A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Germaine Bouillon, épouse Perron, née le 24/09/1914.
Germaine est la fille de Marie Jean Bouillon, cordonnier et de Clémentine Danjou, rue du Coq, mariés le 06/01/1906 à Gorron.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue et quartier des Chauvinettes
Six maisons n’ont pas de numéro. Elles pourraient correspondre aux numéros actuels correspondant à l’impasse des Chauvinettes.
Fernand Roger, journalier agricole ; Armand Benoit, son épouse Marie Daniel et leurs petits-fils : Paul et Jean-Yves ; Constant Coutard, manœuvre, son épouse Louise Bulanger, femme de ménage ; Marie-Louise Guesdon et son fils René : ouvrier en chaussures ; Marie Manceau/Trohel et ses enfants : Charles et Annick ; Paul Roussel, cantonnier, son épouse Geneviève, femme de ménage et leur fils Jean-Louis.
Balzac prophétisait que ce roman prendrait « place à côté de mes grandes œuvres ». Cette prophétie et le personnage principal, une vieille fille humiliée pendant son enfance qui voue une haine féroce et veut se venger de sa famille, donnent envie de lire ce roman.
Mais, au-delà de Lisbeth, la cousine, bien d’autres personnages illustrent cette « Comédie humaine » chère à Balzac. Dans la noirceur, l’ignominie faite de trahisons, Madame Marneffe, n’est pas mal non plus. De l’épouse trompée qui se voit comme une sainte, aux femmes entretenues capables de bons sentiments, en passant par la cupidité, la faiblesse des hommes face au sexe, l’éventail est très large dans ce monde de passions décrit par le grand auteur.
On dit que Balzac s’est épuisé à écrire et qu’il en est mort. Cela n’a rien d’étonnant quand on voit le travail d’écriture que peut demander un roman pareil.
Pour des raisons économiques, le trafic du tramway a été suspendu (fin août 1947) par décision du Conseil Général. Le terme suspendu a été choisi car en 1938 on avait déjà envisagé l’arrêt de la ligne. La Seconde Guerre mondiale avait nécessité sa remise en service.
On l’utilisera exceptionnellement pour un pèlerinage à Pontmain, après la fermeture de la ligne.
Un camion de 10 tonnes remplacera le tramway pour les marchandises. Pour les voyageurs, un service de cars est mis en place entre Gorron et Mayenne. Un service existe aussi entre Laval et Landivy en passant par Mayenne et Gorron.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1933
Après l’incendie de la fabrique de chaussures Lefort et Rossignol qui a entraîné un chômage important dans tout le canton l’an dernier, la municipalité décide d’adhérer à la caisse de chômage départementale. Car, même si les dons se multiplient, les familles touchées sont en grande difficulté.
L’usine de chaussures Fauchard et Bonnard a été cambriolée. Décidément, les temps sont durs pour les fabricants de chaussures. Heureusement d’autres activités se développent comme la fabrique de meubles Monnier qui construit un magasin.
Le dépôt des boues sur le Champ de foire commence à poser problème. Un habitant, M. Doux, du fait des nuisances, demande leur déplacement.
Une affaire d’assassinat par deux domestiques, les sœurs Papin, de leur patronne et sa fille enflamme la presse nationale dont les lecteurs sont friands de faits divers. Le parricide d’une jeune fille de 18 ans, Violette Nozière, prend le relai. Je dois dire que j’aime aussi suivre le développement de ces affaires criminelles.
Nous avons évoqué, dernièrement dans la rubrique échanges, la fête des fleurs de 1969 à Gorron avec l’élection de sa reine. En mars 1950, une reine a aussi été élue. Un seul char participait au défilé : le carrosse de l’industrie dans lequel la reine et ses demoiselles d’honneur avaient pris place. Il était suivi de la fanfare Saint-Martin, des maires du canton, de la compagnie des sapeurs-pompiers…
Lors de cette journée on avait organisé un radio crochet, une épreuve de cross cyclo-pédestre, une soirée dansante à la mairie…
Dans l’article, on peut relever des noms bien connus des Gorronnais : en dehors de la reine Madeleine Fougères (d’une famille de cultivateurs gorronnais), M. Maret, maire de Gorron, M. Durand, président du comité des fêtes, M. Bourdon, lieutenant des pompiers, M. Salset, Directeur des établissements Gautier, président du comité des semaines commerciales.
