Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:26

Article IV : L'abbé Fleury, quelques éléments biographiques

 

3. Formation et nomination à Vieuvy

 

Illustration : L'église Notre-Dame de Mamers (photo : site internet de la Ville de Mamers)

 

 

            Jacques-Pierre Fleury a vu le jour au sein d'une famille apparemment modeste, et il a pu suivre des études « grâce aux sacrifices de ses parents, d'un oncle et d'un vieux prêtre ». Il reçoit d'abord ses premiers rudiments d'instruction à Mamers et, comme chaque futur prêtre, entre au Séminaire, où il étudie « d'abord négligemment », selon l'abbé Gaugain. Il est ordonné prêtre en 1781 et prend les fonctions de vicaire et de régent d'un petit collège dans sa paroisse natale, après avoir déjà un peu enseigné au Collège de Mayenne aux alentours de 1778.

            A Mamers, le jeune Fleury est en relation avec l'abbé Claude Yvon (1714-1791), théologien né lui aussi dans cette ville, principalement connu pour avoir collaboré à l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert. Fleury, qui sera amené à le revoir lors de ses séjours à Paris, parle de lui dans ses Mémoires et critique les positions de son confrère sur les choses de la foi. Nous pourrons y revenir.

           

            En 1788, à la suite d'un concours institué par Monseigneur de Gonssans, évêque du Mans –  l'évêché de Laval n'existait pas encore – il est nommé à la cure de Vieuvy où il succède au curé Étienne Carré, mort le 11 novembre 1788 à 65 ans (secondé par le vicaire Charlot). Dans un article, Alex Poyer écrit que pour accéder à ce concours « J. P. Fleury, ''le seul honoré de cette insigne faveur'', est considéré comme gradué alors qu'il n'a pas suivi d'études universitaires ».

L'abbé Fleury, valétudinaire, découvre sa paroisse après un voyage éprouvant. Nous détaillerons bientôt cette arrivée dans un prochain article, car Fleury a été assez disert sur le sujet. La signature de Fleury figure pour la première fois sur les registres paroissiaux sur l'acte de baptême de François Michel Jamotteau, en date du 7 février 1789. Nous sommes quelques mois seulement avant l'éclatement de la Révolution...

 

Corentin Poirier

 

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:23
Gorron en cartes postales…

 

Vues générales

 

19 – Gorron (Mayenne) – Vue panoramique                    J. Sorel, éditeur. Rennes

 

Le cachet de la première carte postale indique : 27 février 1928. La photo a donc été prise avant cette date. Le photographe se situait au niveau de la rivière Colmont, face à l’église. On reconnait le presbytère et le cimetière sur le coteau, à gauche. La première photo est vraisemblablement prise avant le pont de Hercé.

 

La seconde photo est prise du pont de Hercé. Elle est décalée vers la droite. On ne voit plus le cimetière. Une maison est repérable sur les deux photos : la maison à étage, sur la droite qui est située au bas de la rue des Chauvinettes. Sur la seconde photo, on distingue aussi une véranda située au sommet d’une maison située au bas de la rue du Château actuelle.

 

 

271. – GORRON (Mayenne). – La ville vue du Pont de Hercé              Leguillochet, éditeur-phot., Gorron

Gorron en cartes postales…
Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:17

 

La rue de Bretagne

 

Après avoir recensé les résidents correspondant au « Pont de Hercé » en 1846, nous allons faire de même avec ceux de de la rue de Bretagne en1906.

 

