3ème génération (Emile Jouvin et Constance Marie Garreau puis Marie Augustine Blin) – Fin
Berthe Constance née le 17 juillet 1908 à Ernée. Elle est chaussonnière en 1921. Elle se marie le 22 avril 1933 avec Alphonse Lemercier, artisan électricien. Elle décède le 14 mai 1985 à Ernée.
En 1921, on retrouve la famille route de Mayenne.
Georges Jouvin né le 9 mars 1910 à Ernée. Il se marie le 16 septembre 1933 à Ernée. Il décède le 27 décembre 1994 à Gorron. Il représentera la 2ème génération.
Jules Pierre Jouvin né le 07/04/1914 à Ernée. Il décède le 05/02/1915 à Ernée.
Un enfant mort-né en 1916.
Henri Constant Jouvin né le 16/01/1919. Il décède le 29/04/1972.
Emile Jules Jouvin décède le 11 octobre 1952 à Ernée. Il a 82 ans. Marie Augustine Blin décède le 21 août 1962 à Ernée. Elle a 84 ans. Elle est alors à l’hospice.
A la naissance d’Emile, en 1870, la France est alors en guerre avec la Prusse. En 1914, il sera renvoyé dans ses foyers après quelques jours de mobilisation étant père de six enfants. En 1940, il est trop vieux pour être mobilisé. Il connaîtra donc trois guerres, deux Républiques (3ème et 4ème) et les avancées sociales, notamment celles très importantes du Front Populaire en 1936 et du gouvernement provisoire issu de la Résistance. Il sortira de la condition de journalier en travaillant dans les usines de chaussures nombreuses dans le nord Mayenne à l’époque. Mais si la famille n’est plus dans la misère, elle reste tout de même parmi les classes les plus pauvres de la société.
Je me doutais bien qu’un tel auteur reconnu et lu mondialement allait faire attention aux anachronismes dans ce roman se déroulant au néolithique. Et pourtant, dès le début du récit, j’ai ressenti un décalage, l’impression que quelque chose sonnait faux. Le langage utilisé est trop soutenu, notamment dans les dialogues et dans les relations entre les personnages. Avec, en plus, des personnages eux-mêmes caricaturaux. Les bons et les méchants, sans nuances.
Heureusement, on retrouve dans le roman les clans illustrant le mélange de Sapiens de différentes origines et les premiers pas de la civilisation moderne : les éleveurs, les agriculteurs, les tailleurs de pierre mais aussi les chasseurs cueilleurs. Avec, déjà, dans chaque clan, des relations sociales (notamment hommes/femmes) qui font écho à ce qu’on connait aujourd’hui. Mais, là encore, j’ai eu l’impression d’un schématisation excessive.
Quant aux monuments de pierres dressées (Stonehenge) j’aurais aimé une approche plus fouillée de leur dimension spirituelle. Comme ce que l’auteur a fait pour leur transport et leur érection. Ce qui n’enlève rien au plaisir de la lecture de ce livre.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
6ème génération
Jean Ernault (Hernault) / Jacquine)
Ils se sont mariés le 15 février 1776 à Gorron. Jean est domestique.
Leurs enfants : Jean Jacques (1777 – 1777) ; Jeanne Jacquine (1778 – 1808) ; Jean (1780 – 1782) ; Jean (1782 -1844) ; Victoire Jacquine (1787 – 1813).
Victoire Jacquine est née le3 avril 1787 à Gorron. L’acte est signé par le vicaire Hamon. Le parrain est Noël Lambert, son cousin paternel et la marraine Julienne Rouzière.
Elle se marie à Gorron le 21 thermidor an treize (9 août 1805) avec Julien Garnier, laboureur, originaire de Vaucé. Sont présents les amis de l’épouse : Bonaventure Fleury, pharmacien, Bazile Bignon, secrétaire de la justice de paix et Jean Le Monnier, tisserand. L’acte est signé par le maire Lefaux.
Elle décède le 28 août 1813 à 26 ans. Julien Garnier est alors boucher. L’acte est signé par le maire Garnier.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Le Guillochet : peintre
On peut noter que Bénoni Le Guillochet, peintre, tapissier… peut même peindre les voitures (hippomobiles).
Bénoni Le Guillochet, originaire de Gorron, est recensé Grande Rue en 1911 avec son épouse Jane, elle aussi originaire de Gorron.
Sur la carte postale ci-dessus, on le retrouve à la terrasse du café Bara (place du Général Barrabé actuelle). Sur celle ci-dessous, on peut penser que c’est lui qui, sur l’échelle à gauche de la carte postale de la Grande Rue, est en train de peindre.
