Novembre
Le 8 novembre, il n’y a pas moins de trois mille Chouans dans le canton qui menacent d’attaquer Ernée et surtout Gorron où il n’y a que 50 militaires de la 5ème demi-brigade, 100 hommes de la colonne mobile et deux cents gardes nationaux.
Le 11 novembre Gorron est attaquée par six à sept cents hommes de 7h à 8h le matin. Un soldat est tué et un autre blessé en ville.
Décembre
Un détachement est envoyé à Gorron le 4 décembre 1799. Le commandant désigne les Chouans de la région : Brel dit Boncoeur, La Grenade, Frédéric.
1800
16 mars 1800 : le commandant de la place requiert encore le chirurgien citoyen Lemonnier pour soigner les militaires de la colonne mobile du canton blessés ou malades.
Au cours de l’année 1800, la chouannerie sera défaite. Frotté, le commandant des troupes dans la région est arrêté et fusillé à Verneuil-sur-Arve. D’autres révoltes auront lieu en 1815 et même 1832 mais n’auront jamais l’ampleur de celles qui ont marqué tout l’ouest de la France pendant la période révolutionnaire.
Les deux photos sont prises de la rue de la gare actuelle. Sur la première, on peut voir les aiguillages qui desservent trois voies. Sur la voie de gauche stationne un wagon de marchandises (vraisemblablement du charbon), sur celle de droite, un autre wagon, fermé, stationnant près des réservoirs à eau. La voie principale passe derrière le centre de secours actuel, construit sur les bâtiments de la gare. On distingue aussi des traverses devant le premier aiguillage.
Sur la seconde photo, plusieurs wagons fermés sont stationnés sur la voie de gauche. A droite de la photo, on voit le champ dans lequel sera créé le complexe sportif pendant la Seconde Guerre mondiale.
GORRON (Mayenne). – Vue de la gare Chantepie, Relieur-Editeur à Gorron
La rue Brochard-Brault, anciennement rue du Collège.
Quartier des Chauvinettes
La famille Belliard/Bahier
En 1906, il s’agit du couple Constant Belliard (sabotier employé chez Dreux) et Constance Bahier (ouvrière), mariés à Gorron le 17/11/1890. Constant est originaire de Brecé (né le 14 mai 1866). Marie Constance est née le 16 septembre 1867 à Colombiers.
En 1911, nous retrouvons le couple, rue du Collège avec une nièce, Yvonne Bahier (ouvrière chez Romagné), née à Paris en 1895.
En 1921, Constance (Marie) Belliard vit seule, rue du Collège.
En 1936, nous retrouvons bien une famille Bahier mais qui est originaire de Saint-Aubin et qui n’a vraisemblablement aucun lien avec la précédente.
En 1901, le couple Belliard (Constant est tanneur chez Gendron, Constance Marie, couturière à domicile) et la nièce sont recensés rue du Collège. Même chose en 1896.
Après leur mariage en 1890, le couple Belliard/Bahier s’installe à Gorron, quartier des Chauvinettes, avant 1896. La famille y restera au moins jusqu’en 1921. L’évolution du métier du mari correspond au développement industriel de la ville : de la tannerie à la saboterie.
Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger et Heuveline.
Nouvelle recherche (rappel : ne sont retenus que les ascendants originaires de Gorron)
Constant Lecourt et Adèle Pénelet (14/1/1882)
1ère génération : Ferdinand Lecourt et Virginie Raimbault ; Constant Pénelet et Stéphanie Monsalier (15/07/1861).
2ème génération : René Pénelet et Jeanne Polisse (02/05/1836) ; Siméon Monsalier et Pauline Cochon.
Plusieurs recherches n’ont pas abouti. Il semblerait qu’un certain nombre d’actes de mariage soit absents des archives. Pour le couple retenu, dès la deuxième génération, les ascendants ne sont pas gorronnais d’origine.
Le château de Lévaré qui a été acheté par la famille d’Abrantès, aurait été construit par Jean De Vaux (quatrième du nom) « gouverneur et lieutenant général des villes et baronnies de Mayenne, Ernée, Pontmain, Lassay, Ambrières, Villaines et Gorron » au 16e siècle (1541/1593).
Nous avons déjà rencontré plusieurs fois cette famille De Vaux au cours de nos recherches sur Gorron et Lesbois. Un ancêtre de Jean IV De Vaux, Jean II, se marie à Lesbois avec la nièce de Julien de Benoist en 1374. La famille De Vaux deviendra par cette alliance propriétaire du Manoir de Lesbois et de la seigneurie du Bois-Brault faisant partie à l’époque de la paroisse de Lesbois.
Le fief du Bois-Brault ayant ensuite été intégré à la seigneurie de Gorron, un conflit eut lieu entre la famille De Vaux qui contestait sa vassalité et celle du Bailleul, seigneurs de Gorron.
Sans prétendre faire un travail exhaustif sur cette famille importante nous verrons quelques faits marquants ayant un rapport avec l’histoire du secteur proche de Gorron.
Les enfants issus du couple Antoine Le Boullenger et Marguerite Gobbé (suite).
Antoine Le Boullenger, né à Mayenne le 28 décembre 1723 (marraine : Ambroise Le Boullenger, sa tante), mort de maladie en 1730 à Mayenne.
Jean-François le Boullenger, né à Mayenne le 12 février 1725 (parrrain : Matthieu Le Boullenger, avocat ; marraine Jeanne Gobbé ; oncle et tante), mort en 1760 à Gorron.
