Une écrivaine féministe, écologiste, agitatrice d’extrême gauche dans les année 1970. Grand-mère de l’auteur lui-même plutôt à gauche, journaliste, documentariste, s’intéressant notamment aux bavures policières. Tout cela ne pouvait que m’intéresser.
Je ne connaissais pas Françoise d’Eaubonne, la grand-mère que l’on voit sur le bandeau du livre allongée dans l’herbe un pistolet à la main. Pourquoi Fessenheim ? Parce qu’ellea déposé des explosifs dans la centrale nucléaire dans le cadre de la lutte contre cette technologie jugée dangereuse. A noter tout de même que les deux « terroristes » ont pris leurs précautions pour qu’il n’y ait pas de victimes.
Françoise était une personnalité complexe ayant besoin d’action, d’engagements parfois désordonnés. Son petit-fils, comme écrivain utilise un style haché, fait de retours en arrière fréquents. Ce qui a un peu limité mon plaisir de lecture. Mais, globalement, me replonger dans ces années post 68 a été positif.
4ème génération (Prosper Pierre et Florence Léonie Trideau). Suite.
Ils auront 4 enfants. Prosper est maçon et tiendra un débit de boisson avec sa femme.
Pierre Prosper est né le 15 novembre 1865 à Ernée, rue du Dessous (?). Le père est maçon et les témoins sont maçon et piqueur. Il se marie le 20 avril 1894 à Ernée avec Victoire Romaine Gallier, couturière. Les témoins sont cordonniers et coupeur en chaussures. Les époux savent signer. Il meurt le 18 janvier 1900 à Ernée. Il est alors chaussonnier.
Auguste Eugène est né le 18 avril 1868 à Ernée quartier du Chêne Vert. Il est mort le 27 septembre 1927 à Tours. A l’époque, le déclarant, vaguemestre à l’hôpital général de Tours, ne connait pas l’adresse ni le métier des parents. Apparemment, il ne se serait pas marié.
Emile Jules Jouvin né le 20 mai 1870 à Ernée, quartier du Chêne Vert. Le père est maçon. Les témoins, aubergiste et paveur. Il se mariera deux fois : le 12 janvier 1894 avec Constance Marie Garreau à Ernée et le 28 octobre 1900 avec Marie Augustine Blin à Chailland. Il mourra le 11 octobre 1952 à Ernée. Il représentera la 3ème génération.
Constance Florence née le 17 avril 1872 à Ernée quartier du Chêne Vert. La déclaration est faite par la sage-femme Henriette Renault, la mère Constance Florence Trideau, journalière, étant veuve. Elle décède le 17 juillet 1880 à 8 ans. Le décès est déclaré par un journalier et un jardinier.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
6ème génération
Jean Ernault (Hernault) / Jacquine Vi
Ils se sont mariés le 15 février 1776.à Gorron. Jean est domestique.
Leurs enfants : Jean Jacques (1777 – 1777) ; Jeanne Jacquine (1778 – 1808) ; Jean (1780 – 1782) ; Jean (1782 -1844) ; Victoire Jacquine (1787 – 1813).
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Sellos - quincailler
Ancienne maison Robert. On voit sur la facture que le quincaillier a deux spécialités : des chaudières à distiller et des pompes en cuivre. La liste, en outre, des fabrications donne une idée du travail de cet artisan.
On le retrouve dans les listes de recensement de la population en 1911, quartier de la Mairie, Grande Rue. Joseph Sellos, originaire de Saint Ellier les Bois. Son épouse : Marie-Louise Mieuzet. Son beau-père, Almire Mieuzet. Sa nièce, Marcelle Papillon. Leur domestique Hortense Pacori.
On ne connait pas exactement la fonction de ces pierres dressées. Dans le roman, l’hypothèse d’un repère astronomique qui, en fonction de la place du soleil, marque les solstices et les équinoxes des saisons. Le solstice d’hiver correspondra au début de l’année, ce moment où les jours rallongent.
L’érection de la pierre sera un passage important du roman. Elle correspondra à une fête réunissant plusieurs clans de la région. Cette fête reviendra chaque année près du menhir. Elle aura notamment une fonction religieuse dans le souvenir des morts.
Trois familles vivront dans la petite vallée où se situe la pierre. Et leur vie quotidienne aura aussi toute sa place dans le roman.
Solange Biseul née le 06/12/1924, époux Georges Broussin, magasinier.
1ère génération
Solange Biseul
Cultivatrice
Georges Broussin
Cultivatrice
1975
2ème génération
Constant Denis
Cultivateur
Constance Gérault
Cultivatrice
La Violais
1923
3ème génération
Joseph Marie Biseul
Cultivateur
Marie Lepauvre
Cultivatrice
1887
4ème génération
Constant Biseul
Cultivateur
Mélanie Rotier
Cultivatrice
La Courçonnais
1842
5ème génération
Louis Bizeul
Cultivateur
Anne Péan
Cultivatrice
Joseph Biseul se marie le 8 févier 1920 à Gorron avec Marie Lepauvre. Il est le fils de Constant Biseul (Bizeul)et de Mélanie Rotier (Rottier) mariés à Couesmes le 3 novembre 1872.
Constant est né à Gorron le 15 août 1843 de Louis Bizeul, originaire de Gorron et Anne Péan.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
N° 48 : Jules Fournier et son épouse Georgette Launay, ouvriers d’usine. Leur fille : Catherine Fournier.
Jennifer Kerner est une scientifique, docteur en archéologie, mais aussi une écrivaine de grand talent. Dans cet ouvrage original, elle s’adresse à son premier amour disparu et revisite les rites funéraires à travers les âges et des lieux. Globalement une réflexion sur la mort, la disparition et le respect qu’on doit aux disparus.
Entre récit et essai, l’autrice peut déployer tout son talent. Ses réflexions sur la fin de vie actuelle donne aussi une dimension politique à ce livre très riche, érudit mais aussi poétique. Jennifer Kerner a beaucoup de cordes à son arc. Il paraît qu’elle a aussi joué dans des films.
Ce petit bijou d’écriture donne envie de mieux la connaître et d’approcher son œuvre. En plus, elle dit aimer les vieilles personnes ce qui ne gâte rien pour un lecteur qui n’est plus de la première jeunesse.
4ème génération (Prosper Pierre et Florence Léonie Trideau)
Prosper Pierre Jouvin est né le 6 mars 1842 à la Petite Touche à Ernée. Les témoins sont deux laboureurs dont l’un sait signer mais pas son père.
Il fera partie de la première génération allant à l’école et sachant signer.
Cette école se situait vraisemblablement, associée à l’ancien Collège, près de l’église. Dans le recensement de 1851 (Prosper a alors 9 ans), on relève 8 institutrices et instituteurs à Ernée.
Il se marie à 23 ans, le 8 août 1865 à Ernée avec Florence Léonie Trideau. Il est maçon, sa femme sans profession définie. Florence est orpheline. Née le 11 juillet 1845 à Ernée, place Mazarin, elle a 20 ans. Son père était journalier. Son tuteur, Julien Trideau est charpentier à Saint-Pierre-des-Landes. Prosper (qui signe Pierre) et Florence savent signer. Des amis concierge, menuisier, serrurier, sont présents.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
7ème génération
Jean Ernault / Renée Le Ray
Ils se sont mariés le 21 octobre 1751 à Gorron. Jean, laboureur, est veuf d’Anne Foubert décédée en 1751.
Ils ont eu 5 enfants : Jean (1753/1810) ; Renée (1756/1832) ; Claude (1758) ; Guillaume (1762) ; Renée (1766).
Renée est née le 31 juillet 1766. L’acte est signé par le vicaire Gonnet (futur curé de Gorron). Le parrain est René Guesdon, la marraine Marguerite Leboulenger. A noter que Jean Ernault est décédé.
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