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22 février 2024 4 22 /02 /février /2024 12:43

Témoignages d’un poilu

 

Un visiteur du blog nous a transmis une lettre d’un soldat, habitant alors à Gorron, qui écrivait régulièrement à sa femme. Ce soldat, malheureusement, ne reviendra pas de la guerre…

Le rédacteur des lettres…

 

Originaire de Meslay, né le 21 avril 1880. On apprend sur son livret militaire qu’il avait les yeux bleus et mesurait 1,62 mètre. Sa formation professionnelle de départ était clerc de notaire.

Il est appelé au 130ème Régiment d’infanterie par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Il arrive au corps le 1er décembre 1914. Il est passé au 4ème Régiment d’infanterie le 20 août 1915.

Il est tué à l’ennemi en forêt d’Argonne le 26 avril 1916.

Circonstance de la mort : le 25 avril 1916, à la suite d’une explosion de mine ennemie, a fait l’admiration de tous en se portant résolument en avant pour occuper l’entonnoir, a été tué.

Mort pour la France, Il a été décoré de la croix de guerre étoile de bronze.

A noter que son épouse, originaire de Brecé, ne s’est pas remariée (en rapport avec notre rubrique sur les veuves de guerre de 1914/1918).

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13 février 2024 2 13 /02 /février /2024 12:18

Témoignages d’un poilu

 

Un visiteur du blog nous a transmis une lettre d’un soldat, habitant alors à Gorron, qui écrivait régulièrement à sa femme. Ce soldat, malheureusement, ne reviendra pas de la guerre…

 

Extrait d’une autre lettre…

L'auteur des lettres

Jeudi 30 septembre 1915... Le soldat est désormais au front.

 

... C’est pendant ces différents combats que moi et une trentaine de camarades nous nous sommes trouvés séparés du gros de notre compagnie. J’ai vu Nollieres* monter d’une tranchée pour avec des camarades de sa compagnie se déployer en tirailleurs. Il avait à peine fait quelques pas qu’il est tombé gravement blessé. Le lendemain son camarade Gallienne qui l’a retiré du terrain m’a dit qu’il devait être mort par suite des secousses subies pendant son transport... La blessure serait une balle entrée par l’aisne et sortie par la cuisse. De par la souffrance le malheureux ne croyait plus n’avoir qu’une jambe…

 

*Il s’agit de Constant Nollière mort le 28 septembre 1915, « tué à l’ennemi » dans la forêt d’Argonne ».

 

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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 11:53

Echanges…

 

Témoignages d’un poilu

 

Un visiteur du blog nous a transmis une lettre d’un soldat, habitant alors à Gorron, qui écrivait régulièrement à sa femme. Ce soldat, malheureusement, ne reviendra pas de la guerre…

Suite de la lettre (le soldat est cantonné à Clermont)

 

« Ici on voit toutes sortes de régiments, un remue-ménage continu de camions automobiles et charriots de toutes sortes attelés de chevaux superbes. La cavalerie ne fait point défaut et est composée de très bons chevaux en parfait état. Un nombre considérable de caissons passe tous les jours pour le ravitaillement des munitions d’artillerie. Tous les jours aussi, vol de nombreux aéroplanes. On remarque également plusieurs ballons captifs surveillant l’ennemi. Hier soir, j’ai pu remarquer les effets produits dans les nuages par trois obus tirés sur un aéro boche. L’éclatement de chaque obus forme comme un petit nuage gros comme la tête dans le ciel dans un ciel pur (…)

A remarquer la qualité de l’écriture.

(…) Nous irons demain soir aux tranchées de la Haute Chevauchée entre les secteurs de Vauquois et de Marie Cherise (Argonne) pendant 12 jours, 6 jours en arrière, 6 jours en avant. Nous serons munis des fameux casques en acier et de masques contre les gaz asphyxiants. Tous nous y allons sans émotion avec le ferme espoir de revenir vivants après avoir fait notre devoir.

