Rue de Bretagne
Après la rue de la Mairie, nous allons maintenant explorer la rue de Bretagne. En 1846, cette voie (anciennement rue des poiriers sur le cadastre de 1824) qui sera élargie et retracée est recensée comme « Le Pont de Hercé ».
On y trouve les résidents suivants (seuls le chef de famille et son conjoint sont relevés) ; Edouard Couppel (laboureur)/Hyacinthe Brochard ; Pierre Gendron (marchand)/Perrine Lepourreau ; Jean Gendron (laboureur)/Jeanne Loyer ; Louis Laclair (propriétaire) ; Marie Buin (fileuse) ; Aimable Laclair (serrurier) ; François Cerisier (cabaretier)/Jeanne Rondeau ; Hortence Gérault (fileuse) ; Virginie Leray (cabaretière) ; Jean Landais (journalier)/Marie Carré ; Sidonie Gesbert (propriétaire) ; Augustin Dubourg (marchand)/Véronique Lelièvre ; Pierre Lemonnier (tisserand)/Honorine Lemonnier ; François Roger (marchand)/Adélaïde Richard ; François Liger (laboureur) ; Honoré Grilhault (fabricant d’huile)/Françoise Charlot ; Victor Barré (teinturier)/Victoire Tibou ; Mathurin Mulot (propriétaire)/Félicité Goussin ; Claude Roger (marchand de fil)/Perrine Heuveline ; Anne Volclaire (fileuse) ; Pierre Grangeré (maçon)/Anne Travigné ; François Maulavé (cordonnier)/Jeanne Aufrai ; Pierre Fouilleul (cabaretier) ; Renée Ledemé (propriétaire) ; Denis Morissé/Rose Morette ; Pierre Blanchetière (tisserand) ; Jean Leray (tisserand)/Françoise Nolière ; Marguerite Ledemay (propriétaire).
Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.
L’ensemble imposant qui a été décrit dans les articles précédents abritait plus de trois cents moines au XIIIe siècle. Et, comme souvent à l’époque, à partir de cette maison mère, sont créés d’autres établissements en France et même en Angleterre et en Flandres. On peut enregistrer 75 fondations importantes à partir de Savigny. Parmi celles-ci, la Trappe, communauté qui perdurera après la Révolution et la séparation des Eglises et de l’Etat et Port Royal lui-même.
La ferme de la Thiercelinais sera au centre du roman. Nous verrons y vivre plusieurs générations qui du 16e siècle nous amènera à l’aube du 20e. Cette ferme se situe sur le coteau ouest de la vallée de la Colmont. Elle surplombe le cours de la rivière qui, à l’époque s’élargissait en étang. Ce coteau fait face à celui sur lequel s’étage le Taillis de la Mort actuel.
« En attendant Bojangles » (Olivier Bourdeaut)

