Le 19 avril 1939, le Sous-Préfet de Mayenne exigeait du maire de Gorron de ne pas « apposer » ou « diffuser » les affiches appelant à aider les réfugiés républicains Espagnols poussés hors d’Espagne par Franco à l’issue de la guerre civile.
La France qui n’a pas soutenu les Républicains dans leur combat contre les « fascistes » ne favorise pas l’accueil des réfugiés Espagnols. On les enferma dans des camps improvisés aux conditions de vie déplorables en termes d’abris, de nourriture, de soins.
Des Français, par contre, ont essayé de défendre la République espagnole en allant combattre à leur côté puis en accueillant humainement les vaincus. Le pouvoir ne se contentait pas d’accueillir les réfugiés de manière indigne, il empêchait ceux qui voulaient leur venir en aide d’appeler à un « droit d’asile », sur tout le territoire, comme le montre le courrier du Sous-Préfet.
La variole était une maladie endémique entraînant des épidémies saisonnières qui touchaient principalement les jeunes enfants. Il n’existait pas vraiment de traitement si ce n’est le soulagement des symptômes : fièvre, maux de tête, douleurs lombaires, fatigue puis irruption cutanée (pustules purulentes) …
Devant l’absence de traitement, on a cherché du côté de la prévention. L’idée d’une vaccination (inoculation d’une forme plus légère de la maladie pour entraîner le corps à se défendre) émerge dès la fin du 18ème siècle. Mais le principe même est rejeté par ceux qui craignent que le remède soit pire que le mal, soutenus par l’Eglise qui pense qu’on ne peut aller contre la volonté divine.
Cette opposition à la vaccination s’étend quand l’Etat veut imposer une vaccination obligatoire pour enrayer l’apparition de la maladie. Dans le roman, la famille D. soutient la vaccination pour éviter la maladie à leurs enfants.
Maurice Louveau né le 07/08/1939. Je n’ai pas retrouvé la lignée.
Albert Boittin né le 09/10/1910. Il est le fils de Victor Pierre Boittin et de Pascaline Louise Cornu, Victor Pierre est originaire de Lesbois et Pascaline Cornu de Brecé. La lignée ne sera pas retenue.
Récapitulatif 1
Sur 2143 personnes retenues, 234 sont originaires de Gorron. Sur ces 234, 99 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 27 : René Bouillon, manœuvre maçon, son épouse Madeleine Meslin ouvrière d’usine et leur fils Raymond.
« Les irresponsables – Qui a porté Hitler au pouvoir ? » (Johann Chapoutot)
L’histoire ne se répète jamais mais il arrive qu’elle bégaye. L’extrême centre de la République de Weimar n’est pas la Macronie actuelle. Les Nazis ne sont pas le RN. Mais on ne peut que constater certaines analogies. La théorie des extrêmes renvoyant LFI au même niveau que le RN, voire même pire que l’extrême droite. Le soutien des privilégiés, notamment les ultras riches. Beaucoup du socle commun et même certains socio-démocrates préfèreraient voter Le Pen que Mélenchon. Voilà où on en est actuellement.
L’auteur est un historien sérieux. Avant l’épilogue, il y a dans l’ouvrage une étude approfondie sur l’évolution des politiques allemands aboutissant à l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Cette étude est parfois un peu dense pour un non spécialiste comme moi. Mais le style est plutôt agréable. Je ne connais pas l’audience de l’auteur ni sa reconnaissance par ses pairs. Mais j’espère que nos politiques liront le livre et que cela les amènera à réfléchir. A condition que chacun arrive à dépasser ses certitudes et à dégonfler un peu son égo. Difficile, notamment au plus haut niveau de l’Etat.
Michel est décédé le 20 avril 1717 à Andouillé et inhumé le 21 en présence de ses enfants (Michel et Julien) qui ne savent ps signer et René Bussé (?) qui, lui, signe d’une écriture approximative.
