A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Je ne connaissais pas cette autrice. J’ai choisi ce roman car il se déroule en Israël. Des personnages ont combattu contre les Britanniques avant la création de l’état. Si on revient effectivement sur cet épisode, on s’aperçoit très vite que le propos est beaucoup plus large. Il me semble qu’il aborde la culpabilité en général.
Notamment à partir du décès brutal d’Alex dont la femme, Atara, se reproche de ne pas avoir été assez vigilante. Elle rencontrait alors l’ex-femme de son père, un couple combattant en 1958. On comprend la signification du titre « Stupeur ». Celle qui frappe Atara à l’issue d’une introspection déclenchée par la mort de son propre mari.
Ce qui m’a intéressé, au-delà de cette dimension psychologique, c’est aussi la forme du roman. Les dialogues sont insérés dans le récit et on a l’impression que le narrateur s’adresse aux personnages. Une réflexion profonde. Une belle écriture. La découverte d’une écrivaine qui donne envie de connaître son œuvre.
Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».
Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.
Service du travail obligatoire
Pendant l’année 1942, l’Allemagne commence à connaître des revers militaires. Elle a du mal à soutenir seule ses efforts de guerre. Des prisonniers de guerre sont tenus de travailler pour l’économie allemande. Mais cela ne suffit pas. Elle cherche alors à faire venir sur son territoire des hommes pour assurer ces tâches.
Devant la réticence des Français, on invente ce qu’on appelle « la relève » : pour trois ouvriers volontaires au travail en Allemagne, on libérait un prisonnier. Là encore le système n’eut pas le rendement escompté. Les Allemands passèrent alors à la contrainte.
On réquisitionne les futurs travailleurs qui sont emmenés de force en Allemagne. Ces mesures très impopulaires ont déclenché des refus de partir. Les réfractaires devenaient alors illégaux et pouvaient à tous moments être arrêtés. Certains d’entre eux sont entrés dans les maquis pour combattre armes à la main les occupants.
Article de Ouest-France (1949 ?) transmis par Claude
Inauguration du stade Lucien Dollé
L’inauguration par le préfet s’est faite sous le patronage de Ouest-France. Ce qui explique peut-être l’importance de l’article qui détaille les moments forts de la journée et la présence de nombreuses personnalités.
On apprend dans l’article que la construction du stade a été commencé en 1943 à l’initiative de Lucien Dollé, le maire de l’époque. Le « fim de la journée » : 11h 30, réception du préfet à l’hôtel de ville par la municipalité (maire : M. Maret) ; 12h 45, banquet à l’hôtel de Bretagne (servi par M. et Mme Belloir) ; à l’issue du banquet, inauguration de la plaque Lucien Dollé à l’entrée du stade ; visite du stade.
Dans l’article sont aussi évoquées les sociétés gorronnaises : fanfare Saint-Martin (chef M. Penloup), clique Jeanne d’Arc, sapeurs-pompiers (capitaine M. Leblanc), écoles publiques (direction : M. Delière, Melle Le Her, Melle Roquet), écoles privées (direction : M. Fouquet), l’Amicale Laïque Gorronnaise (M. Launay) …
Quelques personnalités : curé Piard, duc d’Abrantès conseiller général, M. Rouland ingénieur T.P.E (qui a tracé le plan du stade), M. Dufour, conseiller municipal, directeur technique, premier adjoint, docteurs Daniel, Berthelot, Favard…
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1941
Pour la France, la guerre semble finie. Le maréchal Pétain dirige l’Etat français. Bien sûr, l’occupation par les Allemands perturbe notre vie mais beaucoup s’y habituent malgré les privations que cela entraîne. Nous n’avons pas eu de victimes de guerre à déplorer mais des Gorronnais manquent à l’appel, prisonniers en Allemagne. Nous avons bien des prisonniers sur notre territoire, qu’on peut employer dans les fermes, mais ce sont des nord-africains qui, apparemment, ne sont pas les bienvenus chez nos vainqueurs.
Des élus municipaux sont aussi absents ce qui n’empêche pas la commune de fonctionner. On y fait même des projets : construction d’un terrain de sports, d’un groupe scolaire (réunissant les écoles : communale de filles, maternelle et communale de garçons). L’activité économique tourne au ralenti, on essaie d’indemniser comme on peut les ouvriers au chômage.
Malgré tous ces temps difficiles, les actions de bienfaisance continuent : les sociétés sportives gorronnaises vendent des bons de solidarité dont la recette est distribuée aux pauvres de la commune.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Marie Mottais épouse François Guilleux
François Guilleux, né le 10 mai 1877 à Saint-Denis-de-Gastines, est mort les 31 décembre 1918 des suites de maladie en Allemagne.
Ils se sont mariés à Montaudin le 10 mai 1902.
Marie Mottais, Veuve Guilleux François, ancienne débitante, est décédée le 27 octobre 1925 à 43 ans à Montaudin.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Charles Ducoin, né le 12/12/1947, ouvrier menuisier, (épouse : Monique Léon, ouvrière d’usine).
1ère génération
Charles Ducoin
Ouvrier menuisier
Monique Léon
Ouvrière d’usine
Rue Jean-Jacques Garnier
1975
2ème génération
Charles Ducoin
Ouvrier d’usine
Pascaline Fournier
Rue des Sarrazins
1947
3ème génération
Jean Ducoin
Maçon
Vitaline Duroi
1887
4ème génération
Jeanne Ducoin
Journalière
1833
5ème génération
Etienne Ducoin
Maçon
Renée Bouillon
6ème génération
Etienne Ducoin
Maçon
Renée Le Brun
Jean Ducoin, né le 13 décembre 1860 à Gorron et Vitaline Duroi se sont mariés le 19/06/1887 à Gorron.
Il est le fils naturel de Jeanne Ducoin, née le 19 mai 1833.
Jeanne est la fille d’Etienne Ducoin et de Renée Bouillon mariés le 27 novembre 1827 à Gorron.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue de Bretagne (côté pairs)
N° 14 : Alphonsine Coutelle Renard et sa fille Gisèle, caissière comptable.
« Les Plantagenêts dans les Pays de la Loire » (Sous la direction de Nicolas Prouteau)
Un beau livre avec des illustrations magnifiques. Un personnage historique hors du commun roi d’Angleterre, comte du Maine et d’Anjou, duc de Normandie), un empire gigantesque dans lequel la forteresse de Gorron a pu jouer un petit rôle. Une époque traversée de guerres, conflits territoriaux entre, parfois, de membres d’une même famille : Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Jean Sans Terre…
Mais aussi un Moyen Âge souvent plus raffiné qu’on ne le dit. Des épopées, des monuments, l’organisation d’un immense empire, celui des Plantagenêts, administré par une famille qui ne cessait de voyager, de se déplacer de places fortes en places fortes où on signait des documents officiels. C’est ainsi qu’Henri II, son fils Richard Cœur de Lion sont passés à Gorron et s’y sont arrêtés.
Un projet ambitieux qui, à partir de cet ouvrage, envisage de recenser ces déambulations dans les Pays de la Loire.
Nous avons vu dans la rubrique « Fictions » la création du Football Club Gorronnais. Dans l’article ci-joint, nous voyons que le club joue en 1ère division du championnat de la Mayenne. Et jusqu’à sa rencontre avec Château-Gontier, il était à la tête de son groupe.
La fusion des deux clubs rivaux a permis des résultats sportifs remarquables. Le FCG atteindra La Division Régionale d’Honneur dans les années cinquante. Le complexe sportif « Lucien Dollé » fut un lieu très fréquenté le dimanche après-midi lors des matchs.
Dans l’article, on peut relever le nom des joueurs de l’époque : Dauvin (gardien de but), Morin, Besnier, Recton, Marolleau, M. Taburet, Baumard, Aubrée, Blot, Lecomte, A. Taburet. Gaston Blot, en particulier, fit une longue et belle carrière dans le club.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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