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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 12:15
Cimetière…

Famille MONNIER

Mr Joseph MONNIER

1922 – 1958

Augustine FOUCAULT

 

Il s’agit de Joseph Monnier (fils de Joseph Monnier et Augustine Poirier, « Les Meubles Monnier ») et de son épouse Augustine Foucault.

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 08:53

Le journal de Hyacinthe Boullard (épouse Péan)

Guizot : ministre de l'éducation

Décembre 1836

 

Entre l’obligation pour les petites communes d’avoir une école de garçons et la construction de celle de Gorron, il s’est passé plus de trois années. Le Ministre de l’Education incite les municipalités à faire de même pour les filles. Pour l’instant ce sont les religieuses de l’hospice qui enseignent les petites gorronnaises. Il nous faudra certainement encore attendre plusieurs années pour enfin avoir une école communale de filles. Mais cette incitation est importante pour les femmes.

La société de notre pays évolue. Les chemins de fer se développent. Et pourtant, le Roi des Français  doit faire face à une opposition républicaine virulente. Louis-Philippe a plusieurs fois échappé à des attentats dont les auteurs ont été condamnés à mort. Des conjurations républicaines ont été découvertes qui stockaient de la poudre et des munitions. Les bonapartistes eux-mêmes s’activent. Louis Napoléon Bonaparte a été obligé de s’exiler.

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 11:35

Le journal de Marie Gauquelin

Décembre 1817

 

Depuis l’année derrière, le Royaume subit une crise économique générale et continue. Les émeutes, les révoltes avec des morts, secouent tout le pays. La disette a commencé à la suites de problèmes climatiques. L’essentiel des troubles est lié au prix des grains. Mais des revendications touchent beaucoup d’autres professions : tisseurs de coton, bûcherons, forgerons.

Gorron a été confrontée à ces difficultés que le pouvoir ne peut contrôler. A Domfront, une sédition a été réprimée sévèrement. Plusieurs exécutions ont été programmées. Deux des condamnés ont réussi à s’échapper et sont venus se réfugier dans notre ville. Ils ont cherché la protection de l’Eglise. Enfermés dans l’édifice, l’affaire a pris de l’ampleur. Finalement, ils ont été graciés.

Pour l’instant, nous n’avons pas connu de graves incidents sur la commune. Mais la tension est toujours présente. Les bâtons de meslier sont ressortis. Chaque mercredi, lors du marché place des Halles, la marée-chaussée patrouille.

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 09:30

Métiers 18e, 19e, 20e siècles

Sabotiers :

 

Patronyme Lagoutte.

 

Nous retrouvons René Lagoutte dans le recensement de 1861, sabotier, avec sa femme, Joséphine Dreux et leurs enfants dont Théodore, domiciliés à Brilhault. Le couple s’est marié le 25/11/1843. René Lagoutte, sabotier, originaire de Saint-Denis-de-Gastines est le fils de René Lagoutte. Séraphie (Joséphine) Dreux, sabotière, originaire de Saint-de-Gastines, est la fille de René Dreux et marie Aubert.

Théodore Lagoutte, sabotier, recensé en 1906 rue de Bretagne, avec sa femme, Adèle Thousay, rue de Bretagne, est donc le fils de René Lagoutte.

Par contre, nous ne trouvons pas de lien direct entre René Lagoutte (19e siècle) et Jean Lagoutte (18e siècle).

Nous verrons la semaine prochaine s’il y a un lien entre Séraphie Dreux et René Dreux recensé comme sabotier en 1861.

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 10:34

Le journal de Renée Boullard

Samedi 17 décembre 1746

 

Gaspard fait feu de tout bois. Après la faïence, pour laquelle il a fait un séjour à Paris, on lui a présenté des indiennes. Une toile de coton peinte ou imprimée aux couleurs vives dans lesquelles domine le rouge de la garance. Après avoir été interdites à l’importation, elles commencent à être fabriquées en France.

Pour moi-même, je ne me vois pas me vêtir de ce genre de couleurs trop vives. On est plutôt habitué, à Gorron, à de longues jupes sombres et les corsages les plus clairs sont bien souvent blancs. Cela ne m’empêche pas d’admirer les dessins très fins ornant ces toiles. Gaspard a ramené un foulard qui me sert, pour l’instant, de napperon.

Il m’arrive parfois, dans la solitude de ma chambre, de me détacher les cheveux et de les coiffer de ce foulard sulfureux. Je marche en me déhanchant dans l’attente qu’un amant vienne respirer, longtemps, le visage plongé dans leur odeur, ce qu’ils contiennent de rêves aventureux.

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 12:12

Les épiciers, épicières

1962

 

Germaine Lereide/Pourreau, épicière, 3 boulevard Faverie.

Marie Mieuzet/Mottier, gérante alimentation (comptoirs modernes), 5, rue de Bretagne.

France Morin, épicière, 45, rue de Bretagne.

Marie-Louise Courtin/Champ, épicière, 18, rue Corbeau-Paris.

Marie Chrétien/Lucas, épicière, son mari René Lucas, ouvrier d’usine, 48/50, rue du Bignon.

René Poirier, épicier ambulant , son épouse Adrienne Gallienne, la Brimandière.

Albertine Lefaucheux/Ernoult, commerçante primeurs, son époux Joseph Lefaucheux, rue du Bignon.

 

Non présents en 1936

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 11:38

Le journal de Renée Largerie

 

Samedi 01 septembre 1708

 

Depuis la mort de Joseph, notre famille a connu des bouleversements. Il y a eu, tout d’abord, notre déménagement pour Gorron. Gaspard a gardé sa maison d’Ernée et l’a confiée à sa vieille domestique. Leur séparation a été très émouvante et j’ai dû faire des efforts pour ne pas montrer le plaisir que je ressentais à retourner dans ma ville natale.

