Au cours du 19ème siècle plusieurs épidémies de grippe (influenza), venant d’Asie et de Russie se sont développées en France. Déjà connues les siècles précédents, ces pandémies peuvent alors être étudiées grâce au progrès technologiques (poste, chemin de fer, études statistiques…).
La grippe est très contagieuse et, même si la mortalité est moins importante que celle d’autres épidémies, elle augmente les décès, notamment chez les personnes âgées. La fièvre est au centre des symptômes. A l’époque il n’est pas encore question de virus. Les traitements, comme dans beaucoup de maladies, s’attaquent principalement aux symptômes (cataplasmes, inhalations et aussi les éternelles saignées).
Dans le roman il sera question de l’épidémie de 1836/1867, deuxième vague de celle de 1830, venue d’Asie centrale et étant passée par Paris avant d’arriver en province. Elle n’aura pas l’importance de la grippe dite espagnole du 20ème siècle mais beaucoup de familles furent touchées dont une du roman.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
« Le grand métier » - journal d’un capitaine de pêche de Fécamp » (Jean Recher)
La relecture d’un livre acheté en 1979. A la suite du « Cheval d’orgueil » de Jackez Hélias qui m’avait enchanté, j’avais voulu me plonger dans un récit dépaysant au niveau milieu et époque. Ici, nous sommes transportés dans les mers froides de Terre Neuve avec les pêcheurs de morues dans la première moitié du 20ème siècle. Un métier de forçats. Quand on les voit, notamment, casser la glace déposée sur toutes les structures du chalutier. Et pourtant, il y a chez eux un réel attachement à ces tâches épuisantes, un peu comme les mineurs plutôt fiers de leur statut.
Lors de la première lecture, l’aspect technique détaillé dans le livre m’avait un peu rebuté. Ça a été toujours le cas cette fois. Mais, globalement, on est envouté par ces témoignages d’un passé qui n’existe plus. L’auteur, en fin d’ouvrage, analyse le déclin indépassable de cette activité et se garde bien de prétendre que tout était mieux avant.
M. Pierre Gendron, industriel en tannerie, élu maire de 1900 à 1905, refuse un second mandat vraisemblablement pour se consacrer à ses activités professionnelles.
M. Joseph Pottier, huissier, élu maire en 1930, démissionne de son mandat de maire après des désaccords avec son conseil à propos du stockage des boues (résultats du balayage des rues) entreposée sur le Champ de foire et qui occasionnent des gênes, olfactives notamment.
M. Fernand Maret, élu en 1948, démissionne en 1953 après son échec aux élections cantonales.
Sans compter ceux qui n’acceptaient pas la fonction après avoir été élu par le conseil municipal. Il ne s’agit pas d’en faire des modèles mais il semble qu’ils ne s’accrochaient pas à leur fonction et c’est parfois plutôt rassurant.
A un tout autre niveau, les hommes politiques actuels qui, persuadés d’être indispensables, d’avoir raison contre une majorité écrasante qui souhaite leur départ, me paraissent beaucoup moins raisonnables…
Pierre Boittin et Marie Collin se sont mariés le 7 juin 1791 à Gorron. Pierre Boittin, closier, est le fils de Pierre Boittin et de Perrine Poirier originaires de Gorron. Il est veuf de Marguerite Fortin.
Il est le fils de Julien Boittin et de Françoise Arnault.
Tous les 25 ans, l’Eglise catholique organisait des jubilés (des années saintes) qui étaient censés réaffirmer l’importance de la foi, le pardon des péchés et l’indulgence. Depuis la Révolution, l’Eglise était discréditée pour beaucoup de citoyens. Et, malgré la restauration de la royauté, les Empires napoléoniens qui essayèrent de la réinstaller au cœur du pays, des manifestations la remettaient en cause.
C’est ainsi que des cérémonies religieuses pouvaient être perturbées, notamment pendant ces années saintes, par des citoyens qui s’insurgeaient contre cette réhabilitation. Plus on avançait dans le siècle, plus les tensions entre les soutiens de l’Eglise et les défenseurs de la laïcité s’aggravaient. Pour arriver, au début du 20ème siècle, à la séparation officielle des Eglises et de l’Etat.
Dans le roman, la ville de Gorron, comme beaucoup d’agglomérations dans l’ouest de la France, était proche de l’Eglise. Mais des citoyens, déçus par les retour en arrière après la Restauration, essayaient parfois de défendre la laïcité souvent rejetée par la population.
Rappel : Relevé des éléments qui serviront de contexte dans le roman mettant en scène la famille D.
1879
L’hospice de Gorron accorde des prêts à la commune qui nomme deux délégués à la commission gérant l’hospice.
Le curé de Gorron participe à l’élaboration de la liste des enfants admis à la gratuité scolaire.
Le Président de la République est un républicain : Jules Grévy.
Amnistie partielle des Communards notamment d’Elisée Reclus (ci-contre).
En quatre ans, chaque département devra avoir une école normale de garçons et une école normale de filles pour former les instituteurs et les institutrices.
Vague de froid exceptionnelle sur toute la France.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
8ème génération
Nous partirons du couple Julien Béchet / Jeanne Gérault, mariés à Gorron le 27 avril 1719.
Leurs enfants : Julien 1723-1723 ; Jean Baptiste 1724-1772 ; Julien 1728-1799.
Julien Béchet est né le 19 février 1723. L’acte est rédigé par le vicaire Herou. Le parrain est Guillaume Coulard (qui sait signer) et comme marraine Jeanne Meslin qui ne signe pas.
Il se marie le 27 avril 1752 à Gorron avec Jeanne Ducoën (Ducoin). Ils savent tous les deux signer. Il serait tisserand, domestique chez François Lemonnier hôtelier au Cheval Blanc.
Il décède le 6 mai 1799 à Gorron (17 floréal an VII). Il a 71 ans et est veuf. Il a comme témoin Julien Béchet, son fils et Michel Le Baillif, son gendre.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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