Comme je le craignais, le roi Charles X n’a pas tardé à devenir aussi sévère que son frère. Une représentation du Tartuffe de Molière a été interdite à Rouen. Cela a entraîné une manifestation réprimée par les autorités. Une loi contre le sacrilège prévoit la peine de mort pour les profanateurs d’objets religieux.
Avec toujours l’ambition de « réparer » les « méfaits de la Révolution, une loi sur l’indemnisation des immigrés est édictée. Les acheteurs de biens nationaux sont montrés du doigt. A Gorron, l’affaire de la gendarmerie a entraîné pas mal de polémiques. L’ancien presbytère avait été acheté et on y avait installé la gendarmerie. Après plusieurs démarches, le curé a retrouvé l’usage du presbytère.
Mais le plus scandaleux, à mes yeux, a été l’indemnisation des colons, propriétaires d’esclaves à Saint Domingue devenue indépendante.
« Gustave Lefrançais – Histoire d’une rencontre avec un Angevin »
Un thème particulièrement séduisant en ces temps de commémoration de la Commune de Paris. Un travail sérieux de recherches historiques sur un personnage politique peu connu. De nombreuses citations. Trop à mon goût. J’aurais aimé une biographie plus fouillée. Une analyse synthétique de la pensée libertaire de ce militant plongé dans l’effervescence de la seconde moitié du 19e siècle. La complexité des positionnements dans la mouvance révolutionnaire où naissaient les divergences fondamentales à gauche toujours d’actualité. Mais j’ai parfois été noyé dans les extraits de textes qui envahissent l’ouvrage. A tel point qu’on peut se demander quel auteur est cité même en ayant recours aux notes de bas de pages.
Yvette Taburet née en 1922 est la fille de Victor Taburet, charron, et de Germaine, couturière recensés en 1936, rue de la Mairie à Gorron. Nous n’avons pas d’information sur son mari Eugène.
En 1861, rue du Bignon, deux familles de charpentiers sont recensées :
Perrine Gourdelier, veuve Normandière, et ses trois fils : Eugène (21 ans), Alexandre (25 ans), Constant (18 ans), tous charpentiers.
Joseph Normandière (33 ans), charpentier, son épouse Arsène Laigneau et leur fille Marie (1 an). Nous partirons de Joseph et Arsène mariés le 12/10/1857 à Vieuvy. Le jour de son mariage, il est recensé comme entrepreneur de bâtiments. C’est le fils de Pierre Normandière et de Perrine Le Gourdelier. C’est donc le frère d’Eugène, Alexandre er Constant.
Perrine Gourdelier et Pierre Normandière se sont mariés à Saint-Denis-de-Gastines le 22/09/1823. Pierre est le fils de Pierre Normandière et de Marie Padelvu ( ?), né le 7 juin 1792 à Gorron.
Nous ne trouvons pas de lien familial direct entre cette lignée et les charpentiers recensés au 18e siècle.
Une lignée est retenue : Joseph Normandière › Pierre Normandière › Pierre Normandière.
Joseph Chemin est le fils de Jean Baptiste Chemin et de Marie Moreau. Nous ne retrouvons pas ce mariage. La recherche s’arrête à cette troisième génération.
Les Américains avaient décidé de construire un terrain d’aviation le long de la route de Gorron à Couesmes, un peu avant les deux cimetières américain et allemand. Très rapidement, une piste d’atterrissage de 1100 mètres de long et 36 mètre de large est tracée (le 12 août 1944).
Ce n’était pas le premier terrain de cette nature que les Alliés réalisaient au cours de leur avancée après le Débarquement. En 13 jours, le terrain devait être terminé avec toutes ses installations annexes.
Malgré le déploiement des machines et l’importance des travaux, ceux-ci furent arrêtés le 27 août 1944. Seule la piste centrale fut finalisée. Elle devait servir de terrain de secours. Elle ne servit en réalité qu’une fois pour l’atterrissage d’un avion en panne d’essence.
Le 4 novembre 1944, la piste fut définitivement désaffectée. Et ce sont des prisonniers allemands qui remirent le terrain en état en 1945.
Ces quelques notes sont tirées de l’ouvrage de Maxime Poirier dont les témoignages font vivre la mémoire de cette époque troublée. C’est grâce à ces écrits que les souvenirs peuvent être perpétués. Merci à lui.
« Entre Nous » (bulletin paroissial) : décembre 1948.
En attendant notre Mission de 1949…
Le curé Piard, revient sur une Mission donnée en l’église de Gorron en mars 1877. Dans cet article nous relevons quelques données historiques.
L’église Saint-Martin a été bénite le 25 octobre 1874. Elle est consacrée le 12 juillet 1877 par l’Evêque de Laval Le Hardy du Marais. On parlait alors de nouvelle basilique, la plus belle du diocèse.
A cette époque, le curé de Gorron était le chanoine Julien-Alexandre Lelasseux (décédé le 11 août 1883 à 79 ans). Les vicaires : Le Goué et Bry.
Un millier de personnes (sur 2700 habitants) ont communié le jour de la Mission.
Une procession se rendit près d’un calvaire qu’on appelait alors la croix des épidémies. Cette croix en bois était située à la sortie du champ de Foire sur le bord de la route d’Ambrières, à la hauteur de la maison de Monsieur Doux, horticulteur, de l’autre côté de la route. Elle avait été érigée après l’épidémie de variole de 1870/1871. Elle fut déplacée dix ans plus tard de l’autre côté de la rue, contre la maison Doux. En 1918 la croix en bois fut remplacée par un croix en pierre toujours en place actuellement.
Sous Louis Phillipe (1830-1848) grâce à l’action du ministre de l’Instruction publique, François Guizot, l’enseignement primaire en France est réorganisé. Les enseignants doivent obtenir un « brevet de capacité » qui est le plus souvent préparé dans les écoles normales. Avec quelque retard, les institutrices laïques peuvent aussi accéder à la profession d’institutrices. C’est ainsi, par exemple que la communarde Louise Michel a obtenu ce « brevet de capacité ».
Sous le Second Empire (1852 – 1870), on assite à un recul à ce niveau. L’enseignement des filles est essentiellement assuré par des religieuses. L’Empire se méfie des institutrices formées par les écoles normales ou les « cours normaux » qui développent les idées démocratiques. La loi Falloux permet aux conseils généraux de fermer ces écoles. Des institutrices laïques n’étant pas passées par les écoles normales sont employées comme « sous maîtresses ». Le brevet de capacité permettant de devenir « sous maîtresse » devient plus facile à obtenir.
Notre héroïne, Léodile, née en 1845 entre à l’école communale de Gorron ouverte en 1855 sur le domaine de l’hospice. Mis à part les locaux, l’enseignement ne change guère et est toujours assuré par les religieuses de l’hospice à la Renardière.
En 1861, à 16 ans, elle aide Joséphine Chalot responsable des jeunes filles internes : elles sont huit de 10 à 15 ans. Bonne élève, on envisage d’en faire une institutrice. Elle pourra être employée comme « sous-maîtresse » à l’école communale.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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