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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:26
Gorron en cartes postales…
Le tonnelier.
Le tonnelier.

La rue Magenta

GORRON (Mayenne). – La Rue de la Poste Morin, phot.

Sur la carte postale, la rue Magenta est appelée rue de la poste. C’est en effet dans cette rue que se situait le bâtiment abritant ce service public. Il était sur la droite, dans la direction de la place des Quatre Piliers (Place du Général Barrabé actuelle). En 1936, le receveur était M. Raoul Lemétayer, originaire de Laval. Sa femme, Germaine, était, elle-même, employée de la poste.

Un hôtel de la poste sera construit place du Champ de Foire en 1972 au cours des Trente Glorieuses.

On trouvait, du même côté, après la poste, la boutique d’un tonnelier, M. Henri Bourdon.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:22
La Mégrinais.
La Mégrinais.

Rue de Brecé / Rue du Maine / Rue du Pré

La famille Chantepie au 20e siècle

En 1906, François Chantepie, charpentier, 67 ans, veuf, vit avec ses filles : Maria, blanchisseuse, 23 ans, Angèle modiste, 19 ans et Constance, lingère, 17 ans, rue du Pré.

En 1921, François Chantepie, menuisier, 33 ans, vit avec sa fille, Hélène, 21 ans, route de Brecé.

En 1936, Victor Chantepie, dépositaire de journaux, 61 ans, vit avec son épouse, Adrienne, 60 ans rue du Pré. Alors que François, menuisier, vit chez sa fille, Madeleine Milard.

Ces différents Chantepie qui ont en commun d’avoir habité dans les rues qui nous concernent sont-ils parents ?

Victor Chantepie est le fils de François Chantepie, charpentier et de sa première femme Hortense Lecourt. On a donc bien ici la lignée des Chantepie présents rue du Pré depuis 1846 même si Victor est passé par la rue Jean-Jacques Garnier en 1906.

François Chantepie, menuisier, est son frère (fils de François Chantepie et d’Hortense Lecourt) qui, en 1906, habitait rue du Bignon.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:20
Vers l’an 2000…

Conclusion

Malgré une population modeste, l’agglomération gorronnaise est considérée, à juste titre, comme une petite ville. Le commerce, l’artisanat et la petite industrie, nous venons de le voir, ont toujours été présents, jusqu’au 21e siècle. La vie associative, notamment dans sa dimension sportive, n’a cessé de se développer. Des installations sportives exceptionnelles en sont la preuve.

Avant d’aborder les dossiers de cet ouvrage, nous ferons une place particulière à une association qui connaîtra un déclin à la fin du 20e siècle mais qui a largement contribué au dynamisme de la ville en matière sportive et culturelle : La Jeanne d’Arc.

La Jeanne d’Arc[1]

A l’instar de beaucoup de communes au début du 20ème siècle, un patronage paroissial existait à Gorron sous la direction du curé et animé par un vicaire. Les activités proposées aux jeunes par cette structure étaient essentiellement sportives et musicales avec, comme originalité à l’époque, la préparation militaire.

Comme pour toute association, ces activités fluctuèrent en fonction des événements historiques (les deux guerres mondiales) et de l’investissement des personnels qui les encadraient. Nous verrons plus loin l’évolution de ces différentes activités. Mais deux dates doivent être retenues qui marquèrent le début de la vie de l’association : la construction de la salle Jeanne d’Arc en 1908 et la déclaration officielle de l’association à la sous-préfecture de la Mayenne, le 12 octobre 1920.

[1] Jean Vatus a retracé l’histoire de la Jeanne d’Arc dans son ouvrage « Gorron Autrefois » (2003).

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:18
Famille Bougrain-Dubourg (fin)…

Famille Bougrain-Dubourg (fin)…

Bougrain, Dubourg, Bougrain-Dubourg ?

La famille Bougrain-Dubourg aura donc marqué son passage à Gorron pendant le 19e siècle, rue du Pré, rue du Pont de Hercé et rue Magenta (rue Corbeau-Paris actuelle). Elle se sera distinguée par le travail du fil. Auguste Bougrain-Dubourg qui possédait une calicoterie au 20 rue Corbeau-Paris aurait fait venir des machines mécaniques anglaises ce qui aurait été à l’origine de son développement et de sa fortune (selon M. Vatus).

Son frère, Arsène Bougrain-Dubourg, deviendra prêtre. Ancien vicaire à la cathédrale de Laval, ancien aumônier de l'asile Sainte-Anne de Paris et curé de la Salpetrière à Paris. Il était propriétaire de l’immeuble qui abritera la gendarmerie pendant de nombreuses années avant la construction de la nouvelle gendarmerie dans les années 1970.

Un autre Bougrain-Dubourg croisera l’histoire de Gorron. Arrière petit-fils d’Auguste, Patrice Bougrain-Dubourg, homme politique et homme d’affaire est un des associés (avec Marcel Badiche, maire de Pontmain et directeur de la coopérative des Trois Province, et Gérard Raffarin, le frère du Premier Ministre) fondateurs de la SERAP (La Société d’Etude et de Réalisation Agricole de Pontmain) qui deviendra une des industries les plus importantes de Gorron.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:15
Documents Garnier…

Gorron, ville et non bourg

Le maire, Louis Péan Launay, poursuit sa lettre en défendant sa ville.

« Bien longtemps avant cette époque [1846], Gorron était important et tous les actes administratifs et judiciaires le qualifient de ville. Sa population est de 2 687 habitants ; il a été le séjour des lieutenants de César ; il possède un château de cette époque où, en y faisant des fouilles, il a été trouvé des objets d’une antiquité très reculée. »

Le maire est-il emporté par sa volonté de défendre sa ville ou s’appuie-t-il sur des vérités « scientifiques » ? Jusqu’à présent, je n’ai pu vérifier ces affirmations. On a pu parler d’une ancienne villa gallo-romaine comme premier lieu d’occupation. Mais cela reste une simple hypothèse. De la même façon, l’origine de la forteresse est incertaine. Les documents qui permettent d’en parler sans incertitudes sont beaucoup plus récents. Quant aux objets retrouvés, si seulement on savait où ils ont pu être recueillis, ce serait magnifique pour l’histoire de la ville…

« Presque au milieu de la ville, se trouve, un carrefour dit des Quatre Pilier, traversé par sept routes départementales ou de grande communication. »

Les routes en question pourraient être : la rue du Pré, la rue du Maine, la rue Jean-Jacques Garnier, la rue Magenta, la rue de la Mairie, la rue des Sarrazins, la rue Corbeau-Paris… Le maire parle ici de carrefour et non de place (du Général Barrabé) qui sera sans doute élargie plus tard.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:12
  La Pierre Tournante…

Le maréchal des logis Rouillard

Simonin avait revu cette scène au cours de sa marche des Ponts Neufs à la rue de la Prison. Il ne se souvenait même plus qui l’avait salué quand il avait traversé le carrefour des Rosiers. Il était maintenant installé dans son bureau. Il goûtait particulièrement ces moments. Un feu dans le four à pain. La lampe aux reflets verts allumée. Et le papier à noircir sur le sous-main de cuir. Il n’arrivait pas à se concentrer. Il revoyait le menhir de la Roche, le ruisseau et les corps. La désinvolture du médecin ne cessait de le préoccuper. L’incompétence notoire du maréchal des logis, totalement soumis, continuait à l’exaspérer. Il lui fallait agir, sinon toute la fin d’après-midi serait gâchée. Il s’habilla et descendit vers la gendarmerie.

Gaspard Rouillard peinait sur le procès verbal. Tout était lourd chez lui. Du raisonnement à l’écriture. Le médecin lui avait conseillé, et pour lui cela était devenu un ordre, de rédiger ce procès verbal le plus vite possible. On n’allait pas perdre son temps pour une ouvrière qui n’avait pas supporté de se faire engrosser. Le maréchal des logis s’énervait parfois. Et, dans ce cas, il lui fallait immédiatement sous la main un de ses gendarmes. Le dernier arrivé, le plus fragile, lui convenait bien. Il hurla, comme à l’habitude, pour le faire venir dans son bureau. N’ayant plus, lui-même, un souvenir exact de la position des corps près de la Pierre Tournante, il lui fallait quelqu’un pour endosser la faute. Il contredit violemment la version du gendarme en l’humiliant. Cela ne l’empêcha pas d’utiliser cette version pour boucler laborieusement un brouillon raturé et taché.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:09
Point de vue…

Un mariage blanc ?