Claude avait raison sur le ruisseau près duquel la Pierre a été dressée. Il y a une erreur sur le cadastre napoléonien. Il ne s’agit pas du ruisseau de Saulnière. En réalité, celui qui jouera un rôle dans le roman « La Pierre Tournante » prendrait sa source près de la ferme de la Charbonnière, route de Couesmes. Il rejoindrait celui venant du moulin de Mérault. Passant ensuite par le Rocher puis par la Bourdaiserie, il se jette dans la Colmont derrière le complexe sportif Maurice Dufour, route de Brecé.
Le narrateur qui louera le pré dans lequel coule le ruisseau à un vieux paysan entretiendra ses berges en taillant notamment certains des arbres qui longent les eaux.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
N° 52 : Henri Pottier, ouvrier d’usine et son épouse Irène Guyard.
J’ai trouvé dans ce roman ce que j’allais y chercher. La fin d’une paysannerie illustrée par un des personnages centraux : le vieux paysan qui, avec ses parents, prolonge l’existence d’une exploitation agricole vouée, à court terme, à la disparition. L’autrice a le talent pour vous plonger dans ce milieu pathétique malgré le charme de la vie à la campagne.
Deux narrateurs, en alternance : le fils englué dans sa vie morne, la fille qui, elle, a quitté son milieu pour enseigner à Paris. La langue est belle, fluide. J’ai eu, parfois, le besoin de relire certaines phrases, regrettant de les avoir lues trop vite.
Mais, dans certaines phrases, au contraire, le travail d’écriture m’a paru trop souligné. Comme le discours de Marie-Hélène Lafon quand dans les interviews elle cherche le mot juste. Ce qui parfois peut m’irriter.
3ème génération (Emile Jouvin et Constance Marie Garreau puis Marie Augustine Blin) – suite.
Emile Jules se remarie le 28 octobre 1900 à Chailland avec Marie Augustine Blin, agricultrice, née à Montenay le 27 octobre 1878, vivant avec sa mère à Monthéreu à Chailland. Elle a 22 ans. En 1896, son père est mort à la Baconnière. Emile a 30 ans. A noter que parmi les présents au mariage, du côté de l’épouse il y a deux instituteurs : Priolet Léopold et Jules Royer, domiciliés à Chailland.
Leurs enfants : tous nés au Chênevert (Chêne Vert) à Ernée.
Marie-Louise Jouvin née le 18 avril 1901 (Marie Blin était donc enceinte lors de son mariage ; à noter qu’on ne donne pas sa date de mariage mais seulement « au cours de l’année dernière » ; elle est « sans profession ») à Ernée. Elle se marie le 28 octobre 1922 avec Emile Auguste Pascal, chausonnier. Elle décède le 27 avril 1994 à Laval (hôpital), domiciliée à Ernée.
Germaine Yvonne Jouvin née le 30 juin 1902 à Ernée. Sa mère, Marie Blin est alors chaussonnière. Germaine décède à l’âge de 7 mois, le 15 janvier 1903.
Joseph Jules Jouvin né le 30 juin 1903 à Ernée. Il décède à l’âge de 2 ans et onze mois.
Yvonne Germaine Jouvin née le 1er octobre 1905 à Ernée. Elle se marie en 1927 avec Paul Louis Damourette, chaussonnier à Ernée. Elle décède le 18 octobre 1987à Ernée (maison de retraite).
Marcelle Constance Jouvin née le 24 octobre 1906 à Ernée. Elle décède le 22 juillet 1907 à l’âge de dix mois.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
6ème génération
Jean Ernault (Hernault) / Jacquine)
Ils se sont mariés le 15 février 1776.à Gorron. Jean est domestique.
Leurs enfants : Jean Jacques (1777 – 1777) ; Jeanne Jacquine (1778 – 1808) ; Jean (1780 – 1782) ; Jean (1782 -1844) ; Victoire Jacquine (1787 – 1813).
Jean est né le 30 décembre 1782 à Gorron. Son parrain est Jean Ruault et sa marraine Julienne Lhuissier. L’acte est signé par le vicaire Rageot.
Il a épousé Marie Renée Sophie Guihéry originaire de Gorron, veuve de Guillaume Fouilleul, le 28 avril 1810. Il est boucher. L’acte est signé par le maire Lefaux.
Il décède le six octobre 1844. Sn décès est déclaré par Jean Lemonnier, tailleur d’habits et par René Guihéry, propriétaire. L’acte est signé par le maire Ledauphin Blinière.
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