Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1960
Le curé Piard
Un festival interrégional de gymnastique et de musique a attiré plusieurs milliers de personnes au stade Lucien Dollé. J’ai hésité avant d’y assister. Ces grandes manifestations me fatiguent. Mais je n’ai pas regretté tant le spectacle était grandiose.
Il est question de nouveaux francs. Un franc vaudra 100 anciens francs. Je n’ai pas bien compris l’intérêt de la mesure. Mais il s’agit d’une réforme budgétaire indispensable dit-on. Il y a déjà quelques temps que je me sens un peu dépassée par les nouveautés.
Même l’aménagement de la place de la Houssaye que je continue à appeler le Marché au chanvre, avec la démolition de l’ancienne épicerie, me perturbe. Alors le départ du curé Piard, sur lequel courent des bruits malveillants et son remplacement par le curé Charlot m’a profondément perturbée.
Au dos de la photo on peut encore lire la mention suivante "famille d'accueil de la famille GUSTIN à l'exode de 1940 à GORRON-MAYENNE"
C’est à partir de cette photo que le visiteur du blog essaye de retrouver la famille Touchefeu résidant dans une ferme sur le caton de Gorron.
Le patronyme Touchefeu semble fortement présent sur la commune de Brecé aux 19 et 20ème siècle.
La dernière liste de recensement de la population de Brecé consultable sur les archives de la Mayenne date de 1936. On y trouve :
A la Martinais : Joseph Touchefeu et Marie Touchefeu, beau-fils et belle-fille d’Elie Piau/Marie Lévêque, cultivateurs.
A la Croix de Vergest : Valentin Touchefeu/Marie Gaudin, cultivateurs.
Si nous retenons l’éventualité de la ferme de la Martinais pour la famille d’accueil, Marie Lévêque a bien été mariée en premières noces à Jean Touchefeu. Joseph et Marie seraient donc ses premiers enfants.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la po8pulation est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Place du Général Barrabé
Juliette Oger/Alexandre, née le 18/07/1942.
1ère génération
Juliette Oger
Alexandre
Employé communal
Place Gal Barrabé
1975
2ème génération
Gabriel Oger
Taxi - ambulance
Juliette Morice
Sage-femme
Rue Corbeau-Paris
1916
3ème génération
Gabriel Oger
Cultivateur
Marie Lenormand
Cultivatrice
Le Chêne Roignoux
1893
4ème génération
Jean Oger
Cultivateur
Hyacinthe Louveau
Cultivatrice
Beauvais
1867
5ème génération
Jean Oger
Propriétaire
Jeanne Poirier
Propriétaire
Beauvais
1813
6ème génération
Pierre Poirier
Marchand
Marie Derenne
1775
7ème génération
Louis Poirier
Marchand
Ambroise Colin
1752
8ème génération
Pierre Poirier
Marchand
Renée Vannier
Pierre Poirier est le fils de Louis Poirier, marchand, et de Ambroise Colin. Mariés le 19/09/1752 à Gorron.
Louis Poirier est le fils de Pierre Poirier et de Renée Vannier dont nous ne retrouvons pas l’acte de mariage.
Récapitulatif partiel
7 générations
Bodin Ducoin
Ouvriers – scieur de bois – charrons – maçons – Fileuses - couturières
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
L’autrice est romancière et poétesse. On retrouve cela dans son livre qu’on pourrait considérer comme un poème en prose. De la même façon, on retrouve dans le récit deux dimensions : fantastique et, malheureusement, profondément humaines.
Le « fils » d’une « mère » guérisseuse, revient dans un village où elle a déjà officié. Il porte les dons de sa mère, notamment celui d’entendre les choses cachées. Ces choses touchent au plus sombre, au plus violent de l’Homme (viol, avortement forcé, violence, mort…).
Cécile Coulon aime le retour à la nature, la mise à distance avec le mondes des Hommes bien souvent noir et violent. Dans ce roman elle me semble aller plus loin dans sa démarche. Un court récit, peu de personnages, lieu reculé… Son dernier roman (Seule en ma demeure) m’avait un peu déçu. Cette fois, pour moi, elle atteint son but. C’est une véritable réussite.
La première partie du service militaire est une période au cours de laquelle les bases de la vie militaire sont enseignées aux appelés. Des principes généraux comme : ponctualité, esprit d'équipe, cohésion, rigueur, réactivité, discipline et des techniques de combats comme : maniement des armes, tirs… Le personnage principal commencera son service le 1er juillet 1956 et restera au camp de la Lande d’Ouée jusqu’au 8 novembre 1956.
A cette date, il embarque sur le « Ville d’Oran » pour l’Algérie. Au départ, les jeunes soldats ne savent pas très bien ce qui les attend. On parle de maintien de l’ordre. Les affectations peuvent être variées : des tâches administrative jusqu’à des missions de combat sur le terrain. Le personnage principal est affecté à un régiment d’infanterie.