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31 janvier 2024 3 31 /01 /janvier /2024 11:41

 

Témoignages d’un poilu

 

Un visiteur du blog nous a transmis une lettre d’un soldat, habitant alors à Gorron, qui écrivait régulièrement à sa femme. Ce soldat, malheureusement, ne reviendra pas de la guerre…

 

Suite de la lettre (le soldat arrive à Clermont en Argonne)…

                A notre descente du train en arrivant ici, nous avons ressenti une certaine sensation de crainte due à l’obscurité naissante et aussi à la croyance de la présence de l’ennemi. Cette sensation a vite disparu quand nous avons su que la ligne de front était encore à environ 15 km de là.

                En sortant de la gare nous avons traversé dans la pénombre toute la ville pour aller rejoindre nos cantonnements respectifs. Nous remarquions avec dépit que lors de l’occupation de cette ville les boches y ont causé le plus de dégâts possible. Toute la ville haute c’est-à-dire toute la partie de la plus belle et la plus riche de la ville est détruite. Il ne reste plus que des ruines, pans de murs chancelants ne tenant plus debout que par miracle et amas considérables de débris de construction. Ce n’est plus qu’une ruine sans nom.

L’église même comme beaucoup d’autres bâtiments a perdu sa toiture et ne conserve plus que des murailles disloquées. Tout a été détruit par le feu qui pendant deux jours a brûlé sans répit (…) L’hôpital a été conservé grâce à la supérieure de cet établissement qui avait pris l’engagement de soigner les blessés boches.

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24 janvier 2024 3 24 /01 /janvier /2024 11:24

Témoignages d’un poilu

 

Un visiteur du blog nous a transmis une lettre d’un soldat, habitant alors à Gorron, qui écrivait régulièrement à sa femme. Ce soldat, malheureusement, ne reviendra pas de la guerre…

 

 

 

 

 

Clermont en Argonne ce 24 août 1915

 

Après un long et pénible voyage, nous sommes enfin arrivés ici.

Je dis long voyage parce que nous avons fait quelques détours. Juge un peu : Partis de Mayenne vendredi dernier à 4h 15 nous sommes passés à la Chapelle Anthenaise où nous avons eu 3 heures d’arrêt puis arrivés à Chartres vers 6 heures le lendemain matin. Nous avons ensuite filé par Orléans, Montargis, Sens, Nuis sous Ravière, Châtillon sur Seine, Bologne, St Dizier, St Menehould, enfin ici où nous arrivions à 8 heures du soir.

Je dis aussi pénible parce qu’il nous a fallu rester continuellement dans nos wagons mangeant et dormant dans nos compartiments. Cela assurément manquant de confortable mais en revanche nous étions copieusement ravitaillés.

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17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 11:40

Article de Ouest-France du 7 et 8 mars 1953 (transmis par Claude)…

 

C’est dans la salle de cinéma Jeanne d’Arc que des films (deux heures en tout) ont été présentés à la population gorronnaise. Il y est question de courses de chevaux : depuis le 19ème siècle, une attraction très prisée des Gorronnais évoquée plusieurs fois dans le blog ; de concours de pêche organisés souvent au Taillis de la mort ; de la Foire fleurie, fête foraine de printemps, moment fort de la vie de la ville, qui existe depuis des temps immémoriaux ; des défilés lors des fêtes de fleurs dont nous avons parlé il y a peu dans le blog…

Ces films ont été réalisé par M. Salset, directeur des établissements Gauthier. Là encore nous avons parlé de cette usine de petite métallurgie située rue Jean-Jacques Garnier. Créée par les établissements Gauthier dans les locaux de l’ancienne usine de chaussures Bonnant et Fauchard.

Ces films sont un véritable trésor pour le patrimoine gorronnais. Malheureusement, jusqu’à présent, il a été impossible de les retrouver. Si un visiteur du blog a des informations sur ces documents, n’hésitez pas à nous contacter. Pouvoir les restaurer et les diffuser serait un événement important pour la conservation du patrimoine…

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10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 11:48

Article de Ouest-France du 29 février 1956 (transmis par Claude)…

 

 

 

Incendie du cinéma paroissial Jeanne d’Arc

 

Nous avons déjà parlé de cet incendie sur le blog. Mais, dans l’article de Ouest-France il y a des illustrations (malheureusement de qualité médiocre).

La salle Jeanne d’Arc dans laquelle fonctionnait le cinéma servait aussi à d’autres manifestations dans le cadre du patronage paroissial (par exemple du théâtre). Pendant un an, le cinéma aura lieu dans la salle des fêtes de la mairie jusqu’à la fin des réparations.

Je me souviens de cette soirée. Mon frère aîné était présent à la séance. Nous avons entendu des bruits dans les rues de Gorron. Et nous avons appris très vite que le cinéma brûlait. Une grande inquiétude jusqu’au retour de mon frère.

Heureusement, la soixantaine de spectateurs est sortie sans problème. Il gelait ce soir-là. Et, à part l’abbé Boué ayant glissé sur le verglas, tout le monde était indemne.

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5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 12:42

Article de Ouest-France de 1938 (transmis par Claude)…

La fête des fleurs de 1938

 

Parti du Champ de foire, le cortège était constitué : d’un groupe de cavaliers du Premier Empire, d’un groupe de cyclistes aux vélos fleuris, de chars : un nid de mousse, une boîte de poudre de riz, de l’industrie, un trois-mâts, une gondole, un panier Louis XV, des groupes musicaux… La reine était : Melle Michèle Douxami.

Les fêtes des fleurs étaient fréquentes au 20ème siècle à Gorron. Dans le blog nous en avons évoquées plusieurs : 1951 : reine Madeleine Fougères, 1963 : reine, Jacqueline Guyard, 1969 :  reine, Marie-Josèphe Courteille…

Ci-dessous, le char de la reine de 1938 avec en bas à droite le maire Lucien Dollé.

 

Echanges…
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28 décembre 2023 4 28 /12 /décembre /2023 10:02

Article de Ouest-France (1949 ?) transmis par Claude

 

 

Inauguration du stade Lucien Dollé

 

L’inauguration par le préfet s’est faite sous le patronage de Ouest-France. Ce qui explique peut-être l’importance de l’article qui détaille les moments forts de la journée et la présence de nombreuses personnalités.

On apprend dans l’article que la construction du stade a été commencé en 1943 à l’initiative de Lucien Dollé, le maire de l’époque. Le « fim de la journée » : 11h 30, réception du préfet à l’hôtel de ville par la municipalité (maire : M. Maret) ; 12h 45, banquet à l’hôtel de Bretagne (servi par M. et Mme Belloir) ; à l’issue du banquet, inauguration de la plaque Lucien Dollé à l’entrée du stade ; visite du stade.

Dans l’article sont aussi évoquées les sociétés gorronnaises : fanfare Saint-Martin (chef M. Penloup), clique Jeanne d’Arc, sapeurs-pompiers (capitaine M. Leblanc), écoles publiques (direction : M. Delière, Melle Le Her, Melle Roquet), écoles privées (direction : M. Fouquet), l’Amicale Laïque Gorronnaise (M. Launay) …

Quelques personnalités : curé Piard, duc d’Abrantès conseiller général, M. Rouland ingénieur T.P.E (qui a tracé le plan du stade), M. Dufour, conseiller municipal, directeur technique, premier adjoint, docteurs Daniel, Berthelot, Favard…

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22 décembre 2023 5 22 /12 /décembre /2023 11:43

Le Football Club Gorronnais

 

Nous avons vu dans la rubrique « Fictions » la création du Football Club Gorronnais. Dans l’article ci-joint, nous voyons que le club joue en 1ère division du championnat de la Mayenne. Et jusqu’à sa rencontre avec Château-Gontier, il était à la tête de son groupe.

La fusion des deux clubs rivaux a permis des résultats sportifs remarquables. Le FCG atteindra La Division Régionale d’Honneur dans les années cinquante. Le complexe sportif « Lucien Dollé » fut un lieu très fréquenté le dimanche après-midi lors des matchs.

Dans l’article, on peut relever le nom des joueurs de l’époque : Dauvin (gardien de but), Morin, Besnier, Recton, Marolleau, M. Taburet, Baumard, Aubrée, Blot, Lecomte, A. Taburet.  Gaston Blot, en particulier, fit une longue et belle carrière dans le club.

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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