Napoléon III ayant déclaré la guerre le 19 juillet 1870, les armées françaises sont rapidement défaites par les armées prussiennes. La France est alors en partie envahie. Sur le territoire, on essaie de résister. Des maires de cantons se retrouvent à la tête de petits bataillons mal organisés mal armés qui ne peuvent s’opposer aux vainqueurs. Auguste Le Marchant, maire de Gorron, exercera cette fonction.
La Mayenne est occupée de janvier à mars 1871. Occupation brève mais qui entraîna des réquisitions : logement des soldats chez l’habitant ou dans des bâtiments publics comme les écoles ; contributions financières pour le fourrage des chevaux et la nourriture des soldats.
Dans le roman, Gorron connaîtra cette brève occupation (un petit détachement d’environ une cinquantaine d’hommes). Les Prussiens quitteront la ville en février 1871. Le sous-maître dont il a été question la semaine dernière partit vers Paris pour participer au soulèvement de la Commune.
Paulette Barré (épouse Fernand Laumaillé) née le 29/02/1922.
1ère génération
Fernand Laumaillé
Cultivateur
Paulette Barré
Cultivatrice
1975
2ème génération
Edmond Barré
Cultivateur
Berthe Louveau
Cultivatrice
1931
3ème génération
Barré Pierre
Cultivateur
Victorine Crosnier
Cultivatrice
1876
4ème génération
Barré Julien
Cultivateur
Sophie Foubert
La Beunedière
1819
5ème génération
Barré François
Cultivateur
Marie Rousseau
Barré Julien et Sophie Foubert se sont mariés le 16 octobre 1819 à Saint-Aubin-Fosse-Louvain. Julien est né à Gorron de François Barré et de Marie Rousseau.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 21 : Henri Rabarot, menuisier, son épouse Louise Derouault, couturière ameublement et leur fille Michelle.
Relecture d’un livre sorti en 1980. La vie d’un enfant, fils d’un métayer et d’une nourrice, un milieu paysan parmi les plus pauvres dans la France de la fin du 19ème siècle. Pour ceux qui pensent encore que c’était mieux avant, je conseille cette lecture. De même pour ceux qui pensent que quand on veut on peut. Toinou, enfant intelligent et volontaire a manifestement beaucoup moins de chance dans la vie que les garçons de familles bourgeoises. Autre enseignement pouvant être tiré de ce livre : le comportement douteux de l’Eglise, notamment dans l’enseignement.
Mais, au-delà de cette dimension historique, la qualité de l’écriture, l’humour, l’auto-dérision rendent la lecture de ce texte savoureuse. C’était l’époque de la mode des récits témoignages de la vie passée à l’image du « Cheval d’orgueil » de Pierre Jakez Hélias. Antoine Sylvestre me paraît un peu plus réaliste. La dureté de la vie de ces petits paysans très pauvres qui n’est pas toujours compensée par les valeurs des anciens que souvent on idéalise me semble mieux bien analysée.
Il y a 120 ans, Aristide Briand faisait afficher dans toutes les mairies le texte de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. A Gorron, le maire, Charles Daniel, refusa cet affichage. Il fut alors suspendu et remplacé par son collègue médecin, le Dr Bouessée.
Dans sa profession de foi pour l’élection au Conseil Général de la Mayenne, on peut mesurer sa position radicale en la matière : « Aujourd’hui plus que jamais je veux la Liberté pour tous ; cette Liberté qu’à nous catholiques on enlève lambeaux par lambeaux tantôt avec hypocrisie, tantôt avec une brutalité cynique. Le Gouvernement n’a-t-il pas eu l’audace de dire que la loi de séparation était une loi libérale ! »
Il sera battu aux élections municipales suivantes par un ancien instituteur public. A l’époque, les défenseurs de l’Eglise remettaient en cause la République elle-même. Après la Seconde Guerre mondiale, ils l’acceptèrent définitivement. Mais la laïcité est toujours restée problématique. Sauf actuellement quand il est question de religion musulmane…
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
5ème génération
Julien Béchet / Madeleine Lambert
Les enfants :
Joséphine Madeleine (1825/1882) ; Etienne Jean (1828/1860) ; François Louis (1830/1870) ; Marie Ambroisine (1837).
Etienne Jean est né le 15 février 1828 à Gorron. L’acte est signé par le maire Ledauphin. En présence de Basile Bignon, greffier de justice de paix et de Jean-François Louis, garde champêtre. Le père et les témoins savent signer.
Il se marie le 14 août 1853 à Gorron avec Adeline Marie Jeanne Durand.
Il décède le 1er septembre 1860 à Gorron à l’âge de 32 ans.
Si l’existence d’écoles pour les garçons et pour les filles sont mentionnées à Gorron avant le 19ème siècle, c’est surtout après la loi Guizot en 1833 que se stabilise l’enseignement dans la ville. Il est assuré par des instituteurs communaux (laïcs) pour les garçons et des enseignantes religieuses pour les filles
L’école pour les filles se situait dans le domaine de l’hospice. Elle devint communale en 1855. L’école des garçons se situait près de l’église puis rue de Normandie. Avant les grandes lois sur l’enseignement (laïc, gratuit, obligatoire), les familles payaient une contribution scolaire pour que leurs enfants puissent bénéficier de cet enseignement. Les enfants des familles indigentes pouvaient en être dispensés.
Dans le roman, l’éducation des enfants devient importante pour la famille qui est au centre du récit. Des liens se tissent avec un sous-maître (instituteur adjoint), aux idées anarchisantes, qui se retrouvera pris dans les événements de la Commune de Paris.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 21 : Victor Ducoin, ouvrier d’usine, son épouse, Lucienne Guerrier, ouvrière d’usine et leur fils Jean-Louis.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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