En 1691, l’année du mariage d’Antoine et de Jeanne, la France est sous le règne de Louis XIV. Roi au pouvoir absolu. Les intendants, représentants de ce pouvoir, dirigent les provinces. Gorron se situe dans la province du Maine, principalement rurale et agricole.
Les châtellenies de ces provinces sont administrés par des familles nobles vassales de seigneurs de plus grande importance. C’est Louis IV du Bailleul de Hercé qui est alors baron de Gorron. Il est secondé pour la justice et les finances par un bailli et un procureur fiscal.
Ancienne petite ville médiévale fortifiée, à cette époque, la forteresse est déjà en ruines et une maison a été construite sur l’emplacement de l’ancien donjon.
Bien que ne connaissant pas le métier d’Antoine, on peut penser qu’il exerçait le métier de charpentier (comme son fils) et habitait les faubourgs de la ville.
D’autres réfugiés, cette fois en 1944, venant de Normandie, fuyant les combats lors du débarquement, ont été accueillis à Gorron.
Dès le 13 juillet 1944, les premiers convois de réfugiés arrivent. Le 15, on installe un centre de réfugiés. Le 21 juillet, 918 personnes sont déjà accueillies au centre. Une semaine après on arrive à plus de 1200. Des fermes de la commune accueillent des familles.
Sauf erreur, sur la photo ci-contre, on voit le couple Fourmond (André Fourmond et Victorine Betton) accueillant à la Turpinière des réfugiés normands.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la po8pulation est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue du Pré
(Marie) Madeleine Fougeray (épouse Georges Rublier), née le 04/06/1936.
1ère génération
Madeleine Fougeray
Georges Rublier
Ouvrier menuisier
Rue du Pré
1975
2ème génération
Edmond Fougeray
Cultivateur
Marie Laigle
Cultivatrice
Le Saudray
1936
3ème génération
Marie Fougeray
Cultivateur
Marie Mauger
Cultivatrice
La Courçonnais
1909
Si tel est le cas, Edmond Fougeray serait né en 1909 à Gorron. Il serait le fils de Marie Jean Fougeray et de Marie Mauger mariés le 13/11/1896 à Couesmes.
Marie Jean Fougeray est né à Brecé et Marie Mauger dans l’Orne. La lignée s’arrête là.
Récapitulatif 1
2 générations
Chénel ; Laurier
Bouchers
Manceau ; Trolet
Plombier – charpentier
Couturière
Houée ; Hodebert
Marchands de bestiaux
Lhuissier ; Fourmond ; Fouqué
Cultivateurs - charcutier
Guerrier ; Besnier
Plombier/chauffagiste - maçon
Foucoin
Sabotier - tisserand
Gayet ; Gayet
Garagistes
Lévêque
Menuisiers
Bertrand
Charpentier
Letissier
Manutentionnaire – ouvrier en chaussures
Arnoult/Durand
Meuniers
Penloup
Cordiers
Lhuissier
Cultivateurs
Rublier ; Fougeray
Menuisier - cultivateurs
Récapitulatif 2
Sur 989 personnes retenues, 187 sont originaires de Gorron. Sur ces 187, 72 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
J’ai découvert cet auteur grâce à son ouvrage « L’arbre monde ». Je parlais alors de la puissance, la richesse et la qualité de l’écriture. Le sujet de ce roman est plus intimiste. Mais on y retrouve les mêmes qualités.
Un astrobiologiste a perdu sa femme dans un accident et élève seul son fils à la personnalité un peu particulière. Au-delà de l’amour qu’il lui porte, de l’éducation de cet enfant qui occupe toute sa vie, le narrateur explore des domaines scientifiques, politiques, psychothérapiques… J’y ai retrouvé ce talent de l’auteur qui peut passer de la description de planètes où pourrait exister la vie à une technique de thérapie utilisant l’intelligence artificielle à l’aide d’une langue scientifique mêlée à une imagination surprenante. Mais aussi la poésie dans la description des lieux où le père et le fils s’isolent ainsi que les échanges intimes et simples entre eux.
Cette auteur a déjà eu des prix prestigieux et, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il les mérite.
Au début de leur séjour, les appelés pouvaient compatir à la situation misérable des Algériens dans les campagnes perdues au pied des montagnes. Dans les photos on voit leur habillement, leurs logements, les ânes qui servent comme animaux de trait ou de transport.
Puis, pour ceux qui ont vécu les accrochages avec les Fellaghas, leur regard peuvent changer. L’accent est alors mis sur les actes de guerre et les armes utilisées. On voit sur les photos des véhicules militaires, des hommes armés en treillis….
Ce sera le cas dans le roman. Le personnage principal, tant qu’il ne sera pas directement confronté aux combats directs avec les rebelles, pourra ressentir une certaine compassion envers la population algérienne. Ensuite, le regard porté sur elle sera beaucoup moins bienveillant.
En lien avec la rubrique fiction, cette rubrique aura un caractère généalogique. Les personnages du roman programmé feront partie de cette lignée de neuf générations. Le premier acte relate le mariage d’Antoine (Anthoinne) Ducoin (Ducoing) et de Jeanne Bioche, le septième jour de juin mille six cent quatre-vingt onze.
A l’époque, l’acte est rédigé par un prêtre de la paroisse. La qualité de l’écriture est aléatoire. Le prêtre pourrait être le vicaire Poirier. Les signatures des témoins sont pratiquement illisibles. Nous verrons par la suite que l’orthographe du patronyme peut varier : du Coin, du Couin, Ducoin…).
D’autres sources nous donnent l’âge des mariés : le mari, 27 ans, l’épouse, 23 ans. On ne connaît pas leur profession au moment du mariage. Ils habitent sur la paroisse de Gorron. On ne sait pas où est situé leur domicile. Ils auront leur premier enfant le 23/09/1792, soit 1 an et trois mois plus tard.
Un journal fictif tenu à partir de 1700 par une femme, Renée Largerie, puis par ses descendantes, a permis d’évoquer les événements qui ont pu marquer l’histoire de Gorron, replacée dans l’histoire de la France, jusqu’en 1961. La dernière rédactrice de ce journal, Gabrielle Boullard, décède en 1962. Ainsi s’arrête cette rubrique.
Cette lignée, correspondait à des familles plutôt aisées, instruites, qui ont joué un rôle dans la vie de la paroisse puis de la commune. Le même principe va être repris à partir, cette fois, d’une des familles les plus anciennes de Gorron (voir la rubrique Population synthèse sur le blog). Il s’agit d’une lignée beaucoup plus modeste, d’artisans ou d’ouvriers.
Il ne sera pas question de la tenue d’un journal, les premiers membres de ces familles ne sachant ni lire et écrire. Mais seront recensés les événements touchant plus ou moins directement ces Gorronnais.
L’objectif étant la réalisation d’un roman, chaque chapitre sera centré sur une génération de la lignée. Le contexte correspondra à des lieux, des événements réels. Ce qui arrivera aux personnages sera purement fictif.
Tout commencera par un mariage qui a eu lieu le 7 juin 1691 à Gorron.
Sur la photo ci-dessus (transmise par Claude), nous voyons le couple Pierre Touchefeu/Victorine Fourmond.
La famille Gustin, accueillie en 1940 par les Touchefeu du Bois-Brault, a souffert des deux guerres (14-18 ; 39 -45). Voici le témoignage du visiteur du blog qui nous a contacté.
« Marcel et Yvonne Gustin (mes grands-parents paternels) avec leurs 2 enfants André et Gilberte en ont connu des difficultés avec la guerre. Ils ont vécu leur adolescence durant la 1ère guerre mondiale et Marcel était mobilisable en 1918, Yvonne est née dans une ferme isolée également en zone occupée. Ils se sont installés fermiers sur la ferme familiale dans un quartier où les allemands ont construit une laiterie (toute mon enfance, j'ai encore lu dans la brique les inscriptions "molkerei"). Je n'imagine pas la terreur qui les a envahi en 1940 lors du retour des Allemands. Comme tous les gens du secteur, ils ont échoué en Mayenne, et pour notre famille dans le canton de GORRON). Une fois la capitulation de la France en juin 40, ils sont rentrés chez eux à Le Quesnoy dans le Nord. Mon père m'a toujours dit que le champ face à la ferme était jonché de casques français que les soldats prisonniers avaient abandonnés. La guerre se déroule avec les privations que connaitront tous les Français mais la ferme apporte le nécessaire pour vivre. (…)
Pour notre famille, la libération intervient le 04 septembre 1944. Les Allemands s'enfuient en camion et assassinent Marcel qui n'a eu que le tort de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment (il n'était pas armé et ne faisait pas partie des FFI très actives durant cette journée sinistre). Funeste destin de celui qui fut généreusement accueilli 4 ans plus tôt à Gorron. »
Merci à Hervé Gustin qui nous a permis de faire revivre une période qui a aussi fortement marqué notre canton.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la po8pulation est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue du Pré
Maryvonne Bourdon née le 13/01/1947, épouse Robert Schwanengel.
1ère génération
Maryvonne Bourdon
Employée de bureau
Schwanengel Robert
Chaudronnier
Rue du Pré
1975
2ème génération
Henri Bourdon
Tonnelier
1947
3ème génération
Henri Bourdon
Tonnelier
Marie Leblanc
Piqueuse
Rue Magenta
1909
4ème génération
Eugène Leblanc
Maçon
Marie Prodhomme
SP
Rue de Bretagne
1880
5ème génération
Louis Leblanc
Maître maçon
Constance Dreux
SP
Nous retrouvons une lignée déjà suivie de 6 générations.
Récapitulatif
Sur 984 personnes retenues, 186 sont originaires de Gorron. Sur ces 186, 71 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
(Marie) Madeleine Fougeray (épouse Georges Rublier), née le 04/06/1936.
Elle pourrait être la fille du couple Fougeray/Laigle, cultivateurs, présent en 1936 au Saudray.
Si tel est le cas, Rémond Fougeray serait né en 1909 à Gorron.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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