Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
5ème génération
Jean Ernault, boucher, et Marie Guihéry.
Ils se sont mariés le 28 avril 1806 à Gorron.
Leurs enfants : Jean (1807/ ?) ; Jeanne Marie (1809/ ) ; Clarisse (1811/113) ; Julien Alexandre (1814/1865) ; François (1816/ ) ; Firmin Pascal (1819/1821) ; Firmin Pascal (1821/ ).
Firmin pascal est né le 29 août 1821 à Gorron. Son frère, est mort 6 mois plus tôt. On lui a donné son prénom. Une coutume plutôt dérangeante pour notre époque. Le père, boucher, est accompagné de François Ernault, cultivateur, cousin de l’enfant et de Basile Bignon, greffier de la justice de paix. L’acte est signé par Lefauphin DelaBlinière, qui est alors maire de Gorron.
Il se marie le sept novembre 1850 avec Joséphine Jeanne Dreux. Il est boucher, ses parents sont décédés. Elle est brodeuse, ses parents sont bouchers.
En 1906, il vit avec son oncle, prêtre desservant à Jurignac en Charente.
En 1841, la présence d’un collège et d’une école de garçons est attestée rue de la Cour de Forge (cette partie sera plus tard renommée rue du Collège puis de l’ancien Collège puis boulevard Faverie). En 1836, un devis de maison d’école est mentionné dans les délibérations municipales ; cette école sera construite près de l’église et du presbytère sur l’emplacement des anciennes granges dîmeresses.
On y trouve un directeur de collège (Exupère Roussel), deux régents, François Pasquier et François Rernière, une femme de confiance, Jeanne Roussel et un domestique Pierre Moussay. Il est aussi recensés 17 écoliers dont ne nous connaissons ni les noms ni les âges. Vraisemblablement, il s’agit de pensionnaires. Les élèves de Gorron (115) étaient alors recensés dans leur famille.
Exupère Roussel : sur le blog nous avons déjà parlé de la carrière de ce prêtre atypique qualifié d’orgueilleux et d’ivrogne qui fut renvoyé dans sa famille à Lesbois où il devint prêtre « habitué » (sans attribution officielle particulière).
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
N° 63 : Marcel Cerisier et son épouse Joséphine Badier.
André Badier, ouvrier d’usine, son épouse, Rolande Barbedette, ouvrière d’usine et leur fille Isabelle.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
5ème génération
Jean Ernault, boucher, et Marie Guihéry.
Ils se sont mariés le 28 avril 1806 à Gorron.
Leurs enfants : Jean (1807/ ?) ; Jeanne Marie (1809/ ) ; Clarisse (1811/113) ; Julien Alexandre (1814/1865) ; François (1816/ ) ; Firmin Pascal (1819/1821) ; Firmin Pascal (1821/ ).
François est né le 18 avril 1816 à Gorron. Le père Jean est boucher. Il est accompagné de François Ernault, laboureur, cousin de l’enfant et de René Leblanc, tisserand. L’acte est signé par Guillaume Garnier, maire de Gorron.
Je ne retrouve pas la date de son décès.
Firmin est né le 5 avril 1819 à Gorron. Le père est accompagné de François Ernault, laboureur et de Basile Bignon, juge de paix de Gorron. L’acte est signé par Guillaume Garnier, maire de Gorron.
Il décède le 2 février 1821 à l’âge de 21 mois. L’acte est signé par Guillaume Garnier, maire de Gorron.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Léon Gendron : grains, graines, engrais, son
On voit sur la facture que l’entreprise possède une adresse télégraphique (Gendron-grains-gorron). Elle permet d’accélérer l’acheminement, de réduire le nombre de mots, d’éviter les erreurs…
Léon Gendron, originaire de La Dorée, négociant en grains, est recensé en 1911 rue de Brecé (rue du Maine) avec son épouse Marguerite, originaire de Mayenne et leur fils Robert. Ils ont une domestique : Thérèse Travers, originaire de Saint-Mars-sur-Colmont.
A quoi peut servir tout ce temps passé sur les listes de recensement et plus globalement sur l’histoire de Gorron ?
Certainement pas par nostalgie parce que je pense que « c’était mieux avant ». Ce n’était pas mieux avant, au contraire, la vie était beaucoup plus dure que maintenant.