Pierre Gendron (tanneur)/Jenny Dubois ; Jean Caillère (grainetier) ; Louis Penloup (journalier)/Adèle Beaudoin ; Pierre Charmes (corroyer)/Louise Aubrais ; Clémence Roger ; Clément Moreau (marchand de grain)/Blanche Defoy ; Pierre Travers (cantonnnier)/Marie Hercent (couturière) ; Romain Voisin (roulier)/Victorine Angot (journalière) ; Alexandre Chérel/Victoire Renault (chaussonnière) ; Adélaïde Hercent (veuve Duverger – journalière) ; Marie Prodhomme (veuve Leblanc) ; Joseph Boudier (débitant)/Alphonsine Hercent ; Marie Gendron (ouvrière) ; Constant Gendron (négociant en salaisons)/Ernestine Gendron ; Eugène Leneveu (négociant en vin)/Emilienne Labiche ; Maria Gendron ; Justine Fougères ; Pierre Guibert (sabotier)/Constance Bougrain ; Pierre Legros (marchand de laine)/Marie Lemenier ; Constant Meslin (menuisier)/Augustine Buchard (modiste) ; Joseph Babin (domestique)/Marie Fournier (couturière) ; Florence Voie (veuve Fournier) ; Francis Collet (corroyer) ; Eugène Belloir (maître d’hôtel)/Marie Buin ; Christine Boitin (domestique – veuve Bahier) ; Martin Belliard (corroyer)/Marie Guillardeau (couturière) ; Victor Robieu (tanneur)/Adèle Boidar (journalière) ; Eloi Perrier (cultivateur)/Louise Fovot ; Pierre Guillardeau (corroyer)/Mélanie Guillardeau (journalière) ; François Gérard (tanneur)/Marie Lesage (journalière) ; Victor Gesbert (bourrelier) ; François Lemonnier (corroyer)/ Marie Fougères ; François Tréhet (tanneur)/Reine Rocher ; Constant Durand (corroyer)/ Marie Lévesque (journalière) ; Pascal Blanchetière (tisserand)/Aimé Grandet (journalière) ; Louis Lévesque (corroyer)/Clémence Renard (ouvrière) ; Sophie Goussin ; Augustine Cerisier (veuve Gandais – journalière) ; Joséphine Gauma (débitante) ; Marie Goussin (commerçante, marchande de tissus)…

 

A suivre…

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:14

 

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

 

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, (Le)Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet, Douillet, Duschénay, Manceau, Bichet, Roussel, Bouillon, Barbot, Milet, Courteille, Demélay, Volcler, Lecourt, Normandière, Gourdelier.

 

Jean François Brimand (Briman) (ouvrier sabotier -perruquier) et Marie Alexandrine (lingère) Frétigné (28/05/1882).

 

Jacques Marin Briman (cordier) et Marie Gainon (Guenon - journalière) (06/01/1856) ; Alexandre Frétigné et Marie Foucher (tisserande) (15/09/1859).

 

Aucune famille n’est retenue.

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:11

 

Châtillon-sur-Colmont

 

Evolution de la population

 

391 feux en 1696 (environ 1950 habitants) ; 320 en 1715 (environ 1600 habitants) ; 1493 habitants en 1726. 2626 habitants en 1803 ; 2126 en 1898

Bien qu’il soit difficile de faire des comparaisons précises entre nombre de feux et nombre d’habitants, il semblerait qu’il y ait eu des fluctuations assez importantes au 18e siècle avec une tendance à l’augmentation jusqu’au milieu du 19e siècle. Puis, classiquement, une baisse au cours de la seconde moitié du 19e siècle dans le mouvement amorcé de l’exode rurale.

Activités économiques

La grande majorité de la population travaille dans l’agriculture en 1896 : qu’il s’agisse de propriétaires, fermiers, domestiques ou journaliers agricoles. Les exploitations d’une dizaine d’hectares sont les plus nombreuses.

Les activités « industrielles » à la fin du 19e siècle consistent à tisser de la toile. Une caractéristique particulière sur la commune : la fabrication de chaussons. Ces activités sont exercées « à la maison ».

Nous verrons, la semaine prochaine, l’évolution des métiers présents sur la commune au cours de la seconde moitié du 19e siècle.

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:09

 

Les événements à Savigny

 

Tout au long de son histoire, l’abbaye a connu des moments très forts, parfois joyeux, parfois dramatiques.

Des personnages historiques célèbres sont passés par Savigny :

  • En 1144, Saint-Bernard : fondateur de l’abbaye de Clairvaux, il joue un rôle fondamental dans le développement de l’ordre cistercien dont dépend Savigny.
  • En 1172, par deux fois, le roi Henri II d’Angleterre réside à Savigny.
  • En 1256, le roi Saint-Louis dort et se restaure à l’abbaye.

Les guerres de religion y ont fait des ravages :

  • En 1562, l’abbaye est incendiée et pillée par les Huguenots. Le supérieur est assassiné.
  • En 1594, les protestants de Montgomery s’emparent de tout le métal présent dans l’abbaye.
Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:05

 

Famille Bouillon

 

En 1876, la famille Bouillon habitait rue des Sarrazins. En 1881, Louise Gilard (veuve Bouillon) habite seule, rue Jean-Jacques Garnier. Isidore Bouillon (maître piqueur de pierre) habite rue des Chauvinettes avec sa femme, Marie Martin (couturière). Marie Louise Bouillon est employée comme ouvrière chez un ouvrier chaussonnier Victor Lecapitaine. Elle habite rue du Coq avec la famille Lecapitaine.

