J’ai rarement lu un livre sur la guerre aussi lucide, authentique, par un combattant sur le front. Georges Orwell est engagé dans la lutte des Républicains contre les fascistes de Franco pendant la guerre d’Espagne. C’est un récit. On est plongé dans les combats avec leurs côtés dramatiques mais parfois aussi comiques. Rien n’est escamoté : les excréments qui jonchent le sol, le froid, le manque d’armes, l’incompréhension des ordres… Les combattants sont courageux, risquent leur vie, parfois inconscients, immatures. On est loin des héros qu’on nous présente souvent pour magnifier la guerre. La guerre est toujours sale, absurde, même quand les causes défendues peuvent être justes.
Dans une deuxième partie, deux appendices sont consacrés à une analyse plus politique. Là encore, Georges Orwell fait preuve de lucidité, d’authenticité. Il évoque les conflits internes chez les Républicains. Notamment quand les Communistes ont décidé de supprimer les Trotskystes du POUM, déclarés traîtres à la solde des Fascistes. Orwell les défend ainsi que les Anarchistes tout en reconnaissant qu’il n’est pas totalement objectif. C’est rare.
Le dix mars 1910, le conseil municipal de Gorron, délibère sur le transfert des droits et obligations concernant l’éclairage de la ville de Gorron. Jusqu’à cette date, c’est M. Gendron, industriel (tannerie et usine de salaison) qui assurait cet éclairage grâce à la turbine électrique installée dans l’ancien moulin rue Jean-Jacques Garnier.
Désormais, c’est M. Le Jariel (ayant vraisemblablement racheté la turbine et l’ancien moulin) qui détiendra cette concession au moins jusqu’au 31 octobre 1911 sous réserve de l’approbation du préfet de la Mayenne.
La séance du conseil est présidé par le maire Pierre Fouilleul, élu en mai 1908.
L’abattage est autorisé à la ferme uniquement pour la consommation familiale. La vente à des particuliers est interdite. Des conditions doivent cependant être respectées : conditions d’hygiène (propreté du local et des outils) ; respect de la température de la viande ; étourdissement de la bête avant la saignée…
« Tout est bon dans le cochon ». De la viande crue (côtes, filet, échine…) à la viande hachée (farce, boulettes) en passant par la charcuterie (saucisse, pâté, boudin…), les abats (foie, cœur, rognons... La conservation de ces produits est effectuée par la congélation aujourd’hui mais la salaison et le séchage peuvent encore être utilisés.
Dans le roman, le vieux paysan élève et tue un cochon chaque année. Un véritable rituel qui souvent s’affranchit des règles au grand dam du narrateur qui assiste à l’abattage.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
4ème génération
Léonard (Léonor ?) Victor Michel Bailleul/Olympe Ernault mariés le 22 juillet 1862
Leurs enfants : Victor Alphonse (1863/1926) ; Alexandre Alphonse (1864/1864) ; Olympe Anne (1865/ ?) ; Camille Léon (1868/ ?) ; Firmin Alphonse (1869/1869) ; Joséphine Victoire (1870/1870).
Firmin Alphonse est né le 13 février 1869. L’acte est signé par Louis Péan Launay, maire de Gorron en présence de Firmin Ernault, propriétaire et de Gustave Leray, aubergiste.
Il décède quatre jours plus tard, le 17 février 1869. La déclaration est faite par Firmin Ernault et Gustave Leray.
Le Sénat : des modalités d’élection peu démocratiques (seuls des « grands électeurs » votent : députés, conseillers municipaux, conseillers départementaux et régionaux), compliquées (pour partie proportionnelle et pour partie scrutin majoritaire à deux tours) ; une chambre conservatrice en décalage avec la réalité politique du pays (la droite et le centre droit en perte de vitesse aux législatives sont toujours dominants).
De Gaulle lui-même voulait le transformer profondément. Je pense qu’on pourrait le supprimer. Ceux qui défendent son existence parlent de sagesse, de modération. Je dirais qu’il est surtout conservateur, voire réactionnaire. Il semblerait que des maires sans étiquette aient voté pour le Rassemblement National. Il est tout de même curieux que ceux qui prétendent ne pas faire de politique votent toujours à droite voire à l’extrême droite.
Si Marine Lepen est élue présidente de la République je fais le pari que beaucoup de sénateurs lui trouveront de grandes qualités. Conservateurs peut-être mais surtout avec la volonté de conserver leur poste.
Scolarisés : 6 ans : 5 ; 7 ans : 5 ; 8 ans : 13 ; 9 ans : 10 ; 10 ans : 13 ; 11 ans : 19 ; 12 ans : 16 ; 13 ans : 1 ; 14 ans : 1 ; 15 ans : 2.
Non scolarisés : 6 ans : 15 ; 7 ans : 6 ; 8 ans : 9 ; 9 ans : 6 ; 10 ans : 9 ; 11 ans : 6 ; 12 ans : 5 ; 13 ans : 5 ; 14 ans : 14 ; 15 ans : 4.
Si la scolarisation des garçons est possible de 6 ans à 15 ans dans l’école primaire et le collège de Gorron dès 1851, elle concerne majoritairement les enfants de 8 à 12 ans.
Pour les catégories de moins de 7 ans et de plus de 13 ans, les enfants de la campagne sont massivement moins scolarisés que ceux de la ville.
Suite de l’étude : elle s’intéressera au devenir des enfants scolarisés le plus tôt et le plus longtemps en termes d’évolution sociale par rapport aux autres enfants.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
La Grange (Pas de numéro)
Difficile de situer les ménages dans les immeubles encore présents aujourd’hui.
Henri Mahouin, cultivateur et son épouse Berthe Bahier.
« L’impossible famille Rivière » (Jeanne Favret-Saada)
Fidèle à sa méthode, Jeanne Favret-Saada revient sur le mémoire de Pierre Rivière assassin de sa mère, sa sœur et son frère pour « sauver » son père des griffes de sa femme. Elle reprend en détail ce mémoire rédigé par l’assassin pour expliquer son geste à la demande de ses juges. Une analyse précise, détaillée du texte, parfois un peu trop, donnant l’impression de redites fatigantes pour le lecteur.
En revanche, le contexte historique avec les coutumes et la réalité de la vie à la campagne dans l’ouest de la France au début du 19ème siècle, est très intéressant pour analyser le crime et la personnalité du criminel. Comme souvent, Jeanne Favret-Saada n’hésite pas à remettre en cause le travail d’autres approches du cas Pierre Rivière. Notamment celle des « psys » en général qui le présente comme psychopathe, analysant son texte comme preuve de ce diagnostic.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
4ème génération
Léonard (Léonor ?) Victor Michel Bailleul/Olympe Ernault mariés le 22 juillet 1862
Leurs enfants : Victor Alphonse (1863/1926) ; Alexandre Alphonse (1864/1864) ; Olympe Anne (1865/ ?) ; Camille Léon (1868/ ?) ; Firmin Alphonse (1869/1869) ; Joséphine Victoire (1870/1870).
Olympe Anne (suite)la seule information recueillie nous informe qu’elle est morte jeune.
Camille Léon est né le 14 janvier 1868. L’acte est signé par le maire Louis Péan Launay en présence de Louis Daligault, garde-champêtre et de Louis Mercier, maréchal.
Il décède le 28 janvier 1868 à Saint-Aubin-Fosse-Louvain. Le décès est déclaré par son père et Armand Durand, journalier. L’enfant était vraisemblablement en nourrice à la Guyardière en St Aubin.
On peut penser qu’Olympe Anne soit elle-même décédée alors qu’elle était en nourrice dans une autre commune que Gorron.
Les conflits entre les groupes locaux au néolithique.
Avec l’agriculture et l’élevage, les groupes humains sont devenus de plus en plus sédentaires. Ils ont alors clos leurs territoires pour protéger leurs pâturages et leurs cultures. Des conflits à ce niveau ont émergé pouvant aller jusqu’à des affrontements violents. On a pu retrouver des fosses communes dans lesquelles les ossements présentaient des blessures. Blessures pouvant être provoquées par des armes utilisées ordinairement pour la chasse : arcs et flèches, lances, haches et massues, poignards…
Dans le roman un premier incident, provoqué lors de la poursuite d’un troupeaux d’aurochs qui a démoli une palissade, ravageant des cultures et dispersant un élevage de bœufs, entraîne un conflit entre le clan des chasseurs cueilleurs et celui des agriculteurs éleveurs. Ce conflit a failli aboutir à l’annulation de la fête du solstice d’hiver.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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