Pas non plus par chauvinisme à propos de mon pays natal (je ne suis d’ailleurs pas né à Gorron). Je me sens plus proche de Brassens quand il écrit « Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». Je n’ai rien à voir avec « la race des chauvins, des porteurs de cocardes » qui sont « contre les étrangers tous plus ou moins barbares ». Je déteste ceux qui crient « On est cheu nous ! » renvoyant on ne sait où ceux qui ne leur ressemblent pas.
Je ne fais cela que parce que ça me plait de faire revivre un peu tous ces oubliés, ces vies minuscules et parmi elles les encore plus oubliés : ces enfants qui n’ont vécu que quelques jours, quelques semaines et à qui on a pris le prénom pour le donner à un frère ou une sœur moins malchanceux. Si je me promène dans un cimetière, rien ne m’émeut plus que la petite tombe d’un enfant dont le nom est à moitié effacé.
Si quelques visiteurs du blog prennent plaisir à me lire, tant mieux. Continuez. Mais je ne recherche aucune reconnaissance sociale. J’aime ce que je fais, c’est tout.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
N° 61 : Marcel Bague, ouvrier agricole et son épouse Marie-Louise Chrétien, ouvrière d’usine.
Lieu où se situait l'ancienne école communale de garçons
Dans un livret réalisé en 2007, puis en abordant de nombreuses fois sur le blog l’histoire de l’enseignement à Gorron, je me suis déjà penché sur ce thème. J’y ajouterai quelques éléments en m’intéressant, aux différents enseignants et aux élèves quand les listes de recensement (1836 / 1935) en ligne me le permettront. Dans un premier temps, cela concernera les garçons.
A la suite des lois Guizot (ministre de l’Instruction publique de 1832 à1837 sous la monarchie de Juillet) et en particulier celle de juin 1833 qui stipule que « Chaque commune de plus de 500 habitants doit entretenir au moins une école primaire de garçons », l’enseignement sera regroupé près du presbytère et de l’ancienne église (actuellement 21 Boulevard Faverie).
Malheureusement, les élèves ne seront pas recensés sur les lieux d’enseignement (sauf deux années sur lesquelles nous reviendrons : 1851, 1856) mais à leur domicile et nous ne pouvons pas connaître la population scolaire à cette époque (combien d’élèves scolarisés, à quel âge…).
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
5ème génération
Jean Ernault, boucher, et Marie Guihéry.
Ils se sont mariés le 28 avril 1806 à Gorron.
Leurs enfants : Jean (1807/ ?) ; Jeanne Marie (1809/ ) ; Clarisse (1811/113) ; Julien Alexandre (1814/1865) ; François (1816/ ) ; Firmin Pascal (1819/1821) ; Firmin Pascal (1821/ ).
Julien Alexandre, boucher,se marie le 14 mai 1850 à Gorron avec Marie Renard, originaire de Gorron, fille de bouchers. L’acte est signé par Ledauphin (Blinière) maire de Gorron. Parmi les témoins, du côté paternel comme du côté maternel, il y a trois bouchers : Firmin Ernault, Jacques Loyer, Jean Baptiste Renard.
Il décède le 20 mars 1865 à Gorron à 50 ans. Son premier prénom est alors Alexandre. L’acte est signé par Louis Péan-Launay, maire de Gorron. Ce sont deux cordonniers, Pierre et Jules Colin qui ont déclaré la mort.
Sur 2220 personnes retenues, 250 sont originaires de Gorron. Sur ces 250, 105 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
L’objectif
Il s’agissait d’avoir une idée sur les mouvements de la population gorronnaise, le pourcentage de familles très anciennes parmi la population recensée en 1975…
Procédure
Je n’ai retenu que les adultes. Les enfants, à l’époque, pour beaucoup, naissaient dans des maternités dans les grandes villes du département. Parmi ces adultes seuls ceux qui étaient nés à Gorron ont été pris en compte.
Ils ont été ensuite classés en fonction du nombre de générations gorronnaises dans leur généalogie.
Des résultats pour moi étonnants
Le pourcentage de personnes, en 1975, nées à Gorron : 12% environ. Je m’attendais à quelque chose de plus important.
De la même façon je m’attendais à un nombre plus important d’anciennes familles de 8 génération et plus : 2% environ.
Et, enfin, 23% environ ont plus d’une génération gorronnaises dans leur généalogie. Pourcentage qui diminue évidemment quand le nombre de générations augmente.
Quand j’entends parfois des remarques comme, « il n’est même pas de Gorron » contre des candidats aux élections municipales, cela me fait sourire un peu… A suivre.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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