A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
N° 43 : Léa Paturel/Guédon, gardienne pupilles A.P, et les pupilles : Anita et Sylvia Tomas-Le Querre
*L’autrice, agrégée de philosophie, universitaire, ethnologue dans les années 1970 s’est intéressée à la sorcellerie dans le bocage mayennais. Son approche rompait avec les méthodes classiques de ses collègues. Ce qui lui valut quelques problèmes d’ailleurs.
Elle s’immergea pendant des années dans le milieu paysan du nord Mayenne puis du Calvados et de la Manche. Après avoir réuni de nombreux éléments d’observation, avoir elle-même connu des phénomènes qu’elle ne pouvait dans l’immédiat analyser, elle est revenue sur ces phénomènes très liés à la situation paysanne des lieux et de l’époque.
Dans ce dernier livre, elle se penche notamment sur des techniques de désensorcellement. Une approche qu’elle peut comparer avec les différentes thérapies. Originale, certes, mais qui peut s’en rapprocher par certains mécanismes mis en jeu. La sorcellerie dans le bocage, souvent niée, ridiculisée, est toujours présente. Il suffit de creuser un peu pour entendre parler de guérisseur, de magnétiseur, voire de sorcier pour s’en convaincre.
5ème génération (Pierre François Jouvin et Charlotte Perrine Leblanc)
Ils auront 7 enfants. Trois ne dépasseront pas l’âge d’un an.
Hortense Perrine née le 7 novembre 1838 à Ernée. Le père est journalier. Ils habitent à la Petite Touche. Les témoins sont Jean Jouvin et Jean Buron, oncles paternels de l’enfants, journaliers. Personne ne sait signer. Elle est morte à un mois.
Pierre Valentin né le 11 septembre 1840 à la Petite Touche à Ernée. Les témoins sont charpentier et tisserand et ne savent pas signer. Il est mort à un an.
Prosper Pierre né le 7 mars 1842 à la Petite Touche. Les deux témoins sont laboureurs. L’un d’eux sait signer. Il se marie le 08 août 1865 à Ernée avec Florence Trideau. Il est la 3ème génération de notre lignée.
Un enfant mort-né en 1844.
Philomène Perrine née le 1er mai 1845 à Charné. Les témoins sont laboureur et cordonnier et ne savent signer. Elle est morte à 22 ans le 19 septembre 1867.
Zoé Marie née le 31 mars 1847 à Charné. Les témoins sont journalier et propriétaire. Personne ne sait signer. Ouvrière, elle se marie le 7 juillet 1866 à Ernée avec Pierre René Jouin. Elle serait décédée le 3 juin 1901à l’hôpital d’Ernée.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
7ème génération
Jean Ernault / Renée Le Ray
Ils se sont mariés le 21 octobre 1751 à Gorron. Jean, laboureur, est veuf d’Anne Foubert décédée en 1751.
Ils ont eu 5 enfants : Jean (1753/1810) ; Renée (1756/1832) ; Claude (1758) ; Guillaume (1762) ; Renée (1766).
Renée est née le 1er avril 1756 à Brecé.
Elle se marie le 27 février 1775 à Gorron avec Noël Barbot, chaudronnier. Renée est fileuse.
Elle décède le 23 décembre 1832 a 80 ans environ. Elle est veuve.
A noter que l’orthographe du nom est souvent Hernault.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Eclairage électrique
Nous avons plusieurs fois évoqué la fourniture d’électricité à la ville de Gorron et à quelques particuliers grâce à une turbine électrique installée sur la Colmont au niveau du premier pont de la rue Jean-Jacques Garnier dès le début du 20ème siècle.
L’électricien chargé du fonctionnement de cette turbine est recensé comme employé Gendron. Nous avions donc fait l’hypothèse que cette turbine appartenait à la famille Gendron (tannerie/salaison). La facture ci-contre (datant de 1909) semble confirmer cette hypothèse.
Pour un monument historique classé, le fléchage permettant d’y accéder est plutôt rudimentaire : deux petits panneaux à peine visibles dans la rue du Pré. Ensuite, il est difficile de poursuivre quand on ne connait pas les lieux.
En partant de la place du Général Barrabé (ancienne place des Quatre Piliers), il faut descendre la rue du Pré jusqu’à la Mégrinais qui la prolonge. A noter que les trois maisons sur la droite sont les premières « maisons ouvrières » construites après la Seconde Guerre mondiale.
Une petite montée en herbe permet l’accès à la rocade Est qu’il faut traverser pour s’engager dans un chemin creux bordé d’arbres. Ce chemin tourne à gauche et longe la petite vallée où se dresse la Pierre.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Un roman policier de plus de 700 pages d’un romancier que je ne connaissais pas. Je l’ai choisi pour son thème : une saga historique dans la fin des années 1970 où se croisent des personnages fictifs et réels dans le milieu trouble entre politiques et truands.
Un travail impressionnant de recherches, une écriture plus contestable. J’ai vu dernièrement l’auteur à la Grande Librairie, avachi sur son siège, les jambes largement écartées, les avant-bras tatoués dénudés… Cela m’a fait penser à son écriture. Grossièreté, vulgarité, volontaires bien sûr pour nous plonger dans ce milieu brutal et minable à la fois, mais qui m’ont dérangé. Benjamin Diertstein admire James Ellroy. Ça ne m’étonne pas. Je n’ai jamais pu lire cet auteur pourtant par certains encensé. Le personnage me déplait.
Le roman est le premier d’une trilogie qui va jusqu’aux années 1980. J’aurais été intéressé par les deux autres. Mais je ne suis pas séduit par le talent de l’auteur. Je m’arrêterai donc là. Dommage.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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