Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1941
Pour la France, la guerre semble finie. Le maréchal Pétain dirige l’Etat français. Bien sûr, l’occupation par les Allemands perturbe notre vie mais beaucoup s’y habituent malgré les privations que cela entraîne. Nous n’avons pas eu de victimes de guerre à déplorer mais des Gorronnais manquent à l’appel, prisonniers en Allemagne. Nous avons bien des prisonniers sur notre territoire, qu’on peut employer dans les fermes, mais ce sont des nord-africains qui, apparemment, ne sont pas les bienvenus chez nos vainqueurs.
Des élus municipaux sont aussi absents ce qui n’empêche pas la commune de fonctionner. On y fait même des projets : construction d’un terrain de sports, d’un groupe scolaire (réunissant les écoles : communale de filles, maternelle et communale de garçons). L’activité économique tourne au ralenti, on essaie d’indemniser comme on peut les ouvriers au chômage.
Malgré tous ces temps difficiles, les actions de bienfaisance continuent : les sociétés sportives gorronnaises vendent des bons de solidarité dont la recette est distribuée aux pauvres de la commune.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Marie Mottais épouse François Guilleux
François Guilleux, né le 10 mai 1877 à Saint-Denis-de-Gastines, est mort les 31 décembre 1918 des suites de maladie en Allemagne.
Ils se sont mariés à Montaudin le 10 mai 1902.
Marie Mottais, Veuve Guilleux François, ancienne débitante, est décédée le 27 octobre 1925 à 43 ans à Montaudin.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Charles Ducoin, né le 12/12/1947, ouvrier menuisier, (épouse : Monique Léon, ouvrière d’usine).
1ère génération
Charles Ducoin
Ouvrier menuisier
Monique Léon
Ouvrière d’usine
Rue Jean-Jacques Garnier
1975
2ème génération
Charles Ducoin
Ouvrier d’usine
Pascaline Fournier
Rue des Sarrazins
1947
3ème génération
Jean Ducoin
Maçon
Vitaline Duroi
1887
4ème génération
Jeanne Ducoin
Journalière
1833
5ème génération
Etienne Ducoin
Maçon
Renée Bouillon
6ème génération
Etienne Ducoin
Maçon
Renée Le Brun
Jean Ducoin, né le 13 décembre 1860 à Gorron et Vitaline Duroi se sont mariés le 19/06/1887 à Gorron.
Il est le fils naturel de Jeanne Ducoin, née le 19 mai 1833.
Jeanne est la fille d’Etienne Ducoin et de Renée Bouillon mariés le 27 novembre 1827 à Gorron.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue de Bretagne (côté pairs)
N° 14 : Alphonsine Coutelle Renard et sa fille Gisèle, caissière comptable.
« Les Plantagenêts dans les Pays de la Loire » (Sous la direction de Nicolas Prouteau)
Un beau livre avec des illustrations magnifiques. Un personnage historique hors du commun roi d’Angleterre, comte du Maine et d’Anjou, duc de Normandie), un empire gigantesque dans lequel la forteresse de Gorron a pu jouer un petit rôle. Une époque traversée de guerres, conflits territoriaux entre, parfois, de membres d’une même famille : Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion, Jean Sans Terre…
Mais aussi un Moyen Âge souvent plus raffiné qu’on ne le dit. Des épopées, des monuments, l’organisation d’un immense empire, celui des Plantagenêts, administré par une famille qui ne cessait de voyager, de se déplacer de places fortes en places fortes où on signait des documents officiels. C’est ainsi qu’Henri II, son fils Richard Cœur de Lion sont passés à Gorron et s’y sont arrêtés.
Un projet ambitieux qui, à partir de cet ouvrage, envisage de recenser ces déambulations dans les Pays de la Loire.
Nous avons vu dans la rubrique « Fictions » la création du Football Club Gorronnais. Dans l’article ci-joint, nous voyons que le club joue en 1ère division du championnat de la Mayenne. Et jusqu’à sa rencontre avec Château-Gontier, il était à la tête de son groupe.
La fusion des deux clubs rivaux a permis des résultats sportifs remarquables. Le FCG atteindra La Division Régionale d’Honneur dans les années cinquante. Le complexe sportif « Lucien Dollé » fut un lieu très fréquenté le dimanche après-midi lors des matchs.
Dans l’article, on peut relever le nom des joueurs de l’époque : Dauvin (gardien de but), Morin, Besnier, Recton, Marolleau, M. Taburet, Baumard, Aubrée, Blot, Lecomte, A. Taburet. Gaston Blot, en particulier, fit une longue et belle carrière dans le club.
Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».
Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.
Les rationnements
La guerre puis l’occupation allemande désorganisent l’économie de la France. La pénurie s’installe, notamment dans le domaine de l’alimentation. Dès septembre 1940, le pain, le fromage, les matières grasses, la viande sont rationnés. Pour assurer une répartition équitable des aliments disponibles, chacun dispose de tickets pour permettre les achats. Plus tard, ce système de rationnement s’étendra à d’autres denrées et à des achats autres qu’alimentaires.
Les quantités autorisées à l’achat varie en fonction de l’âge et/ou de l’activité des adultes. Huit catégories : par exemple les J3 (les enfants de 13 à 2 ans) ou T (adultes de 21 ans à 70 ans se livrant à des travaux pénibles nécessitant une grande dépense musculaire). Les cartes de tickets sont distribuées par les mairies.
En dehors de ce marché officiel, des achats parallèles, clandestins, s’installent. Un système de troc permettant d’améliorer l’ordinaire des familles mais aussi des achats et des ventes de grande ampleur appelé le marché noir qui a permis à certains, peu scrupuleux, de se constituer de petites fortunes.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
Le FCG
1940
Comme toutes les autres communes, Gorron est touchée par les conséquences de la guerre : les hommes chargés de familles prisonniers en Allemagne, les restrictions alimentaires, le couvre-feu, le changement d’heure, le chômage… et la présence de l’occupant. Un Gorronnais meurt au Champ d’honneur à Boussois (Eure). Des ouvrières de l’usine de chaussure voulant faire grève ont été condamnées à la prison avec sursis, tout du moins celle considérée comme la meneuse.
Mais malgré ces temps dramatiques, la vie reprend son cours. La fusion des deux clubs de football concurrents (la Jeanne d’Arc et l’Union Sportive Gorronnaise), symbole de la rivalité entre la cure et les laïques, est considéré comme un événement. Le maire M. Dollé et l’abbé Betton sont élus présidents de ce nouveau club : le Football Club Gorronnais.
Les revendications des bouilleurs de cru réapparaissent. On demande la réouverture du service de cars reliant Gorron à Laval. Un patronage paroissial ouvre pour tous les enfants de la commune : « Cœur Vaillants »… La vie continue.
Je commence ici une nouvelle recherche sur les veuves de guerre. A partir du document : « Les Gorronnais morts pendant la guerre 1914 – 1918 », je vais recenser les femmes ayant perdu leurs maris pendant la guerre. L’objectif étant d’évaluer le nombre de remariages après ces veuvages.
Angèle Portais épouse Ambroise Bouillon
Né à Gorron le 1er juillet 1870, il est mort le 3 mars 1918.
Ils se sont mariés le 30/08/1896 à Gorron.
Angèle est née le 24 août 1874 à Gorron. Il n’y a pas d’annotations dans la marge de l’acte.
Elle est recensée à Gorron en 1921 à 47 ans. Elle est décédée (Ve Bouillon) le 3 janvier 1931 à Gorron. Elle ne s’est donc pas remariée.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue Jean-Jacques Garnier
Charles Ducoin, né le 12/12/1947, ouvrier menuisier, (épouse : Monique Léon, ouvrière d’usine).
Il est le fils de Charles Ducoin né le 09 novembre 1909, ouvrier d’usine, et de Pascaline Fournier.
Charles Ducoin père est le fils de Jean Ducoin, maçon, et de Vitaline Duroi, journalière.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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