Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Angèle Portais épouse Ambroise Bouillon
Né à Gorron le 1er juillet 1870, il est mort le 3 mars 1918.
Ils se sont mariés le 30/08/1896 à Gorron.
Angèle est née le 24 août 1874 à Gorron. Il n’y a pas d’annotations dans la marge de l’acte.
Elle est recensée à Gorron en 1921 à 47 ans. Elle est décédée (Ve Bouillon) le 3 janvier 1931 à Gorron. Elle ne s’est donc pas remariée.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Charles Ducoin, né le 12/12/1947, ouvrier menuisier, (épouse : Monique Léon, ouvrière d’usine).
Il est le fils de Charles Ducoin né le 09 novembre 1909, ouvrier d’usine, et de Pascaline Fournier.
Charles Ducoin père est le fils de Jean Ducoin, maçon, et de Vitaline Duroi, journalière.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1939
L’hospice donne désormais la possibilité aux Gorronnais de venir à l’hospice prendre des douches et des bains. Une nouveauté importante pour beaucoup qui ne peuvent matériellement assurer une hygiène corporelle satisfaisante à leurs domiciles.
Cette année-là, on a bien cru que la rage était revenue dans notre région. Deux chiens-loups ont tué 16 moutons. Un chien supposé enragé a dévoré la pied d’une enfant de 20 mois. Mon mari a réalisé une amputation. Des compétences qu’il a acquise lors de la guerre 1914-18.
La mobilisation générale est décrétée le 3 septembre après l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. La population gorronnaise semble sidérée. Vingt ans après la boucherie de la Première Guerre mondiale, il est difficile d’admettre que le monde puisse recommencer. Et pourtant, le décès d’un Gorronnais qui venait de rejoindre son poste a rappelé à chacun que nous étions entre dans des temps dramatiques.
Notre Dame du Bignon, dans sa chapelle, a toujours été fréquentée par les Gorronnais qui viennent demander sa protection. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville n’a pas connu de morts ou de destruction. Certains ont attribué la protection de la cité à la « Madone ». D’autres pensent plutôt que cette protection a été due au statut de la ville où se situait un hôpital militaire.
Les premiers ont décidé d’offrir un diadème à la statue. Et une grande cérémonie a eu lieu pour le couronnement. Procession, décorations des rues, affluence de fidèles impressionnante (5 à 6 000 personnes). Avec la présence de figures gorronnaises comme l’archiprêtre Herpin, membre d’une famille dont nous avons souvent parlé sur le blog ou le curé doyen Chaudet.
Malheureusement, le diadème et les nombreux exvotos remerciant la Vierge ont actuellement disparu.
Un ouvrage de plus de 800 pages. Un travail considérable plutôt facile à lire. La philosophe a une approche très large (historique, sociologique, psychologique…) du thème. Dans cette approche générale, l’autrice s’intéresse aux effets de la situation sociale du genre dans l’involution générale due à l’âge. Involution qui touche toutes les fonctions, physiques et psychologiques.
En général, la vieillesse entraîne des dégradations à tous les niveaux. Heureusement ce pronostic négatif peut être nuancé. En fonction de la vie qu’a connue la personne, l’involution peut-être plus ou moins forte. Son caractère, sa volonté aussi peuvent avoir de l’influence.
Quand il est possible de prévoir des activités intéressantes malgré les aptitudes défaillantes, quand les projets, les envies de connaître, de créer, sont toujours présents, la vieillesse peut éviter ce naufrage que décrivait Chateaubriand.
Un nouveau roman qui se déroule en partie à Gorron….
« Léodile, la fille d’un modeste marchand de fil épouse le fils d’un industriel gorronnais, fabricant de toiles. Quelques semaines après le mariage, elle demande le divorce. Elle se retrouve alors gouvernante dans une maison bourgeoise parisienne, rue de la Fontanelle, près de la Butte Montmartre.
Nous sommes en 1871, elle sera plongée dans la Commune de Paris et connaîtra les horreurs de cet épisode qui marquera l’histoire de notre pays. Mais elle découvrira aussi les idées généreuses des socialistes utopiques. Elle les fera siennes quand elle se retrouvera à la tête de la fabrique de toiles à Gorron.
On suivra la vie exceptionnelle de cette femme dans une fin de 19ème siècle où la condition féminine, notamment dans une petite ville de province, subissait le poids du patriarcat. »
Prix : 16 €. En vente : Maison de la presse Gorron ; librairie du Marais Mayenne ; librairie M’Lire Laval ; Hyper U Mayenne et au domicile de l’auteur : 27 bis rue des Sarrazins Gorron, tél. 06 08 57 44 19. (Envoi possible : frais de port : 6 €)
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Marie Vaugeois épouse Eugène Dreux
Eugène Dreux, né à Gorron le 20 août 1882, « disparu au combat » le 16 avril 1917 à Juvincourt (Aisne).
Il se sont mariés le 2 juin 1910 à Hercé. Marie Victorine Vaugeois est née le 14 janvier 1891 à Colombiers.
Elle s’est remariée en 1920 à Gorron avec Arsène Brière. On retrouve le couple dans le recensement de 1962 à la Cour des Forges.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Germaine Bouillon, épouse Perron, née le 24/09/1914.
Récapitulatif 1
8 générations
Bouillon
Domestiques - Charpentiers
Jardin ; Geslin ; Bouillon ; Perron
Laboureur – charpentiers – tailleur de pierre – gardienne d’usine
Récapitulatif 2
Sur 909 personnes retenues, 168 sont originaires de Gorron. Sur ces 167, 63 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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