La traversée de la Méditerranée peut être déjà une première épreuve. Plusieurs centaines de soldats se retrouvent entassés dans un bateau et le mal de mer est fréquent chez les jeunes hommes peu habitués à la navigation.
Décoré de la Légion d’honneur pour « la bravoure et le patriotisme (…) trempé d’un idéal de toujours servir pour construire la Grande France ».
Nous retrouvons dans la liste de recensement de 1926 à Gorron Eugène Royer, né en 1895 à Saint-Denis-de-Gastines, hôtelier (hôtel du Pigeon Blanc, rue de Bretagne) avec son épouse Victorine Pottier et leurs filles, Léa et Léonce.
Par contre, nous ne retrouvons pas Eugène Royer dans les registres de matricules militaires de la Mayenne.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1959
Ce qui reste de l'antique pompe à bras
Lesincendies ont toujours été craints dans les villes comme Gorron. Plusieurs catastrophes ont eu lieu au cours du 20ème siècle. Notamment dans des usines de chaussures. Nos sapeurs-pompiers n’ont cessé de se moderniser. De l’antique pompe à bras et des chaînes humaines de seaux d’eau, jusqu’au nouveau matériel d’incendie (fourgon, pompe, tonne…) qui a été présenté en début d’année. Cela n’a pas empêché de gros dégâts dans les toitures de plusieurs immeubles situés entre la rue Magenta et la place de la Houssaye lors du dernier incendie.
Ce nouveau matériel n’est pas la seule modernisation dans la ville. Les cloches de l’église ont été électrifiées ; Nous ne verrons plus les sonneurs qui, parfois, comme en 1914, n’hésitaient pas à utiliser des barres de fer pour amplifier le son au risque de fêler les cloches elles-mêmes.
Un événement sportif exceptionnel. Le Tour de France cycliste est passé par chez nous. Je me suis retrouvée à applaudir sur le parcours alors que je n’y connais rien dans ce sport.
Un visiteur du blog nous a contacté. Sa famille a connu l’exode en 1940. Nous reviendrons sur l’histoire de cette famille. Il écrit notamment :
« Je n'imagine pas la terreur qui les a envahi en 1940 lors du retour des Allemands. Comme tous les gens du secteur, ils ont échoué en Mayenne, et pour notre famille dans le canton de GORRON. Une fois la capitulation de la France en Juin 40, ils sont rentrés chez eux à Le Quesnoy dans le Nord. Mon père m'a toujours dit que le champ face à la ferme était jonché de casques français que les soldats prisonniers avaient abandonnés.»
« Je ne suis pas sûr que ce soit sur la commune de GORRON mais plus certainement dans le canton de GORRON. Mon père évoquait une ferme ce qui était commun à cette époque avec plusieurs dizaines de fermes par village. Cependant le nom TOUCHEFEU n'est pas très courant (du moins pour moi), il y a certainement possibilité de circonscrire la recherche sans trop de difficultés. »
Au message était jointes deux photos sur lesquelles nous reviendrons. Le nom de Touchefeu est évoqué. A partir de ces éléments, nous essaierons de retrouver le lieu où cette famille a été hébergée.
Une chose est sûr c’est que de nombreux réfugiés sont arrivés sur la commune de Gorron. On retrouve sur le blog : En fin de mai 1940, un afflux incalculable de réfugiés envahit la Mayenne. (…) le 29 mai, ils occupèrent la salle Ste Elisabeth puis l’asile du Sacré Cœur (école maternelle privée).
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Place du Général Barrabé
Juliette Oger/Alexandre, née le 18/07/1942.
1ère génération
Juliette Oger
Alexandre
Place Gal Barrabé
1975
2ème génération
Gabriel Oger
Taxi - ambulance
Juliette Morice
Rue Corbeau-Paris
1916
3ème génération
Gabriel Oger
Cultivateur
Marie Lenormand
Cultivatrice
Le Chêne Roignoux
1893
4ème génération
Jean Oger
Cultivateur
Hyacinthe Louveau
Cultivatrice
Beauvais
1867
5ème génération
Jean Oger
Propriétaire
Jeanne Poirier
Propriétaire
Beauvais
1813
6ème génération
Pierre Poirier
Marchand
Marie Derenne
1775
7ème génération
Louis Poirier
Marchand
Ambroise Colin
1752
Jean Oger et Jeanne Poirier se sont mariés le 06/03/1813. Il est originaire de Oisseau. Elle est originaire de Gorron.
Jeanne Poirier est la fille de Pierre Poirier, maréchal, et de Marie Derenne qui se sont mariés le 02/10/1775 à Larchamp.
Pierre Poirier est le fils de Louis Poirier, marchand, et de Ambroise Colin. Mariés le 19/09/1752 à Gorron.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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