Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Charpenterie, scierie mécanique : Romain Bertrand fils
On apprend sur la facture que Romain Bertrand, maître charpentier a succédé à son père.
On le retrouve sur la liste de recensement de 1911, rue de Normandie : Romain Bertarnd originaire de Gorron, charpentier, son épouse, Marie, originaire de Brecé, leur fille Hélène et leur fils Romain.
Un problème technique m'empêche de poster la facture, je complèterai plus tard
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Hôtel de Bretagne
A l’époque, les auberges et les hôtel devaient avoir les bâtiments permettant de loger les chevaux et de remiser les voitures hippomobiles des voyageurs. On apprend grâce à la facture que l’hôtel de Bretagne assure aussi la messagerie pour Ambrières : on y trouve des voitures publiques et des relais de chevaux pour le transport de voyageurs et les services postaux.
En 1911, on retrouve Eugène Belloir, maître d’hôtel, originaire de Paris, sa femme Marie Buin, originaire de Gorron, et leur fils Paul, rue de Bretagne. On peut aussi noter que sont recensés un garçon d’hôtel, Victor Meslin, une domestique Julia François et un pensionnaire, Auguste Monsour, corroyeur employé à la tannerie Gendron.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Boulenger – Fabrique de chaises.
Victor Boulenger est tourneur sur bois et fabrique, en plus des chaises, des roues de véhicules. Il est aussi vannier.
Originaire de Gorron, on le retrouve en 1911 recensé Grande Rue avec sa femme, Vitaline, originaire de Désertines et leur fille Marcelle. Il sera tué en 1916 à Verdun. Sa femme, Vitaline Landais, se remariera avec Auguste Halgan qui tient l’hôtel Notre Dame, Grand Rue.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
A. Fauchard – Manufacture de chaussures.
L’illustration publicitaire ne correspond pas à la fabrique située rue des Sarrazins qu’on voit sur la carte postale. La maison serait fondée depuis 1865. Ce n’est pas à Gorron puisque rue des Sarrazins en 1901, c’est Jean Venisse qui est fabricant de chaussures auquel Marie-Ange Fauchard a succédé. L’initiale du prénom sur la facture (A.) correspond-elle à Ange ?
En 1906, sont bien recensés : Marie Ange Fauchard, fabricant de chaussures, originaire de Lécousse, son épouse Armandine Bachelier originaire de Laignelet et leurs enfants : Edmond, Juliette et Eugène, rue des Sarrazins.
Sauf erreur de ma part, en 1911, on ne retrouve pas de Fauchard rue des Sarrazins où se situait l’usine. Par contre, il est bien attesté, dans une remise de récompense, que Marie-Ange Fauchard habite à Gorron en 1912. Marie-Ange Fauchard est mort à Gorron le 8 décembre 1919.
En 1921, Armandine Bachelier, veuve Fauchard, habite rue de Bretagne avec son fils Edmond, industriel (il a repris la fabrique de Chaussures avec sa mère et des associés : Eugène Bonnant et Eugène Goussin) et sa fille Juliette.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
P. Monier – Maréchalerie en tous genres.
Etienne Monier est maréchal ferrant. On voit sur la facture un fer à cheval et une enclume.
On le retrouve dans le recensement de 1911, rue de Bretagne. Etienne Monier, originaire de Queyrac avec son épouse Louise, originaire de Issy et son beau-fils, Victor Peultier, ouvrier maréchal.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Le Guillochet : peintre
On peut noter que Bénoni Le Guillochet, peintre, tapissier… peut même peindre les voitures (hippomobiles).
Bénoni Le Guillochet, originaire de Gorron, est recensé Grande Rue en 1911 avec son épouse Jane, elle aussi originaire de Gorron.
Sur la carte postale ci-dessus, on le retrouve à la terrasse du café Bara (place du Général Barrabé actuelle). Sur celle ci-dessous, on peut penser que c’est lui qui, sur l’échelle à gauche de la carte postale de la Grande Rue, est en train de peindre.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Louis Leblanc, entrepreneur en maçonnerie
Avant l’arrivée du cimentier Gaggione, il existait plusieurs entreprises de maçonnerie de moins de dix ouvriers à Gorron. La famille Leblanc, plusieurs génération de maçons, dès le 19èmesiècle en faisait partie.
Dans le recensement de 1911, on retrouve Louis Leblanc, né en 1881 à Gorron, son épouse Marie, originaire de Le Pas et leurs enfants : Constance, Albert et Joseph, tous les deux maçons chez leur père, rue Jean-Jacques Garnier (point rouge).
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Péan Fils : sellerie, bourrellerie
Dans les productions, on note : huile pied-de-bœuf. Cette huile était fabriquée à partir des pieds et des tibias de bétail. Elle est utilisée pour assouplir et bien conserver les cuirs.
On retrouve la famille Péan dans le recensement de la population de1911, rue de Bretagne. Il s’agit de Jules Péan, bourrelier, né en 1861 à Evron, de son épouse Joséphine, originaire d’Angers de leurs fils Jules (24 ans) et Georges (19 ns), bourreliers, et de leur fille Marie (22 ans).
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Victor Picot - plâtrier
On voit sur la facture que Victor Picot était aussi carreleur (mosaïque et terre cuite).
Il était domicilié rue de la Mairie. En 1911, dans la liste de recensement de la population, on peut lire : Victor Picot, originaire de Gorron, plâtrier patron, son épouse Marie et leurs enfants : Julienne, Marcel, Georges.
Sur la carte postale le domicile se situait à peu près à ce niveau (point rouge).
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
A. Poussier. Forge et atelier de construction de machines agricoles
On apprend grâce à la facture qu’Alexandre Poussier a succédé à M. Pottier. Il s’agit d’une entreprise artisanale de mécanique agricole.
On retrouve l’atelier dans le recensement de la population de 1911 : quartier du Vieux Château, rue de la Houssaye. On voit sur la carte postale, au centre de la photo, des machines agricoles devant le bâtiment.
La famille Poussier à l’époque (1911) : Alexandre Poussier, originaire de Gorron, mécanicien, son épouse Marie (Rioux) et leurs enfants : Joseph et Marie. La belle-mère, Marie Rioux habite avec la famille.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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