Le choix du texte de la dictée juniors organisée pour l’événement m’a fait un peu sourire. Le début de la dictée : « Dieu a créé l’univers, les montagnes, la mer, les fleurs, la végétation pour que l’homme puisse en prendre soin… ». Je doute que, même en 1875, l’instituteur public (seul instituteur pour les garçons à Gorron) utilisait ce genre de texte dans sa classe… L’école de garçons privée confessionnelle ne sera ouverte qu’en 1911/1912.
Il s’agissait de M. Morice. Et, quand il évoque la nouvelle église, voilà ce qu’il écrit à la municipalité. « La nouvelle église qui en est si proche (de son école) … /… nos bâtiments scolaires sont devenus tellement sombres que l’hiver, dès trois heures, sur plusieurs tables, les élèves ne voient plus travailler. Et lorsque les cloches seront placées directement au-dessus de nous, souvent l’enseignement oral se trouvera interrompu et impossible. »
Personnellement, j’aurais plutôt choisi le second texte dans le cadre d’un retour sur le passé de Gorron…
Sur la carte ci-contre, l’école se situait au niveau du point rouge.
Avant la Révolution, la chasse était réservée aux nobles. Après l’abolition des privilèges, tous les citoyens ont le droit de chasser. Après une période de liberté totale, le pouvoir tente de réguler le nombre de chasseurs pour préserver les espèces animales.
Ce retour en arrière est mal vécu. On accepte mal l’instauration d’un permis de chasse fixant une limite d’âge, obligeant les chasseurs à payer une redevance, et punissant les braconniers. D’autant plus que ce permis doit être renouvelé chaque année.
Dans le roman des conflits ont lieu entre les autorités et les braconniers et entre les chasseurs détenteurs de permis et ceux qui chassent sans permis.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
7ème génération
Jean Béchet/Renée Ducoin, mariés le 30 avril 1750 à Gorron
Leurs enfants : Renée (1751-1836) ; Julienne Renée (célibataire, 1753-1837) ; Jean (25/03/1758) ; Marie (1758-1759) ; Françoise (1761) ; Pierre Marin (1764-1764, décédé le 03/10/1764).
Jean Béchet est né le 25 mars 1758. L’acte est signé par le vicaire Lochu. Son parrain est François Béchet. Sa marraine Marie Margalé. Elle est seule à signer.
Il se marie le 8 février 1780 à Gorron avec Marie Lalande. L’acte est signé par le vicaire Leteinturier. Jean et sa femme savent signer.
Il se marie en secondes noces avec Jeanne Oger le 5 février 1785 à Gorron. Jean est sacriste à l’époque. Nous ne voyons pas la signature de Jeanne Oger. L’acte est signé par le vicaire Leteinturier.
Il décède le 3 avril 1837 à Gorron à 79 ans. Il est alors propriétaire. L’acte est signé par le maire Ledauphin-Blinière....
Elections municipales. Utilité des contre-pouvoirs.
Pour être élu, il faut des qualités (ou des défauts) qui sortent de l’ordinaire. Quand l’élu s’accroche à sa fonction, persuadé d’être le meilleur, donc irremplaçable, refusant tous les contre-pouvoirs il va au-devant de sérieux ennuis.
Le maire de Gorron, après plus de trente ans d’exercice, ne se représente pas en mars 2026. Chacun peut juger de la qualité de ses mandats. Mais on peut relever qu’il a rencontré quelques difficultés en fin de parcours avec une condamnation à de la prison avec sursis.
A un autre niveau, Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, lui aussi connaît de gros problèmes judiciaires. Il s’en défend, n’empêche qu’il a déjà porté un bracelet électronique et va sans doute dormir en prison dans peu de temps.
Le Président actuel ne connait pas d’ennuis judiciaires mais sa fin de mandat ubuesque risque de rester comme une tache sur son passage au pouvoir.
Ego disproportionné, sentiment de tout pouvoir se permettre, perte du sens des réalités… Une véritable démocratie, des contre-pouvoirs solides, seuls moyens pour éviter aux Hommes de pouvoir de déraper.
Les enfants ont toujours travaillé pour les adultes, notamment au 19ème siècle, dans les campagnes en particulier où ils participent au travail à la ferme. Dans l’industrie, ils coûtent moins cher, sont plus dociles, réalisent des tâches grâce à leur petite taille… Ils peuvent être embauchés dès six ans, parfois même plus jeunes.
Au milieu du 19ème siècle, des lois sont votées pour limiter l’exploitation des enfants : durée de travail journalier limitée à 8 heures, pas d’emploi avant 8 ans, mais l’application de cette législation est difficile. L’obligation scolaire permet de réduire le travail des enfants mais, notamment dans les campagnes, cette obligation est contestée.
Dans le roman, des conflits éclatent avec certains employeurs mais aussi avec certains parents qui comptent sur les revenus des enfants pour aider à faire vivre la famille. Les instituteurs, notamment, sont obligés de dénoncer les abus concernant le travail des enfants.
:
Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr