Un nouveau roman s’appuiera sur l’histoire de 8 générations de femmes correspondant à une des plus anciennes familles Gorronnaises. Il aura vraisemblablement pour titre : « Des Gorronnaises ».
La rue des Palmes
Au 18ème siècle, la rue des Palmes va du carrefour des Quatre Piliers (actuellement place du Général Barrabé) au premier pont sur le bras de la Colmont.
Dans cette rue, deux porches donnent accès à des cour intérieures dans lesquelles se trouvent plusieurs petites maisons. Un chemin relie les cours à la rivière Colmont.
Une auberge se situait près du pont. Cet endroit marquait la limite des fortifications de l’ancienne ville médiévale.
Rappel : Relevé des éléments qui serviront de contexte dans le roman mettant en scène la famille D.
Affaire Callas
1758
Un don gratuit est exigé des villes et des bourgs couvert par des augmentations des droits sur la consommation. Cela touche des produits comme les boissons, le foin, le bois… Le tabac lui-même est touché ce qui exaspère la population.
Le clergé est exempté de ce don gratuit.
1760
Le curé Gilles Richard de la Cuisinière, est préoccupé par la condition des pauvres de la paroisse : il distribue des aides grâce à sa fortune personnelle, fait appel aux bourgeois et utilise les droits pour la location des bancs à l’église.
1761
L’affaire Callas est connue de tout le royaume. L’accusation du père d’avoir tué son fils, sa torture pour le faire avouer, son exécution, effrayent tout le monde.
Descendance de Jean Constant Ducoin et Vitaline Duroi (Duroy)
Les enfants : Constance Marie (31/07/1889) ; Nathalie Augustine 29/06/1890 ; Constant François (17/03/1892) ; Berthe Elisa (14/04/1894) ; Joseph Constant (13/02/1897) ; Emilienne Marie (24/05/1902 ; Henri né en 1903 ; Victor né en 1907 ; Charles né en 1909.
Berthe Elisa née le 14 avril 1894. C’est l’adjoint au maire, Achille Lecourt qui enregistre la naissance. La famille habite rue du Pré.
Elle se marie à Gorron avec Louis Marie Bodin le 28 août 1912. En 1931, le couple habite rue de Brécé. Louis est ouvrier en chaussures dans l’usine Lefort Rossignol (rue des Sarrazins). Berthe est patronne couturière.
Elle décède le 28 juillet 1971 à Gorron. Elle habite rue du Maine (rue de Brecé). Son mari, Louis décède en 1973.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue de Normandie
Renée Hodebert (Hodbert) née le 15/11/1914 épouse Georges Houée, herbager, originaire de Landébia (22).
Renée est la fille de François Hodbert, débitant et de Maria Betton, rue Magenta qui se sont mariés à Gorron le 9 mai 1895. François Hodbert est originaire de Colombiers du Plessis. Maria Betton est originaire de Mantilly.
Cette lignée ne sera pas retenue pour l’étude.
Récapitulatif
Sur 1061 personnes retenues, 198 sont originaires de Gorron. Sur ces 198, 78 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue de Bretagne
Côté impair
N° 43 : Marie Carrière-Fournier, sa fille Marie J. Huard, une amie, Marie Th. Hucher, ouvrière d’usine.
Le Courrier de la Mayenne publie une série de mini biographies de personnages historiques nés dans le bocage mayennais. Une très bonne initiative qui doit intéresser ses lecteurs.
J’ai été agréablement surpris de voir que dans son numéro du jeudi 14 novembre 2024, il était question de Jean-Jacques Garnier : un illustre Gorronnais.
Il se trouve qu’il y a déjà quelques années je me suis intéressé à ce personnage. J’ai édité un petit ouvrage sur sa vie, à partir notamment de ses archives. En particulier ses lettres à son frère et à son neveu, futur maire de Gorron.
Je me réjouissais de pouvoir confronter mes propres sources à celles de l’article. Et là, mauvaise surprise : l’article n’est pas signé ; il n’y a aucune référence au niveau des sources utilisées.
C’est bien dommage car les historiens locaux sont friands des échanges possibles avec leurs homologues. D’autant plus que le tableau qui illustre l’article semble bien être celui que j’ai moi-même utilisé pour mon livre.
Un nouveau roman : « Du Petit Surgan à Moscou – Un Gorronnais dans la campagne de Russie ».
Résumé
François Launay, né le 2 août 1792 à Surgan, canton de Gorron, est entré au service le 2 mars 1812. Il est décrit de la manière suivante : taille d’un mètre 59 centimètres, visage ovale, front couvert, yeux gris, nez petit, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils châtains. De 1812 à 1814, il est fusilier dans la Grande Armée. Il est rentré en France le 11 septembre 1814 après avoir été prisonnier à Varsovie. A son retour, des infirmités « provenant de fatigue à la guerre, les pieds grillés » sont constatées. Décoré de la médaille de Sainte Hélène.
A partir de ces éléments contenus dans son livret militaire, l’auteur le fait vivre dans sa famille au Petit Surgan, ensuite dans la terrible campagne de Russie et enfin imagine son retour dans le canton de Gorron. Ces éléments purement fictifs s’appuient cependant sur ce qu’a pu connaître ce soldat de la Grande Armée de Napoléon 1er, partant d’une petite ferme du Maine et plongé dans une grande guerre qui le mènera jusqu’à Moscou en flammes.
Il ne s’agit pas d’une étude historique mais un mélange d’imagination et de réalités qui ont pu être rapportées par des acteurs de cette épopée meurtrière.
Prix : 16 €. En vente au domicile de l’auteur (27 bis rue des Sarrazins 5310 Gorron. tél. 06 08 57 44 19) ; Maison de la Presse de Gorron ; librairie du Marais, Mayenne.
La semaine dernière, j’ai évoqué la mort de Marcel Hodbert quinze jours avant le 11 novembre 1918.
Son livret militaire donnent quelques informations sur son parcours.
Au moment de sa mobilisation, il est coiffeur au Hâvre. Il a appris son métier chez le coiffeur Lesaint, voisin de ses parents (hôtelier : hôtel de France, rue Magenta, actuellement place du Genéral Barrabé).
Il est incorporé le 16 avril 1917 puis affecté au 104ème régiment d’artillerie lourde le 4 février 1918. Il changera de régiment jusqu’à sa nomination au grade de brigadier le 19 août 1918. Son dernier régiment est le 500ème régiment d’artillerie.
J’imagine le maire de Gorron, Pierre Fouilleul, instituteur public à la retraite, se rendant chez les parents de Marcel pour la deuxième fois, après avoir annoncé la mort de l’aîné Louis, 22 ans, cinq mois plus tôt…
Rappel : Relevé des éléments qui serviront de contexte dans le roman mettant en scène la famille D.
1755
Gilles Richard de la Cuisnière devient curé de Gorron. Originaire d’Ernée, il est connu pour son action bienfaitrice envers les pauvres, notamment l’achat de vêtements.
L’arrestation et l’exécution de Mandrin, brigand connu dans tout le royaume, devient un événement national.
1756
La corvée, impôt obligeant le peuple à entretenir les routes est levé.
Une guerre contre la Grande Bretagne commence.
1757
La canicule s’installe sur l’Europe.
Damien, agresseur du roi Louis XV, est exécuté place de grève.
Descendance de Jean Constant Ducoin et Vitaline Duroi
Les enfants : Constance Marie (31/07/1889) ; Nathalie Augustine 29/06/1890 ; Constant François (17/03/1892) ; Berthe Elisa (14/04/1894) ; Joseph Constant (13/02/1897) ; Emilienne Marie (24/05/1902 ; Henri né en 1903 ; Victor né en 1907 ; Charles né en 1909.
Constant François est né le 17 mars1892 à Gorron. La déclaration de la naissance est reçue par Clément Guesdon, premier adjoint. Sa famille habite rue du Pré. Son père est maçon, sa mère ménagère.
Il est décédé le 29 mars 1892 à l’âge de 9 jours. Ce sont les voisins : César Cougé, garde champêtre et François Guyardeau, maçon qui déclarent le décès.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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