Un Gorronnais, âgé de 72 ans, s’est marié avec une Sénégalaise de 25 ans. Après quatre années de vie commune, le Préfet de la Mayenne s’avise, tout à coup, qu’il pourrait bien s’agir d’un « mariage blanc ». Enquête de la gendarmerie, visite au domicile, décision de renvoyer la jeune femme dans son pays d’origine…

Ce que ne savait sans doute pas le préfet c’est qu’il s’attaquait à une forte personnalité qui a toujours aimé la provocation, l’exposition publique, et qui sait défendre ses droits. Avocat, articles dans la presse locale, reportages télévisés… jusqu’à TF1.

Chacun peut penser ce qu’il veut de la situation du couple et émettre des réserves sur l’histoire d’amour qui peut être parfois présentée. Il n’empêche que de la part d’un Préfet, qui est revenu sur sa décision, on peut s’interroger sur la démarche qui a abouti à un arrêt du travail de la jeune femme. On pourrait pour le moins parler d’inconséquence, de précipitation.

Plus généralement, dans toutes les affaires d’immigration, il est difficilement acceptable que le sort des étrangers soit soumis à l’interprétation des textes par les Préfets. En fonction de leur bon vouloir (et sans doute des consignes gouvernementales), certains immigrés se retrouvent expulsés dans un département et pourraient être acceptés dans un autre.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:49

Vous trouverez cette semaine (4ème semaine 2016)…

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1804- neveu…
  • Gorron en cartes postales : rue Magenta
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : rue de Brecé/rue du Maine/rue du Pré (suite)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : les sections sportives (suite)
  • Le château du Bailleul : la famille du Bailleul (suite)…

Catégorie échanges :

  • Famille Bougrain-Dubourg : Bougrain, Dubourg, Bougrain-Dubourg (suite)...
  • Document Garnier : Gorron bourg ou ville ?…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : provocation

Point de vue :

-Note de lecture : Jacob, Jacob…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (4ème/2016)...

La rue Magenta n’existait pas avant le nouveau tracé de la rue de Bretagne actuelle (autrefois rue des Poiriers, plus étroite et plus sinueuse). Les travaux ont été réalisés vers le milieu du 19e siècle. Cette voie nouvelle allait jusqu’au Champ de foire (voire Gorron en cartes postales), et longeait, au nord, la place des Quatre Piliers (actuellement place du Général Barrabé).

Actualité de la semaine (4ème/2016)...
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:47
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la Chaussée, 27 mai 1804 (7 prairial an XII) – neveu.

On apprend que Jean-Jacques Garnier a eu un sérieux problème de santé qui a entraîné des soins contraignants. Fataliste (ou stoïcien), l’abbé trouve cependant encore des côtés positifs à sa situation qui l’approche de la mort.

« Je venais d’essuyer une furieuse secousse qui aurait bien dû m’emporter. Elle est dégénérée en une infirmité qui ne me permet plus d’uriner que par le moyen de la sonde ( ?) (…) puisqu’elle me laisse à mes occupations ordinaires et qu’elle ne me prive pas entièrement du commerce de la société.

Guillaume est devenu chirurgien de première classe, ce qui devrait lui permettre de vivre correctement, même dans une petite ville comme Gorron. Jean-Jacques le soutient dans ses choix malgré tout

« J’ai toujours pensé que les produits de ta profession seraient minces sur un aussi petit théâtre que Gorron : mais si joints à ton revenu ils te donnent de quoi vivre correctement et que tu aies ton habitation, que faut-il de plus et ne peux-tu pas vivre aussi heureux que le premier chirurgien à l’hôtel dieu de Paris. »

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:42
Gorron en cartes postales…

La rue Magenta

259. – GORRON (Mayenne). – Rue de la Poste Le Guillochet, éditeur photo. , Gorron

La rue Magenta part du carrefour rue de la Houssaye / rue de Bretagne / rue de la Montée pour rejoindre la place du Général Barrabé (autrefois place des Quatre Piliers). A l’origine, elle se poursuivait jusqu’au Champ de Foire.

Sur l’immeuble (sur lequel on voyait l’enseigne « librairie ») dont nous avons déjà parlé la semaine dernière, se trouve une enseigne « tabac ». Dans cet immeuble, qui donnait à la fois sur la rue de la Houssaye et la rue Magenta, vivait la famille Grandjean (originaire de l’est de la France) dont nous avons aussi déjà parlé la semaine dernière. En 1901, Pierre Grandjean, 64 ans, recensé comme libraire était aussi buraliste. Il vivait avec sa fille Alexandrine mariée à un coiffeur (Eugène Lesaint), son neveu (Georges Wébert) et ses petits-neveux, Lucien et Georgette (qui tiendra la librairie en 1921).

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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