Sauf erreur, toujours possible, vue la variation des prénoms, la famille Bouillon Gilard est dispersée. La mère, veuve, vit seule. Le fils Isidore, que nous suivons désormais, s’est marié le 26 novembre 1778. La plus jeune des filles, Marie-Louise est ouvrière et habite avec la famille de son employeur.

Marie-Louise se mariera le 21 septembre 1884 avec Albert Louis Derrien.

Isidore, veuf de Marie Martin (décédée le 12 décembre 1884), se remariera avec Aurélie Dubois le 13 février 1885.

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:58
Le pont

Le pont

La Louve de la Thiercelinais…

 

Le pont

 

Le rocherIl y a encore quelques années, un chemin partait de la ferme et descendait vers la vallée de la Colmont. On traversait la rivière sur un pont qui a été consolidé en 1972. Grâce à ce pont, et à la levée de terre qui le prolongeait, on accédait à l’autre versant de la vallée, donc au Taillis de la Mort[1].

Dans le roman, nous verrons souvent la famille Gilard descendre vers l’étang, franchir le pont de la Thiercelinais, longer le Taillis (où se trouve la tanière de la louve), franchir le ruisseau, sur lequel, actuellement, existe un petit pont, puis remonter vers l’église de Gorron.

Alain, à qui je parlais de mon projet d’écriture, m’a donné l’idée de la louve observant la famille, dressée contre le rocher qui illustrait le texte de la semaine derrière. Scène qui sera intégrée au récit.

 

[1] A ce sujet, on me demande souvent ce que signifie cette appellation originale. Pour l’instant, je n’ai trouvé aucune source permettant de répondre à cette question. Qu’il y ait eu des victimes de mort violente dans ces lieux, c’est probable. Un moment on a parlé de prêtres fusillés par les révolutionnaires. Mais, si tel était le cas, on aurait des traces dans les registres d’état civil de l’époque. Si l’on s’en tient à cette période, les seules traces correspondent à la mort d’un lieutenant (Urbain Péan, greffier) de la colonne mobile gorronnaise tué par les Chouans. On ne peut en dire plus. Il est aussi possible que la mort en question corresponde à une autre période troublée plus ancienne. Elles ne manquaient pas alors…

 

Le pont actuel

Le pont actuel

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:54

 

Note de lecture

 

« Montaigne ou la conscience heureuse » (Marcel Conche)

 

La philosophie de Montaigne me séduit. Je m’y retrouve le plus souvent. C’est pourquoi j’ai tenté plusieurs fois de lire les « Essais ». J’ai toujours abandonné avant la fin. Les difficultés de déchiffrement gâchaient le plaisir de la lecture. J’ai essayé la « traduction » en français moderne. Mais, là encore, l’effort était trop important. J’envie ceux qui trouvent dans ces difficultés un plaisir supplémentaire.

On peut aussi goûter les idées de Montaigne quand elles sont présentées par des spécialistes. L’ouvrage de Marcel Conche comporte deux parties. La première centrée sur la sagesse de Montaigne dans une analyse fine et passionnante de l’auteur. La seconde, une série de textes de Montaigne illustrant le propos. Comme d’habitude, beaucoup de plaisir pour la première et de frustration pour la seconde.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 12:15

Vous trouverez cette semaine (38ème semaine 2016)

 

Catégorie histoire locale : 

  • Rubrique de Corentin Poirier : l’abbé Fleury, origines familiales…
  • Gorron en cartes postales : vues générales...
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : rue de Bretagne…
  • La population gorronnaise : la famille Béchet/Heuveline
  • Histoire du canton : Châtillon (suite)…

 

Catégorie échanges :

  • L’abbaye de Savigny : son rayonnement…
  • Contacts : famille Derrien/Bouillon (suite)…

 

Catégorie fictions :

  • La Louve de la Thiercelinais : la ferme…    

 

Catégorie Point de vue :

  • Note de lecture : « En attendant Bojangles »

 

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (38/2016)...

Il est difficile de trouver l’endroit d’où a été prise la photo ancienne. D’autant plus que les appareils photos n’ont pas les mêmes performances. Si l’on tient compte de l’église  et la rivière comme repères, cet endroit pourrait se situer sur le pont (voir rubrique Gorron en cartes postales). Dans ce cas, la maison et l’ancien atelier de carrosserie construits plus tard masquent la rue du Maine elle-même.

Actualité de la semaine (38/2016)...
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche