A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 26 : Joseph Guesdon, cultivateur et son épouse Denise Brodin.
Dernier opus d’une trilogie remarquable. On y retrouve la nature, sa beauté, sa fragilité, sa nécessaire défense… La langue de l’autrice avec sa dimension canadienne est toujours autant envoûtante. Elle a le talent pour plonger le lecteur dans ce monde de beauté et d’engagement qui peut faire rêver. Mais ce qui domine dans ce troisième livre, ce sont les relations entre les êtres. Que ce soit un arbre vénérable, une chienne croisée coyote, la relation amoureuse entre deux femmes et un homme. La force, la faiblesse et surtout l’authenticité.
Il y a différentes sortes d’auteurs. Ceux qui explicitent et ceux qui suggèrent. Ceux qui plongent le lecteur dans une émotion collante et larmoyante et ceux qui le touche au plus profond grâce à des situations des actions qui déclenchent ces émotions sans les surligner. Gabrielle Filteau-Chiba se range plutôt dans la seconde catégorie.
Elle réalise là un roman au centre duquel la sensualité au sens large du terme est envahissante. Une belle littérature.
Michel Jouvin est né le 22 juillet 1642 à Andouillé. Il a pour parrain Michel Jouvin et pour marraine Perrine Houdayer, vraisemblablement son oncle et sa tante.
Il se marie en 1670 avec Guillemine Piau à Andouillé. Malheureusement les actes paroissiaux de de cette époque ont disparu. C’est sans doute pourquoi, aussi, que des divergences existent dans les relevés qui ne peuvent être vérifiés.
Il était journalier laboureur. C’est la première fois que la profession est évoquée. Vraisemblablement les deux générations précédentes devaient professionnellement se situer dans cette catégorie. Dans d’autres relevés, à des dates moins anciennes, il est noté laboureur. Il est possible qu’il se soit installé comme métayer pour un temps.
Ils auraient eu 8 enfants dont au moins 5 ont atteint l’âge adulte : Julien, Françoise, Michel, Guyonne, Jeanne. Une fille mourra à 12 ans, Jeanne, une autre à 9 ans, Renée et une autre en bas âge, Renée. A noter qu’on pouvait donner le prénom d’un enfant décédé à un nouvel enfant.
En 1938, M. Desmoires « ancien combattant, blessé de guerre et père de sept enfants » demande l’autorisation d’ouvrir une fabrique de chaussures à Gorron (rue de Normandie). Il succèderait alors à M. Lefeuvre qui a exercé de 1935 à 1937.
M. Gauthier, industriel métallurgiste ayant ouvert une usine en 1937 rue Jean-Jacques Garnier, fabriquant notamment de enveloppes de grenades et des tuyaux de masques à gaz pour la défense nationale, proteste contre cette ouverture qui risquerait de le priver de main d d’œuvre. L’usine emploie une centaine d’ouvriers et compte en embaucher une soixantaine. Il se plaint au niveau du maire.
Ce dernier fait état des nombreux chômeurs dans les fabriques de chaussures et regrette les accusations de M. Gauthier qui parle de « sourde démagogie » et de favoritisme en faveur de M. Desmoires du fait de sa « couleur politique ».
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
3ème génération
Etienne François Béchet / Adélaïde Françoise Heuveline
Ils se sont mariés à Gorron le 27 juin 1881. L’acte est signé par Louis Péan-Duguet, 1er adjoint au maire. Etienne est menuisier, il a 26 ans. Adélaïde est débitante de boisson, elle a aussi 26 ans. Les témoins sont : Victor Delangle, menuisier, cousin de l’époux, Charles Cordier, légionnaire, Julien Paris et Constant Brodin, aubergistes. Tous savent signer.
Au sein du mouvement anarchiste à la fin du 19ème siècle, certains pensèrent qu’il fallait exécuter des actions spectaculaires (souvent violentes) pour susciter une répression réveillant la conscience populaire de la classe ouvrière. Il y eut alors des attentats à la bombe visant théoriquement les représentants de l’Etat et de la bourgeoisie mais pouvant toucher tout le monde.
Le pouvoir vote alors des lois répressives restreignant la liberté d’expression (toute apologie de l’anarchisme, même celle qui était pour les actions pacifiques), condamnant des militants qui n’avaient jamais commis d’attentat, considérant que toute association d’anarchistes pouvait être classée comme association de malfaiteurs.
Les responsables politiques de ces lois étaient des républicains modérés. Ils étaient dénoncés par d’autres républicains considérant qu’on attentait aux libertés. Dans le roman, le personnage principal à l’époque quitte le comité républicain de la Mayenne auquel il avait adhéré.
Lucien Poirier, né le 04/01/1933, épouse : Monique Goussin.
On retrouve un Lucien Poirier né en 1932 à la Grange avec sa mère Alice Foubert originaire de Carelles.
Il est né le 27 octobre 1904 à Gorron de Eugène Louis Jean Poirier, maréchal et de Reine Louise Françoise Guesdon. Eugène Louis Jean est originaire de Brecé ainsi que Reine Louise Françoise.
La lignée ne sera pas retenue.
A suivre : Félix Laigle né le 14/06/1928 à Gorron.
Récapitulatif 1
Sur 2123 personnes retenues, 228 sont originaires de Gorron. Sur ces 228, 99 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 24 : Marie Huchet/Pottier
Marcel Huchet, conducteur engins mécaniques et son épouse Madeleine Destouches.
J’ai découvert cet auteur par son deuxième roman : « Une promesse ». Il réussissait dans ce livre à faire passer une émotion très forte sans « poisser » le texte. Une expression qu’il utilise dans ses critiques de films. Lors d’une rencontre je lui ai demandé comment il faisait pour aboutir à ce résultat. Il m’expliqua alors qu’il fallait contourner l’émotion elle-même et la faire émerger en parlant d’autre chose. Depuis quelque temps, déjà, j’ai l’impression qu’il fait tout le contraire. Il souligne, explique et le charme ne fonctionne plus (pour moi tout du moins).
La première partie du « livre de Kells » ne m’a pas passionné. L’errance du jeune à la rue dans Paris, son expérience du LSD, par exemple, m’a paru plutôt lourde. La seconde partie, son entrée chez les Maos en 1970, m’intéressait beaucoup plus. Mais les aventures d’une poignée de « militaro débiles », les personnages caricaturaux, m’ont paru effleurer seulement ce qui aurait pu être central dans le livre. Quant au narrateur, le « violent au grand cœur » me parait désormais l’archétype du héros pour Chalandon. Il nous a déjà fait le coup avec « l’enragé ». Il finit par me fatiguer.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
4ème génération
Etienne Béchet/Azeline (Adélaïde) Durand
Leurs enfants : Etienne François (1854) et Victor Joseph (1855 – 1877).
Victor Joseph est né le 4 décembre 1855 à Gorron. L’acte est signé par Louis Péan Launay, maire. Les témoins sont René Guihéry, tourneur et Georges Rouillard garde-champêtre.
Il décède le 7 avril 1877 à Gorron à 22 ans.
A suivre : 3ème génération Etienne François / Adélaïde Françoise Heuveline mariés à Gorron le 27 juin 1881.
:
Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr