Note de lecture
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« Une île pour elle » (Anne Solange Muis)
Le thème était séduisant : une jeune géographe décide de vivre seule sur un îlot, au plus près de la nature, avec pour objectif de surveiller les oiseaux qui y nichent et décrire la flore du lieu. Mais on s’aperçoit très vite que des touristes pas toujours agréables viennent régulièrement sur ces lieux et que la jeune femme est tous les jours en contact au téléphone avec l’enseignant qui l’encadre. Elle n’est donc pas tout à fait seule. Première déception.
Deuxième déception, la structure du récit. Tous les chapitres sont construits sur le même modèle. Description de l’environnement, événements venant perturber la narration, contacts avec l’enseignant ou le père. Le style me paraît un peu lourd quand l’autrice veut « poétiser ». « Dehors la lune dessinait un sourire dans la voûte étoilée et illuminait la mer d’une joie fébrile ». Ou, en parlant de l’île : « tel un corps malade, elle toussait, expectorait des glaires de dégénérescences végétales dans lesquelles la diversité floristique s’éteignait pour donner place à un paysage graminé uniformisé ». On sent la prof de géo.