certains parlent d’écriture « indigeste ». Si l’on reste dans la métaphore digestive, on peut dire que le repas qu’il nous sert dans ce livre est copieux, parfois sophistiqué, agréable à consommer mais qui peut effectivement déclencher quelques signes avant-coureurs de l’indigestion.

Jourde est professeur de faculté, spécialiste de littérature. On le sent. Son écriture est travaillée, avec cette technique de dédoublement entre le narrateur qui s’adresse directement au héros, deux facettes d’un même personnage. Le roman s’inscrit parfois dans le genre fantastique, voire burlesque mais on y retrouve cependant certaines « obsessions » de Jourde. Une critique des « pédagogistes », par exemple, et de leur poids (néfaste bien sûr) dans le système éducatif. Et, dans une moindre mesure, quelques petits coups de griffes en direction des auteurs à la mode, plus ou moins imposteurs.

C’est là que l’indigestion guette. Un mélange des genres qui finit par fatiguer. Surtout quand les réflexions arrivent après avoir dégusté, avec plaisir et envie, tel ou tel passages remarquablement écrits.

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:15

« Défaut d’origine » (Olivier Rohe)

 

Un voyageur dans un avion. Il n’aime pas ce genre de transport. Il n’aime pas son voisin de siège. Il déteste son pays d’origine vers lequel il vole mais moins, tout de même, que l’ami qu’il va rejoindre après une dizaine d’années de séparation. Cet ami déteste sa propre mère…

Le ressentiment est présent tout au long du récit. Rejet d’un pays qui a été plongé dans la guerre. Rejet de la langue de ce pays. Désir de s’affranchir de tout ce qui rattache le narrateur à ses origines. De s’affranchir de tout ce qui ce qui a pu jouer un rôle dans la formation de sa personnalité.

Cette tentative de se débarrasser de toute influence pour être vraiment soi est illusoire. Une thématique exigeante, un roman dense, parfois un peu indigeste si l’on recherche le divertissement. D’autant plus que la forme elle-même participe du projet : un texte compact, sans paragraphe, sans chapitre, tout juste interrompu par les interventions dérangeantes du voisin.

Le narrateur laisse longuement la parole à l’ami qu’il doit rejoindre et qui s’appelle « roman ». Je suppose que le choix de ce prénom n’est pas anodin et que des thèmes ont pu m’échapper dans cet exercice littéraire de qualité mais parfois trop ambitieux pour un lecteur moyen.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:22

 

« Croyances » (Jean-Claude Carrière)

 

L’auteur se positionne clairement comme non croyant. Athée dans le domaine religieux, adepte de la raison et de la connaissance scientifique. Il respecte cependant les croyances, reconnaît leur rôle dans l’évolution humaine. A condition, cependant, qu’elles ne mettent pas la force, la violence, au service de leurs certitudes. Par définition, la croyance ne peut être discutée, relativisée. Et c’est là sa possible dangerosité. Toute contestation peut être considérée comme une agression contre laquelle le croyant doit se défendre, au besoin en utilisant la violence.

Le positionnement de l’auteur me convient plutôt bien. Par contre, la forme du discours me dérange un peu. Il me paraît insuffisamment structuré. On a affaire à un écrivain de talent dont la réflexion ne peut être remise en cause. Mais on a aussi le sentiment d’une écriture, fluide certes, habile sans aucun doute, mais au fil de la pensée avec d’inévitables redites. D’autres auteurs, très prolifiques généralement, fonctionnent de cette façon. On peut être un instant séduit par l’aisance, l’érudition. Puis on se dit que l’essai aurait pu être resserré. L’épaisseur du livre en aurait pâti mais pas sa pertinence.

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 09:07

« Un défi sans fin » (Peter Wise)

 

Un roman biographique concernant un de ces grands savants du 19e siècle qui ont fait avancer la science et qui me fascinent toujours autant. La forme « roman » nous permet d’approcher la personnalité de Claude Bernard, fondateur de la méthode expérimentale. Le moteur de sa vie a été la recherche inlassable de connaissances nouvelles sous-tendue par la vérification systématique de toutes les hypothèses qui émergeaient de son esprit fécond.

On voit cette passion grandir chez un homme anxieux, mal à l’aise dans ses relations, notamment amoureuses et filiales. Au-delà de cette analyse plutôt fine de la personnalité du savant, on croise, dans ce roman, d’autres personnages, tel que Pasteur, qui montre aussi une personnalité inédite à la recherche de la notoriété au besoin en s’arrangeant avec quelques à peu près scientifiques. On constate aussi que les querelles, parfois personnelles, les controverses, sont souvent présentes dans ce milieu de savants à l’ego parfois démesuré.

Le détail des recherches de Claude Bernard, les aller retours entre ses laboratoires parisiens et sa résidence au cœur des vignes du Beaujolais, sont parfois répétitifs. Ses déboires conjugaux, l’hostilité de ses filles du fait de sa pratique revendiquée de la vivisection, pèsent aussi sur le récit. Mais, globalement, ce roman permet une approche sérieuse et agréable de la vie de ce grand savant.

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