On apprend que monsieur Salset a filmé cette journée. Il existerait d’autres films tournés par M. Salset. Si quelqu’un connaissait l’existence de ces films, qu’il n’hésite pas à me contacter.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Constance Derenne épouse Louis Trotin
Louis Trotin est mort le 4 novembre 1914, disparu au combat dans la Somme. En 1906, il était garçon de cave, employé de Casimir PIVETTE, marchand de vin, rue du Bignon, à Gorron.
Le couple s’est marié le 27 juillet 1908 à Gorron. Ils ont eu un fils en 1909.
Lucie Constance Derenne est née le 3 mars 1882 à Châtillon. Elle est décédée le 28 novembre 1978 à Oisseau.
On la retrouve en 1921 recensée Grande Rue à Gorron avec son fils. Elle est ouvrière en chaussures chez Goussin. En 1926, elle est recensée rue des Sarrazins, piqueuse chez Fauchard ; son fils est mécanicien chez Dollé. Nous perdons leur trace à Gorron en 1931.
Donc, 12 ans après la mort de son mari, Céline Constance, à l’âge de 44 ans, était toujours célibataire.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Julien Beaugé, né le 13/07/1908
1ère génération
Julien Beaugé
Rue Jean-Jacques Garnier
1975
2ème génération
François Beaugé
Menuisier
Marie-Louise Cronier
Champ de Foire
1907
3ème génération
Constant Beaugé
Charpentier
Anne Gohier
1877
4ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Anne Pottier
Propriétaire
1842
5ème génération
Siméon Beaugé
Charpentier
Jeanne Quentin
Domestique
1808
6ème génération
Siméon Beaugé
Tisserand
Renée Berrier
Nous n’avons pas d’information sur ce dernier couple. Pour l’instant, la lignée s’arrêtera à la 5ème génération.
Récapitulatif (1)
Sur 907 personnes retenues, 167 sont originaires de Gorron. Sur ces 167, 62 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
Récapitulatif (2)
5 générations
Romagné
Menuisiers - cordonniers
Morin
Menuisiers - mécaniciens
Herpin Léon Deniau
Sacristain – cirier – notaire - charpentier
Chemin
Cultivateurs
Bailleul Ernault
Bouchers
Delangle - Boittin
Carrier – ouvrière chaussures -Cultivateurs
Pottier - Gendron
Secrétaire – négociant en salaison - tanneurs
Rousseau - Romagné
Vendeur de meubles – entrepreneur en scierie – cordonnier - menuisier
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue des Chauvinettes
N° 22 : Albert Portefaix, son épouse Angèle Gandais et leur fils Pierre.
« A bas l’armée – l’antimilitarisme en France du 19e siècle à nos jours » (Sous la direction d’Éric Fournier et d’Arnaud-Dominique Houte)
Trente-cinq contributions. Un ensemble qui me paraît solide historiquement et agréable à lire. Une distinction est faite entre antimilitarisme et pacifisme même si ces deux positions se croisent et s’interpénètrent souvent.
L’on voit que l’antimilitarisme évolue en dents de scie en fonction des conjonctures nationales et internationales. En temps de guerre et d’union sacrée, souvent il disparaît pratiquement. Mais la critique de l’armée en tant qu’institution, elle, est toujours présente. C’est moins son rôle violent qui est mis en avant (contrairement au pacifisme) que la lourdeur et souvent la compétence de sa hiérarchie qui sont mises en causes.
Au-delà des réactions individuelles (désertions, mutineries…), ce sont les caricatures et les moqueries qui persistent de manière plus ou moins virulente. En France, cela a abouti à la suppression du service militaire obligatoire que certains commencent à regretter, oubliant l’absurdité du comportement de certains sous-officiers souvent présentés comme alcooliques et attardés mentaux.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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