Marie Marguerite Le Boullenger, née à Mayenne le 2 mars 1726.
Julien Le Boullenger, né à Mayenne le 25 avril 1728. Mort en 1737 à Gorron de maladie.
Marguerite Perrine Le Boullenger, née à Mayenne le 13 mai 1731 (marraine : Marguerite Magdeleine Le Boullenger, sa tante).
Renée Françoise Le Boullenger en 1732, morte à la nourrice à Colombiers la même année.
A suivre : rappel généalogie réalisée par un descendant de JJ Garnier, on note l’apparition de Galesne. Puis la personnalisation mon grand père etc…
Au cours de la cérémonie, de nombreuses personnalités départementales prendront la parole. Nous ne retiendrons de la liste que celles connues dans le canton. Nous avons vu, la semaine dernière M. Lucien Dollé, maire de Gorron pendant la guerre (1938/1948), M. Leblanc, capitaine des pompiers. On peut noter la présence de l’abbé Piard, curé doyen de Gorron, qui "prononce une courte exhortation qu’il termine par un pater auquel répond la foule", M. D’Abrantès, conseiller général du canton de Gorron.
La journée du souvenir se terminera par le dépôt de nombreuses gerbes et couronnes par les différentes personnalités « tandis que les enfants des écoles plantent sur les tombes des petits drapeaux américains et répandent à profusion des bouquets de fleurs odorantes ». « L’hymne national américain et la Marseillaise retentissent et c’est la dislocation de la foule recueillie qui, à travers les allées du vaste cimetière, se souvient et prie ».
Quand ils atteignirent leur but, une période plutôt échevelée s’ouvrit. La fille aînée d’Auguste était vraiment une nature généreuse. Dans une recherche commune de plaisir, ils passèrent des mois qu’ils n’oublièrent jamais. Le plus cocasse était la cécité de leur entourage. Ce qui, sans doute augmentait leur plaisir.
Mais un jour, tout dérapa. Hyppolite fut appelé, non pour sa maîtresse, mais pour sa fille. Une adolescente un peu forte, à l’esprit plutôt lourd. La mère semblait gênée. Elle parlait d’une inflammation mal placée. Et Hyppolite retrouva les yeux baissés, la fausse pudeur, comme les prémices à leur sensuelle complicité. Il souleva et écarta les étoffes et constata l’irritation. Du bout des doigts, il préleva un onguent, qu’il appliqua doucement sur les grandes lèvres presque à vif. La grosse fillette réagit à peine. Les jambes écartées. Les yeux bovins dans un abandon insondable.
La mère quitta la pièce un moment. Hyppolite allait terminer les soins quand une main d’une étrange fermeté lui prit le poignet. Interloqué, il regarda la fille qui l’observait avec un regard étrange. Une chaleur désagréable lui prit les tempes. Son sang battait. Il haïssait ces moments où il pouvait perdre son contrôle. Mais il ne pouvait s’arracher à cette envie envahissante de transgression et de plaisir trouble. Il reprit son mouvement, l’arrondit et le déplaça légèrement vers le haut. Il ne savait plus s’il était avec la mère ou la fille.
Quand la porte s’ouvrit, il était déjà trop tard. Sa maîtresse comprit tout de suite. La blancheur, le nez pincé d’Hyppolite, les gémissements et le ventre arqué de sa fille ne laissait pas place au doute. Elle cria, prit le médecin par le bras et le jeta dehors en l’insultant. Décidément, cette femme avait bien des talents cachés. Après lui avoir montré une sensualité insoupçonnée, elle lui révélait maintenant l’étendue d’un vocabulaire plutôt ordurier.
Chaque personne a ses caractéristiques propres. Ces caractéristiques vont du physique au psychique en passant par le cognitif, le relationnel et l’affectif. Elles permettent une adaptation plus ou moins satisfaisante aux situations et aux fonctions que la personne rencontre dans sa vie.
Quand cette adaptation pose problème, la personne peut avoir besoin d’une aide. L’aide peut être demandée par les parents (quand il s’agit d’un enfant), l’école (quand il s’agit d’un élève), la personne elle-même, son entourage ou la puissance publique (en cas de danger pour soi ou pour autrui) quand il s’agit d’un adulte.
Certaines aides sont incontestables au point de vue efficacité notamment quand les problèmes sont engendrés par des caractéristiques physiques (handicaps…), organiques (maladies…). Quand il s’agit du domaine psychique, il n’en est pas de même car les connaissances concernant l’origine de ces caractéristiques et le type d’aide efficace sont encore, bien souvent, balbutiantes.
Un siècle d’histoire gorronnaise : famille Dobaire…
La population gorronnaise : les familles Gesteau, Rouillard…
Le château du Bailleul : les d’Abrantès à Lévaré…
Catégorie échanges :
Document Garnier : Antoine Le Boullenger
Documents Bailleul : le cimetière américain…
Catégorie fictions:
Les jeux interdits du docteur...
Catégorie point de vue :
Aide psychologique : généralités…
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
Le tramway à vapeur s’arrêtait à la gare, actuellement le centre de secours. Si les bâtiments à cet emplacement ont été démolis pour construire ce centre de secours, ceux qui se trouvent en face n’ont pas bougé. Il s’agissait à l’époque d’un café, du logement du chef de gare et d’entrepôts divers pour les différentes marchandises transportées par le tramway qui ne servait pas seulement aux voyageurs.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr