J’ai découvert cet auteur par son deuxième roman : « Une promesse ». Il réussissait dans ce livre à faire passer une émotion très forte sans « poisser » le texte. Une expression qu’il utilise dans ses critiques de films. Lors d’une rencontre je lui ai demandé comment il faisait pour aboutir à ce résultat. Il m’expliqua alors qu’il fallait contourner l’émotion elle-même et la faire émerger en parlant d’autre chose. Depuis quelque temps, déjà, j’ai l’impression qu’il fait tout le contraire. Il souligne, explique et le charme ne fonctionne plus (pour moi tout du moins).
La première partie du « livre de Kells » ne m’a pas passionné. L’errance du jeune à la rue dans Paris, son expérience du LSD, par exemple, m’a paru plutôt lourde. La seconde partie, son entrée chez les Maos en 1970, m’intéressait beaucoup plus. Mais les aventures d’une poignée de « militaro débiles », les personnages caricaturaux, m’ont paru effleurer seulement ce qui aurait pu être central dans le livre. Quant au narrateur, le « violent au grand cœur » me parait désormais l’archétype du héros pour Chalandon. Il nous a déjà fait le coup avec « l’enragé ». Il finit par me fatiguer.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
4ème génération
Etienne Béchet/Azeline (Adélaïde) Durand
Leurs enfants : Etienne François (1854) et Victor Joseph (1855 – 1877).
Victor Joseph est né le 4 décembre 1855 à Gorron. L’acte est signé par Louis Péan Launay, maire. Les témoins sont René Guihéry, tourneur et Georges Rouillard garde-champêtre.
Il décède le 7 avril 1877 à Gorron à 22 ans.
A suivre : 3ème génération Etienne François / Adélaïde Françoise Heuveline mariés à Gorron le 27 juin 1881.
Différend entre le maire M. Goussin (1936/1937) et un conseiller municipal.
Le 30 novembre 1937, Joseph Pottier, ancien maire de Gorron (1930/1936), démissionne du conseil municipal : les suites d’un conflit concernant le dépôt des « boues » (balayage des rues) sur le Champ de foire.
M. Pottier avait déjà démissionné de son poste de maire en 1936 et avait été remplacé par Eugène Goussin. Cette fois, il justifie sa démission : « Ne pouvant suivre le conseil municipal de Gorron dans la voie où il s’est engagé… » qu’il envoie au Sous-Préfet.
Un article ayant paru dans l’Ouest journal à ce sujet, M. Goussin ayant été mis en cause écrit au directeur du journal pour une réponse aux accusations de M. Pottier. On voit que les relations pouvaient aussi être orageuses à cette époque.
Avant 1886, l’école primaire communale de garçons se situait rue de l’ancien collège (actuellement 21 rue Boulevard Faverie). Dans un état de délabrement avancé, la municipalité a hésité entre la rénovation ou une construction dans un autre lieu. Finalement un terrain est acheté rue de Normandie.
Le nouveau groupe scolaire a été construit par les artisans maçons de Gorron. Les Gorronnais venaient souvent devant le chantier constater l’avancement des travaux. Au cours de cette construction, un artisan maçon, lors du placement de l’horloge, est victime d’un grave accident.
Dans le roman, le chef de famille est ouvrier maçon. Sa femme assiste à l’accident et tremble ensuite pour son mari.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 23 et 25 : Jean Cornette, ouvrier plombier et son épouse Denise Loyer, repasseuse.
Pascal Troussier, scieur de bois et son épouse Yvonne Salmon, ouvrière d’usine.
Un personnage remarquable : un géographe connu et reconnu mondialement par la communauté scientifique. Et, en même temps, d’une intégrité personnelle totale. Mettre ses actes en accord avec ses idées l’a amené à combattre avec les Communards de la Commune de Paris. Il a connu la prison, la mise à l’écart de l’Université et au bout de sa vie a demandé à être inhumé dans une fosse commune. N'essayant pas de se faire passer pour un saint, refusant de se faire dominer par un quelconque maître mais, en même temps, de soumettre quiconque à sa volonté, il a connu une vie fascinante faite de voyages, d’observations, de rencontres des autres.
Ce qui m’a aussi passionné dans cette biographie, c’est sa famille. L’enseignement y occupe une grande place. Ce n’est pas étonnant que sa cousine Pauline Kergomard ait joué un grand rôle dans la création des classes maternelles en France. Pour ceux qui ne voit dans l’anarchie que la violence et le chaos, je conseillerais d’aller voir ce qui est à la base de l’engagement politique d’Elisée Reclus.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
4ème génération
Etienne Béchet/Azeline (Adélaïde) Durand
Leurs enfants : Etienne François (1854) et Victor Joseph (1856 – 1877).
Etienne François est né le 13 juillet 1854. Son père est sacristain. Le maire Louis Péan Launay signe l’acte en présence de Ambroise Frixon, instituteur primaire et de Georges Rouillard, garde-champêtre. Tout le monde sait signer.
Il se marie le 27 juin 1881 avec Adélaïde Françoise Heuveline à Gorron. Il a 26 ans et est menuisier. Adélaïde a 26 ans et est débitante de boisson. Ils savent tous les deux signer. En 1906, ils habitent rue de la Houssaye.
Il décède à Gorron le 19 décembre 1936 à l’âge de 82 ans. Il est veuf.
:
Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr