A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 21 : Victor Ducoin, ouvrier d’usine, son épouse, Lucienne Guerrier, ouvrière d’usine et leur fils Jean-Louis.
En 1947, deux listes se présentaient aux suffrages des Gorronnais. A l’époque, on ne votait pas pour des listes complètes. Et on pouvait panacher (rayer des noms sur ces listes). Le 19 octobre 1947, il y avait 24 candidats en tout (deux listes). En 2026, les listes doivent être complètes (23 noms pour chacune, avec autant d’hommes que de femmes).
Ces exigences rendent parfois difficiles de trouver 46 personnes acceptant d’être sur deux listes et c’est dommage. Il me paraît préférable d’avoir une opposition dans un conseil municipal ( à condition que la présence d’un contre-pouvoir ne tourne pas au pugilat). Pour éviter notamment des dérapages à la limite de la légalité (prises illégales d’intérêt par exemple).
Je suis un peu surpris qu’à Gorron alors que le maire sortant a, depuis déjà un certain temps, annoncé qu’il ne se représentait pas, il n’y ait pas encore de liste issue de la majorité sortante. L’ancien maire serait en train de « chapeauter » la constitution de cette liste. Un ancien de la liste d’opposition tente de monter sa liste. Il aurait « une poignée » de candidats.
Espérons qu’il y aura bien deux listes en compétition, qu’elles seront représentées dans le prochain conseil et qu’une saine confrontation de points de vue permettra un bon fonctionnement de ce nouveau conseil.
La famille Dollé a été souvent évoquée sur le blog. L’aïeul, Frédéric, constructeur de machines agricoles, est arrivé à Gorron en 1899. Voilà comment il décrit son accueil par la ville dans une demande pour obtenir le mérite agricole: « Entré dans ce pays réactionnaire représenté encore au Parlement en la personne de Monsieur de Hercé, royaliste, je fus dès mon installation à Gorron, vu mes opinions complètement anti-nationalistes, en but à la persécution de mes confrères qui ne manquèrent pas, poussées en cela par certaines personnes politiques de la contrée, alors très influentes, de me nuire aux yeux des fermiers et agriculteurs du canton. »
Dix années plus tard, il est élu au conseil municipal, « triomphant au premier tour de scrutin de la liste réactionnaire patronnée par le Sénateur Daniel ». C’est Pierre Fouilleul, instituteur public en retraite qui deviendra maire, succédant au docteur en médecine Charles Daniel. Un tournant politique voyant des candidats républicains accéder à la gestion de la ville.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
5ème génération
Julien Béchet / Madeleine Lambert
Les enfants :
Joséphine Madeleine (1825/1882) ; Etienne Jean (1828/1860) ; François Louis (1830/1870) ; Marie Ambroisine (1837).
Joséphine Madeleine (Magdelaine) née le 19 mars 1825 à Gorron. L’acte est signé par Ledauphin (maire). Les témoins sont Adrien Filliatre, oncle paternel, perruquier et Julien Liger, garde champêtre. Le père et les témoins savent signer.
Elle décède le 3 décembre 1882 à Gorron à l’âge de 57 ans. Elle est sans profession, célibataire. L’acte est signé par Auguste Le Marchant, maire.
Bien souvent, dans les milieux pauvres des campagnes françaises au 19ème siècle, l’épouse complétait les revenus de la famille en fabriquant des fils à partir de fibres de chanvre, de lin, de laine... Ce travail à domicile rapportait peu.
Les plus pauvres utilisaient la quenouille et le fuseau. Sur la quenouille, on fixait les fibres que la fileuse tirait doucement. Elle les torsadait avec les doigts et les enroulait sur le fuseau (une mince tige de bois), qui, en tournant, poursuit la tension.
L’invention du rouet, une machine avec une roue actionnée par le pied, permet pour les moins pauvres une production plus rapide donc des revenus supérieurs.
Dans le roman, on voit plusieurs épouses, de générations différentes, filer le lin, le chanvre, la laine, d’abord avec la quenouille puis avec le rouet. Leurs gains complètent ceux de leurs époux qui travaillent dans le bâtiment (charpentier, maçons…).
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 21 : Hilaire Boursier, son épouse Marie Gouin et leurs enfants : Denise et Edmond.
Deuxième opus d’un triptyque qui nous replonge dans la neige et les forêts canadiennes. A nouveau une narratrice vivant seule dans une roulotte isolée au plus près de la nature, à l’écart d’une société qui lui déplaît, dans laquelle la violence et le non-respect de la faune et la flore l’exaspère.
Cette fois, le prédateur est bien identifié. Un braconnier qui ne respecte rien, femmes et animaux notamment. Raphaëlle, garde forestière, est directement confrontée à cet archétype du mâle blanc, tout ce qu’elle déteste. Le lecteur assiste à une confrontation aussi sauvage que la nature où elle se déroule.
On pourrait avoir affaire à un habille thriller. Mais le style, les remarquables descriptions, la relation de la narratrice avec une autre femme, elle aussi confrontée à un monde hostile et un vieil homme qui rachète la violence masculine, tout cela va bien au-delà d’un simple suspens agréable pour le lecteur.
Dans le premier opus, « encabanée », j’avais déjà été séduit par la langue de l’autrice. Je l’ai retrouvée avec autant de plaisir dans celui-ci.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
5ème génération
Julien Béchet / Madeleine Lambert
Ils se sont mariés le 13 mai 1824 à Gorron. Julien Béchet est sacriste, il a 36 ans. Madeleine a 24 ans. Elle est originaire de Gorron. Son père était marchand (mercier). C’est Jean-François Péan, adjoint au maire qui les marie. A noter que Etienne François Ducoin, cousin du marié, instituteur, est un des témoins. Les époux savent signer.
Les enfants :
Joséphine Madeleine (1825/1882) ; Etienne Jean (1828/1860) ; François Louis (1830/1870) ; Marie Ambroisine (1837).
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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