Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
6ème génération
Jean Ernault (Hernault) / Jacquine)
Ils se sont mariés le 15 février 1776.à Gorron. Jean est domestique.
Leurs enfants : Jean Jacques (1777 – 1777) ; Jeanne Jacquine (1778 – 1808) ; Jean (1780 – 1782) ; Jean (1782 -1844) ; Victoire Jacquine (1787 – 1813).
Jean est né le 30 décembre 1782 à Gorron. Son parrain est Jean Ruault et sa marraine Julienne Lhuissier. L’acte est signé par le vicaire Rageot.
Il a épousé Marie Renée Sophie Guihéry originaire de Gorron, veuve de Guillaume Fouilleul, le 28 avril 1810. Il est boucher. L’acte est signé par le maire Lefaux.
Il décède le six octobre 1844. Sn décès est déclaré par Jean Lemonnier, tailleur d’habits et par René Guihéry, propriétaire. L’acte est signé par le maire Ledauphin Blinière.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Louis Leblanc, entrepreneur en maçonnerie
Avant l’arrivée du cimentier Gaggione, il existait plusieurs entreprises de maçonnerie de moins de dix ouvriers à Gorron. La famille Leblanc, plusieurs génération de maçons, dès le 19èmesiècle en faisait partie.
Dans le recensement de 1911, on retrouve Louis Leblanc, né en 1881 à Gorron, son épouse Marie, originaire de Le Pas et leurs enfants : Constance, Albert et Joseph, tous les deux maçons chez leur père, rue Jean-Jacques Garnier (point rouge).
Pour les besoins du roman, on a situé le polissoir* à Hercé où se trouve un dolmen effondré (la Pierre). Ces blocs de granit permettaient aux Sapiens de polir des pierres afin d’obtenir des outils (haches, herminettes…). On peut voir sur le polissoir les rainures et les cuvettes creusées par les frottements qui dans un travail lent et précis pouvaient affûter et lisser ces pierres emmanchées à des supports en bois.
C’est sur ce lieu que vivra le troisième clan de l’histoire (avec les chasseurs cueilleurs du menhir, les éleveurs agriculteurs du dolmen) fabricants d’outils mais aussi extracteurs de pierres suffisamment dures et pouvant être polies. Ces hommes pratiquent aussi l’achat et la vente n’hésitant pas à se déplacer sur de longues distances.
*Il s’agit sur la photo du polissoir situé sur la commune de Montenay.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
J’avais déjà entendu parler de Jean-Loup Trassard comme écrivain paysan mayennais. Mais je ne le connaissais pas vraiment. Il vient de mourir à 92 ans. Sa nécrologie montre qu’il n’était pas vraiment paysan (un employé s’occupait de son élevage bovin) mais était un véritable écrivain de talent (publié depuis longtemps par Gallimard).
Son roman « Dormance » le confirme. Un style particulier, genre poésie en prose, supprimant souvent les articles, les pronoms. Peut-être lié au contexte du récit : deux familles de Sapiens s’installant dans une petite vallée au néolithique. Une construction originale dans laquelle le narrateur (l’auteur lui-même) est intégré dans le texte. Il informe le lecteur de sa démarche d’écrivain et revient sur ses propres souvenirs.
La petite vallée se situe en effet près de la rivière l’Ernée où Jean (Trassard) a vécu sa jeunesse et une partie de sa vie, ayant gardé la maison familiale et pratiquant la photographie. Une autre corde à son arc. Une belle découverte pour moi qui me donne envie de me plonger dans son œuvre.
3ème génération (Emile Jouvin et Constance Marie Garreau puis Marie Augustine Blin)
Emile JulesJouvin est né le 20 mai 1870, quartier du Chênevert (Chêne Vert ?) à Ernée.
Il se marie le 12 janvier 1894 avec Constance Marie Garreau, ouvrière (couturière) de 22 ans dont le père est charpentier. Il a 23 ans, est cordonnier (ouvrier en chaussures). Sa mère Constance Florence Trideau, journalière, est remariée avec François Huchet. Les amis présents sont fendeur de bois, cantonnier, débitant de boisson, maçon et employé de mairie. Constance et Emile savent signer.
Leurs enfants :
Constance Renée Jouvin née le 26 avril 1894 à Ernée. Elle se marie le 26 décembre 1913 avec Henri Gustave Forveille, chaussonnier, à Ernée. Elle est ouvrière en chaussures. Les amis sont tous chaussonniers. Elle décède à Rennes le 11 janvier 1971. Henri Gustave Forveille deviendra concierge à la mairie d’Ernée.
Emile François Jouvin né le 23 juillet 1895. Il se marie le 3 avril 1918 avec Marie Angèle Fourreau à Ernée. Il est facteur des Postes et habite Saint-Berthevin. Elle est chaussonnière à Ernée. Ils savent signer. Les témoins sont issus du milieu de la chaussure. Il décède le 29 avril 1980 à Laval (hôpital ?).
Constance Marie Garreau décède le 21 mars 1898 au Chêne Vert (Chênevert) à Ernée. Elle est ouvrière âgée de 27 ans. La déclaration est faite en l’absence de famille ou de voisins.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
6ème génération
Jean Ernault (Hernault) / Jacquine)
Ils se sont mariés le 15 février 1776.à Gorron. Jean est domestique.
Leurs enfants : Jean Jacques (1777 – 1777) ; Jeanne Jacquine (1778 – 1808) ; Jean (1780 – 1782) ; Jean (1782 -1844) ; Victoire Jacquine (1787 – 1813).
Jeanne Jacquine se marie le 18 juin 1807 à Gorron avec Guillaume Vaugeois.
Elle décède, à trente ans, à Gorron, le 25 juillet 1808. Ce sont Jean Ernault, boucher et Julien Buchard boulanger qui ont déclaré le décès. L’acte est signé par le maire Bignon.
Jean est né le 16 septembre 1780 à Gorron. Le parrain est Guillaume Ernault son oncle et la marraine Marie Launay, sa cousine.
Une série de factures qui va permettre de retrouver des entreprises et artisanats gorronnais au début du 20ème siècle à partir du recensement de la population de 1911.
Péan Fils : sellerie, bourrellerie
Dans les productions, on note : huile pied-de-bœuf. Cette huile était fabriquée à partir des pieds et des tibias de bétail. Elle est utilisée pour assouplir et bien conserver les cuirs.
On retrouve la famille Péan dans le recensement de la population de1911, rue de Bretagne. Il s’agit de Jules Péan, bourrelier, né en 1861 à Evron, de son épouse Joséphine, originaire d’Angers de leurs fils Jules (24 ans) et Georges (19 ns), bourreliers, et de leur fille Marie (22 ans).
Ce sont des monuments mégalithiques correspondant dans notre région à une période entre 4000 et 2000 ans avant notre ère. Ils servaient vraisemblablement de tombeaux collectifs, sépultures de personnages sans doute importants d’un clan. Une table de pierre massive est posée sur des pierres dressées Ce qui reste à notre époque est l’ossature d’un monument plus massif formé de terre et de pierres plus petites.
Souvent, quand des fouilles sont réalisées dans des dolmens, on peut trouver des ossements, des objets funéraires, des outils, des poteries… L’enveloppe de terre et de pierres est reconstruite pour donner une idée du monument originel. C’est ce qui a été fait au « Petit Vieux Sou à Brecé.
Ce dolmen sera un lieu sacré dans le roman, autour duquel vivra un clan d’agriculteurs/éleveurs.
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