Notre nouvelle maison est au centre d’un petit parc, modeste mais où la variété des plantes est importante. Je n’aurai pas besoin de prendre un jardinier. Jeanne nous a rejoint avec une joie débordante. On lui a réservé une chambre au dernier étage de la maison. Elle a retrouvé François et Louise, mes enfants Feuillet, avec beaucoup d’émotion. Mais c’est sans doute notre petite Marie Anne, née le 19 août dernier, qui l’a le plus émue.

En la voyant s’occuper de notre nourrisson, je faisais le bilan de ma vie de femme. Six enfants déjà dont trois décès. Rien de bien exceptionnel mais ces décès, sans compter celui de mon premier mari, m’ont marquée. Il est des moments, notamment quand le ciel embrumé de pluie diffuse une lueur vaporeuse, où je sens m’envelopper comme un linceul rappelant le tombeau.

 

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 09:53

Samedi 24 mars 1703    

       

        

                Depuis plusieurs semaines, une épidémie mystérieuse s’est abattue sur les nouveaux nés. Une dysenterie foudroyante se déclarant dès le lendemain de la naissance. Les chirurgiens, et même les médecins de la ville, appelés par les familles les plus aisées, furent impuissants. Le glas ne cessa de sonner et le fossoyeur dut faire appel à son fils pour creuser les petites fosses.

                Face à l’hécatombe, les familles se tournèrent vers l’Eglise. Il y eut même des processions implorant le secours divin. Le curé finit par renvoyer la faute sur le manque de ferveur de ses ouailles quand la vie leur paraissait facile. La responsabilité des Hommes permet ainsi de ne pas s’interroger sur la volonté divine.

                La vieille sorcière a été, elle aussi, souvent sollicitée, même si les prêtres interdisaient cette pratique diabolique. Ses échecs finirent par exaspérer. Et, comme pour réduire leur faute, les mêmes familles finirent par se retourner contre elle. Non seulement elle ne guérissait pas mais on la soupçonna d’avoir jeté un sort aux villageois.

                Les témoignages se multiplièrent. On l’arrêta. J’ai appris qu’hier  on l’avait menée au bûcher. L’évêque lui-même assistait au supplice. On a raconté que la petite vieille chemina stoïque et sans plainte et que son œil,  semblable à celui d’un vieil aigle, chercha le regard du prélat jusqu’au moment où les flammes léchèrent ses pauvres pieds.

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 17:32

 

Mercredi 03 janvier 1703

 

                Si notre petit François m’a donné beaucoup de mal pour venir au monde, ce n’était que le début d’une pénible série. Depuis sa naissance, je crois ne l’avoir jamais vu en très bonne santé. Le ventre, la poitrine, semblent les foyers les plus fragiles. Son grand-père et son père ont fini par baisser les bras et s’en sont remis à Dieu. Moi-même j’ai perdu espoir. Seule Jeanne s’acharnait. Quand elle proposa d’aller voir la guérisseuse, je finis par accepter en lui faisant promettre de na pas en parler au reste de la famille.

                La vieille vivait à l’orée d’un petit bois, dans une masure délabrée, au pied de notre ville. J’ai tenu à accompagner Jeanne, prenant le risque de subir les foudres de mon mari. La vieille était repoussante. Ce visage sombre, ridé, ces verrues surmontées de poils hirsutes. Je faillis prendre mon garçon dans mes bras et m’enfuir en courant. Mais, malgré son apparence repoussante, elle montra une telle bienveillance envers l’enfant souffrant que finalement je lui confiai.

                Il y eu des gestes, des simagrées, qui faillirent me faire rire. Mais, après tout, ne sommes-nous pas parfois tout autant ridicules quand nous nous agenouillons et nous signons au sein de nos églises ? Mais il y eut aussi une potion verdâtre qui sembla apaiser François. Cela me rassura. En remontant chez moi, Jeanne près de moi, François dans ses bras, je repensai à la vielles femme. A ses guenilles, son dos tordu, la méchanceté qui, par moments, luisait dans ses yeux. Regardant mon enfant endormi et détendu, je m’efforçai d’oublier l’enveloppe charnelle de la guérisseuse qui, peut-être, renfermait finalement une véritable humanité.

 

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 11:40

Vendredi 20 octobre 1702

 

J’aurais dû me douter de quelque chose. Ma deuxième grossesse ne s’est pas déroulée comme la première. Tout a commencé par des vomissements réguliers. Ensuite, des douleurs fréquentes et parfois très fortes tordaient mon ventre anormalement gonflé. Ma fatigue était très grande me clouant souvent au lit. A tel point que, par moments, je supportais mal mon petit Joseph et le confiait à une Jeanne ravie.

Quand les contractions commencèrent, je n’imaginais pas qu’elles dureraient deux jours. Marie Thuaudet, la sage-femme, était désemparée. Elle fit appel aux chirurgiens. Mon père et mon mari refusèrent d’intervenir. Nous étions trop proches pour qu’ils explorent mon corps difforme.  On se retourna vers un confrère exerçant en campagne et un peu méprisé. Il diagnostiqua rapidement une présentation par le siège. Refusant de prendre le risque de la mort de l’enfant ou de sa mère, il s’en remit à la sage-femme.

Elle ferma la porte de ma chambre interdisant à quiconque d’entrer. La main et l’avant-bras enduits de beurre, elle plongea en moi. La douleur fulgurante me surprit. Je compris alors la portée de la parole divine : « Tu enfanteras dans la douleur ». Marie Thuaudet besognait, transpirante. Elle retira sa main dans un cri triomphant. L’enfant était retourné et moi à demi inconsciente.

 

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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