Les maires ne sont élus par les conseillers municipaux depuis seulement 1884. Avant, ils étaient nommés par le pouvoir.
Depuis cette date, à Gorron, voilà leur profession :
Maurice Leray ( duc d’Abrantès1884/1896) : propriétaire ; Auguste Le Marchant (1896/1900 : propriétaire) ; Pierre Gendron (1900/1905) : industriel en tannerie ; Charles Daniel (1905/1908) : médecin ; Pierre Fouilleul (1908/1919) : instituteur public ; Clément Moreau (1919/1930) : négociant en grains ; Joseph Pottier (1930/1936) : huissier ; Lucien Dollé (1936/1948) : entrepreneur moteurs industriels et automobiles ; Fernand Maret (1948/1952) : directeur d’assurances ; Maurice Dufour (1953/1989) : pharmacien ; Jean Corbeau (1989/1995) : vétérinaire ; Jean-Marc Allain (1995/2026) : secrétaire de mairie.
La semaine dernière on a évoqué la dimension laïcité dans le choix des Gorronnais. Il est aussi possible de noter le poids de la légitimité, notamment dans la fin de la période considérée. Lorsque qu’un maire est élu, il peut être reconduit pendant de longues années s’il se représente. C’est le cas de Maurice Dufour (37 ans de mandat) et de Jean-Marc Allain (31 ans).
Il se trouve que ce dernier ne se représente pas en 2026. Il sera intéressant de voir qui se présentera comme futur maire, en termes de profession, et, s’il y a deux listes, ce qui pourra départager les deux candidats.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
8ème génération
Nous partirons du couple Julien Béchet / Jeanne Gérault, mariés à Gorron le 27 avril 1719.
Julien Béchet serait né vers 1688 de Julien Béchet et Mathurine Quentin. Il décède le 20 septembre 1730 à Gorron (acte signé par Jean-Jacques Gallesne l’oncle de Jean-Jacques Garnier).
Jeanne Gérault est née le 2 juillet 1692 à Gorron de Claude Gérault et de Françoise Brault.
Leurs enfants : Julien 1723-1723 ; Jean Baptiste 1724-1772 ; Julien 1728-1799.
Au XIXème siècle, des sociétés secrètes, révolutionnaires, hostiles aux absolutismes royaux, aspirant à la liberté, à l’égalité, autant de principes qu’on retrouve au cœur des révolutions (1830, 1848, Commune de Paris en France), voient le jour.
Une d’entre elles nait en Italie, la Charbonnerie. Elle participe aux nombreux mouvements révolutionnaires qui ont secoué ce pays avant son unification. Les Carbonari, clandestins, sont souvent poursuivis par les pouvoirs qu’ils menacent.
On les retrouve dans d’autres pays de l’Europe de l’époque. En France notamment, elle participe à des complots contre la Restauration, la monarchie de Juillet… Bien souvent, ces sociétés ne réussissent pas seules leurs objectifs mais elles participent directement aux mouvements révolutionnaires et on retrouve leurs idées au cœur de ces révolutions.
Dans le roman, on peut voir passer un personnage proche d’une de ces société, qui se retrouve à Gorron.
René Boittin, originaire de Gorron, laboureur, s’est marié à Gorron le 30 juin 1829 avec Julienne Françoise Gesland originaire de Saint-Aubin-Fosse-Louvain.
René est le fils de Pierre Boittin, laboureur, et de Marie Collin.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Un roman étonnant, de grande qualité, centré principalement sur la relation entre une vieille bonne et sa patronne. A priori, tout les sépare. L’une a des principes, des convictions parfois déroutantes. L’autre est une intellectuelle, écrivaine. La première semble dénigrer tout ce qui est travail intellectuel, ne respectant que le travail manuel. Et elle ne se gêne pas pour exprimer toutes ses critiques en direction de sa patronne et réagit parfois vivement quand elle est contrariée.
Entre les deux, un chien recueilli par le couple qui emploie la vieille dame. La bonne est choisie par le chien et entre eux se noue une relation intense dans laquelle la violence a toute sa place. Et, entre les deux femmes, la relation est tout autant forte et complexe, très bien analysée par l’autrice. Un mélange d’amour et de haine créant chez l’écrivaine une forte culpabilité. Culpabilité que cultive la bonne qui s’ingénie à dénigrer et à dérouter l’écrivaine par des réactions excessives parfois difficile à comprendre.
Enfants : André (1916/2006) ; Constant (1921/2017) ; René Louis Georges Bouillon ; Jean Bouillon ; Joseph Bouillon ; Simone Bouillon ; Jeannette Bouillon.
Compte tenu des dates des actes, on n’y a pas accès par internet.
Derniers éléments partiels.
Simone Bouillon : elle serait née le 11 juillet 1925, se serait mariée le 04 septembre 1943 à Gorron et serait décédée à Gorron.
Jeannette Bouillon : elle serait décédée en 2013 à Gorron.
On vient de connaître les dates des prochaines élections municipales : 15 et 22 mars 2026. Au début du 20ème siècle, la dimension politique jouait un rôle important dans ces élections, même dans les petites villes comme Gorron.
A l’époque, le maire était le docteur Charles Daniel. En août 1905, il est révoqué car il s’est opposé à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. L’opposition entre les Républicains et les Royalistes existait encore.
Les radicaux et radicaux socialistes, anticléricaux, démocrates et laïques, dominent la vie politique alors en France. Pierre Fouilleul, instituteur public à la retraite devient maire de Gorron, Jusqu’à la mort de Lucien Dollé, en 1948, c’est cette couleur politique qui caractérise les maires..
Ensuite, pour aller vite, les deux grands mandats (Dufour, Alain) pourraient être considérés comme apolitiques. En réalité il reste derrière cet apolitisme un peu des anciennes oppositions masquées derrière la concurrence scolaire.
François Foisnet Président de l’Amicale Laïque menait une liste d’opposition. Quand il a décidé avec M. Lafontaine de la liste majoritaire de fusionner dans une liste neutre, Jean-Marc Alain a été élu, notamment car il était contre la construction d’un groupe scolaire pour les écoles publiques de Gorron.
Il ne faut surtout pas parler de guerre scolaire, ça fait ringard et sectaire. Et pourtant c’est un vieux marqueur politique. Les militants socialistes qui ont cru au « Grand Service Public Unifié et Laïque » en savent quelque chose !
L’ancêtre de la bicyclette est la draisienne (machine à courir) que l’on faisait avancer à l’aide des pieds sur le sol. Des années plus tard, un système de pédales fixées sur la roue avant permet de faire avancer l’engin sans poser les pieds à terre. Le grand-bi, engin spectaculaire à l’époque possédait une grande roue à l’avant.
Les progrès arrivèrent ensuite très rapidement pour aboutir à une bicyclette plus stable (roue a arrière et roue avant de même taille) et plus rapide avec une chaîne déplaçant le mouvement des pédale à l’arrière. Depuis, les techniques n’ont cessé de se perfectionner pour arriver aux vélos sophistiqués de nos cyclistes actuels.
Dans le roman, le fils d’une famille bourgeoise fait peur à la population et finit par provoquer une accident qui mettra en contact deux personnages importants dans l’histoire.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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