Dans certains arbres généalogiques, Guillemine Piau serait morte à Andouillé le 9 octobre 1717 et dans un autre le même jour à la Baconnière à 70 ans (née en 1647. Après vérification elle est bien inhumée à la Baconnière le 10 octobre 1717 (morte le 9 octobre) en présence de ses enfants (Julien et Michel). Elle est donc morte environ 6 mois après son mari. On retrouve René Rebussé et un certain Joseph Babin, gendres de la défunte. Est-elle morte à Andouillé et inhumée le lendemain à la Baconnière ? Ou a-t-elle quitté Andouillé après la mort de son mari ? Impossible en l’état de trancher.
Michel semble donc avoir passé toute sa vie (75 années) à Andouillé. (sauf incertitude sur le lieu de naissance de sa fille Françoise : La Baconnière ?). Mises à part ses deux dernières années, il aura vécu sous le règne de Louis XIV. Après son mariage, il est journalier agricole. Par la suite, dans les actes où il apparait, il est enregistré comme laboureur sans autres précision. A-t-il tenu une petite métairie ? Hypothèse non vérifiable.
Deux associations sportives concurrentes existaient à Gorron avant 1940 : La Jeanne d’Arc, association paroissiale et l’Union Sportive Gorronnaise. Le document ci-dessous nous apprend que cette dernière devait être inscrite à la Fédération Départementales des Œuvres Laïques. Nous avions donc bien à l’époque une division dans les domaines sportifs et éducatifs entre les actions confessionnelles et les actions laïques.
Un premier rapprochement eut lieu au niveau du football avec la création du Football Club Gorronnais qui réunit les équipes de la Jeanne d’Arc et de l’Union Sportive. Mais la concurrence perdura sur les mêmes bases entre la Jeanne D’arc et l’Amicale Laïque Gorronnaise.
La création de l’Association Sportive Gorronnaise en 1975 avait l’ambition de réunir toutes les sections sportives. Mais l’Amicale Laïque garda son indépendance en créant des sections non présentes dans l’ASG. Sauf en ce qui concerne le tennis de table pendant de longues années.
Après avoir suivi deux des familles gorronnaises les plus anciennes (Ducoin, Bouillon), il s’agira désormais de la famille Béchet.
3ème génération
Etienne François Béchet / Adélaïde Françoise Heuveline
Les enfants : Etienne (1882), Victor (1884).
Etienne est né le 14 mai 1882. L’acte est signé par Auguste Le Marchant, maire de Gorron en présence de Constant Brodin, aubergiste et de Isidore Picot, cantonnier.
Il se marie le 12 août 1922 à Gorron avec Georgette Wébert. Il est menuisier. Georgette est originaire de Meurthe et Moselle. Sa famille a refusé de rester en Allemagne après l’annexion à la suite de la guerre perdue de 1870.
Pour l’exposition universelle de 1900 à Paris, l’Etat a demandé à toutes les communes de réaliser des monographies portant sur la géographie, l’histoire locale, la démographie, l’économie, la vie sociale, l’état sanitaire de l’époque…
En Mayenne, notamment, ce sont les instituteurs présents dans chaque commune qui ont rédigé ces monographies. Elles sont actuellement numérisées et on peut les consulter dans la cadres des archives départementales. Ces documents ont une valeur historique remarquable.
Dans le roman, la famille, proche des instituteurs gorronnais, a été très intéressée par les recherches nécessaires à la réalisation de ces documents.
Il est le fils de Modeste Laigle originaire de Couesmes.
René Perret né le 14/04/1920 et Simone Boittin née 22/10/1921 à Gorron
René serait le fils de Germain Perret et de Maria Louveau, originaires de Couesmes. Simone est la fille de Victor Joseph Boittin originaire de Lesbois. La lignée ne sera pas retenue
Récapitulatif 1
Sur 2137 personnes retenues, 232 sont originaires de Gorron. Sur ces 232, 99 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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