A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
N° 37 : Marcel Maurouard, chauffeur de poids lourds et Yvonne Hercent son épouse.
« Vivre pauvre – quelques enseignements tirés de l’Europe des Lumières » (Laurence Fontaine)
Un essai très pointu, parfois redondant, qui dresse un tableau complet de la pauvreté au 18ème siècle. Les différents degrés, les petites méthodes pour s’en sortir, et surtout les mesures sociales pour lutter contre. De la charité à la philanthropie jusqu’aux aides sociales actuelles.
Un concours est organisé en 1777 pour trouver les moyens de « détruite la mendicité ». 125 mémoires sont envoyés dans lesquels on peut voir la représentation qu’on se fait des pauvres à l’époque. On y distingue les fainéants, les malhonnêtes, des invalides incapables de travailler. Et, pour chaque catégories, des traitements différents sont proposés. De l’enfermement et la contrainte à l’aide financière pour démarrer une activité artisanale.
Quels que soient les choix, les pauvres sont toujours considérés comme une classe à part, pas vraiment responsables, par des nantis qui doivent s’en occuper. En fin d’essai, l’autrice aborde la situation actuelle. Si beaucoup de progrès ont été faits, les mêmes représentations sont toujours présentes. Lorsqu’on parle des « assistés » ils ne sont pas considérés comme des égaux. Et surtout, on refuse d’analyser la responsabilité des « nantis » dans la situations des pauvres.
5ème génération (Pierre François Jouvin et Charlotte Perrine Leblanc)
Pierre François est né le 17 novembre 1809 à Montenay. Ses parents ne savent pas signer.
Il se marie à 28 ans le 20 avril 1838 à Ernée avec Charlotte Perrine Leblanc. Ils ne savent pas signer.
Une précision dans l’acte sur ses grands-parents paternels : petit-fils de René Jouvin et de Perrine Biguette ce qui remettrait en cause la lignée déjà présentée. En réalité, Biguette est le premier prénom d’Anne Anjuère (Biguette Anne Perrine). On voit ainsi que les actes peuvent contenir des données erronées. Il est possible ici que les noms des grands-parents aient été donnés par le marié confondant le prénom avec le patronyme.
Charlotte Perrine Leblanc est domestique, âgée de 27 ans. Elle est originaire de Saint-Hilaire-des-Landes et habite Ernée.
Pierre est journalier agricole comme ses ancêtres à Montenay.
Après avoir suivi trois des familles gorronnaises les plus anciennes de Gorron (Ducoin, Bouillon, Béchet), il s’agira désormais de la famille Ernault/Bailleul.
7ème génération
Jean Ernault / Renée Le Ray
Ils se sont mariés le 21 octobre 1751 à Gorron. Jean, laboureur, est veuf d’Anne Foubert décédée en 1751.
Ils ont eu 5 enfants : Jean (1753/1810) ; Renée (1756/1832) ; Claude (1758) ; Guillaume (1762) ; Renée (1766).
Jean est né le 6 février 1753. Il est nommé dans l’acte Jean Renault. (à suivre).
Dans le Mayenne-Journal du dimanche 25 juin 1944, une relation détaillée du bombardement est publiée. Vers 1 heure et ½, une centaine d’avions, des explosions pendant une douzaine de minutes… Un spectacle d’horreur.
La liste provisoire des morts et des blessés est dressée. On y trouve deux Gorronnais : Albert Leblanc, 19 ans, rue de Bretagne ; Lucien Mauguit, 19 ans, rue de la Madeleine. Les communes aux alentours et des équipes venues de Laval, Ernée et Gorron sont venues aux secours des sinistrés. Mais des voleurs ont profité du chaos pour emporter de petits butins (bobines de fil, pantalon, chaussons…).
Les rédacteurs de l’article s’interrogent sur les mobiles de ce « sauvage bombardement ». La gare « seul objectif militaire n’accusait depuis quelque temps aucun trafic ». Mais aussi sur l’armement utilisé : bombes explosives, plaquettes incendiaires et bombes à retardement…
On apprend plus tard qu’il y a eu 345 morts et plus de 120 blessés. Des tracts auraient prévenu la population du bombardement mais aucun n’a été retrouvé. On peut rappeler que toute guerre fait des victimes civiles innocentes…
En octobre 1929, aux USA, la bourse s’effondre entraînant une panique financière, de nombreuses faillites de banques, une chute de la production industrielle, un important chômage et une entrée dans la misère de nombreuses familles.
On ressent le choc de cette grave crise dans de nombreux pays, notamment la France, quelques années plus tard. A l’époque, à Gorron, les usines de chaussures occupaient une place importante dans l’économie de la ville. Elles furent touchées comme beaucoup d’autres industries.
En plus de ces difficultés, un incendie détruit en partie la fabrique de chaussures de la rue des Sarazins. Dans le roman, la famille est touchée par le chômage qui suit l’incendie.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Recensement de 1962
Rue Jean-Jacques Garnier
N° 40 : Edmond Godelle, brocanteur et son épouse Jeanne Cartigny.
6ème génération (René Jean Jouvin et Renée Derenne) – suite et fin.
René décèdera le 07/02/1826 à Montenay au village des Isles. Renée Derenne décèdera le 3 octobre 1837 à Montenay.
Dans les actes d’état civil le concernant on retrouve la profession de journalier, un lieu d’habitation le village de la Méhelé (?)
Cette génération passera sa vie à Montenay. Sa situation sociale n’aura pas bougé par rapport aux générations précédentes. Mais un événement historique très important a pu perturber la vie de la famille de René : la révolution de 1789 mettant fin à l’Ancien Régime.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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