Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».
Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.
Les maquis pendant la Seconde Guerre mondiale
En fin 1942 et début 1943, des résistants à l’occupation nazie se regroupent pour combattre l’occupant les armes à la main. Généralement, ils établissent des campements permanents dans des forêts. Parmi eux, on retrouve des réfractaires au Service du Travail Obligatoire.
Ces maquis doivent être ravitaillés en nourriture et en armes. La nourriture, on se la procure dans les fermes avoisinantes ; les armes sont prises aux Allemands puis, plus tard, parachutées en provenance de la Grande Bretagne qui, avec les Alliés, continue la guerre contre les Nazis.
Les résistants sont présentés comme des terroristes, des criminels, par l’Etat français de Pétain et sont pourchassés, notamment par la milice et la police françaises. Sans compter l’armée allemande qui lancent parfois de grandes attaques.
Il pouvait arriver que certains maquisards se laissent aller à des réquisitions plus ou moins bien acceptées. Dans le roman, un de ceux-là se conduit comme un véritable bandit et est chassé de son maquis.
Retour sur l’exposition « Les processions religieuses d’autrefois »
Au-delà des nombreux objets exposés, deux organisateurs avaient revêtu des vêtements ayant un rapport avec le thème, notamment celui du Suisse (Le Suisse était un employé d’église chargé d’ouvrir les processions et de faire régner l’ordre dans les assemblées). On les voit, ci-contre,à l’entrée du local.
Les cierges de M. Racineux
Sur le blog nous avons plusieurs fois évoqué cette famille : deux générations de ciriers (François, le père et Louis, le fils) qui ont habité au n° 18 de la rue du Bignon. Un autre cirier, Auguste Belliard leur a succédé dans la même maison.
Articles de Ouest-France (transmis par Claude) : avril 1954
Après la Seconde Guerre mondiale, les primes accordées par l’Etat permettent un développement spectaculaire de la construction de logements dans la ville. Ces constructions concernent des maisons individuelles (par exemple à la Mégrinais en 1954 ou d’habitation collectives à loyer modéré (HLM de la Colmont en 1952).
Dans l’article ci-contre, il est question des HLM de la Colmont qui mettront à la disposition de la population dix logements accessibles aux familles modestes. Mais on évoque aussi d’autres réalisations pour le mieux-être de la population : terrain des sports, piscine, adduction d’eau potable, assainissement, électrification de la campagne…
Pendant une trentaine d’années (les trente glorieuses), le développement de la ville ouvrait une perspective ambitieuse (on espérait dépasser les 3 000 habitants). Malheureusement ce développement sera freiné par des difficulté économiques générales liées, notamment à la crise du pétrole dans les années 1970.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Rue du Maine
Suzanne Milard (épouse Bizeul, menuisier), née le 22/08/1914.
1ère génération
Bizeul
Menuisier
Suzanne Milard
Rue du Maine
1975
2ème génération
Eugène Milard
Cordonnier
Maria Gourdet
Rue du Collège
1914
3ème génération
François Milard
Tambour de ville
Vitaline Lepoureau
Rue du Coq
1875
4ème génération
François Milard
Charpentier
Florence Meslin
Marchande de mercerie
1851
5ème génération
François Milard
Charpentier
Anne Rouillard
1818
6ème génération
Jean Milard
Laboureur
Marie Le Boulanger
7ème génération
Guillaume Milard
Marie Pottier
François Milard est le fils de Jean Milard, laboureur et de Marie Le Boulanger.
Je ne retrouve pas le mariage de Jean Milard et de Marie Le Boulanger. SI vous avez des informations, je suis preneur.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale…
Le journal de Gabrielle Boullard (épouse Daniel)
1952
Les nouvelles constructions
Nous avons un nouveau maire, notre pharmacien M. Dufour. Ce n’est pas un inconnu, il a déjà marqué ses mandats de conseiller municipal en s’impliquant dans les associations sportives et culturelles de la ville. Il remplace le maire M. Maret qui a démissionné après sa défaite aux élections départementales, battu par M. Favard, un des médecins gorronnais.
Beaucoup plus tragique que ces péripéties politiques : une noyade à la piscine. L’eau de la rivière peu transparente explique sans doute ce dramatique accident. Il est fort possible qu’on se contente désormais d’une baignade non surveillée sous la responsabilité des baigneurs eux-mêmes et de leurs parents.
Depuis la guerre, la ville change de visage. On envisage la construction de logements et de maisons ouvrières permettant aux familles à revenus modestes de se loger dignement. De la même façon, on réfléchit à l’assainissement. Le tout à l’égout rendra nos rues plus saines.
Dans le cadre de la Foire Fleurie, foire de printemps (le mercredi) depuis des temps immémoriaux à Gorron, accompagnée d’une fête foraine (le dimanche) par la suite, l’association de la conservation du patrimoine réalise une exposition dans son local (maison à arcades derrière la mairie).
Le thème concerne les processions religieuses annuelles comme les Fête-Dieu dans les rues de la ville avec décorations et reposoirs, l’assomption, de la chapelle du Bignon à l’église, les rogations en direction de calvaires… Et d’autres pour faire tomber la pluie en cas de sécheresse, par exemple…
La baisse de la pratique religieuse et les restrictions dues à la circulation automobile ont fait disparaitre ces manifestations.
L’exposition aura lieu le samedi 16 et le dimanche 17 mars 2024 (10h – 12h ; 14h – 18h) au local de l’association.
Le titre du prochain roman sera vraisemblablement : « Un soldat sans qualités ».
Le personnage principal sera un soldat gorronnais pris dans la débâcle de mai 1940 qui tentera de survivre pendant l’Occupation.
Police et gendarmerie sous l’occupation
Une rafle
Gendarmerie et police sont sous les ordres du régime de Vichy, l’Etat français dirigé par Pétain. Tous les fonctionnaires doivent lui prêter serment de fidélité. Le pouvoir collabore alors avec les occupants. Une partie de la population (juifs, communistes, résistants…) est pourchassée par l’Etat et les forces de l’ordre sont chargées de cette répression.
Dans l’arrestation des Juifs, notamment, la police française a souvent fait du zèle. Lors de la Libération, on a dit que gendarmes et policiers jouaient parfois double-jeu, obéissant aux ordres de l’Etat tout en essayant de protéger clandestinement, les personnes persécutées. Il y en eut, certainement, mais il est difficile d’en évaluer le nombre.
Dans le roman un gendarme particulièrement zélé, responsable notamment de l’arrestation d’un résistant, essaiera de se dédouaner en participant activement à l’épuration visant les personnes ayant collaboré avec l’ennemi.
Dans la famille Herpin dont nous avons souvent parlé sur le blog, deux fils du couple Emile Herpin (sacristain) et Pauline Léon deviendront notaires. L’aîné, Léon, exercera à Ambrières. Son jeune frère Paulin aura son étude à Gorron, en face de la maison de ses parents, rue du BIgnon. Le troisième frère, Albert, le cadet, deviendra chanoine, prêtre et doyen de la basilique de Mayenne.
Les deux documents ci-joints nous apprennent que Paulin Herpin a succédé à Me Renard à Gorron et Léon Herpin à Me Lebouc à Ambrières. A noter que le courrier de Léon Herpin est adressé à M. Cussot (le poilu dont nous avons parlé) greffier de paix à Gorron.
Pour terminer ce court retour sur Gorron au Moyen Âge, on peut imaginer une petite ville fortifiée administrée par des représentants du Roi (en l’occurrence à cette époque le plus souvent le roi d’Angleterre) : un capitaine/gouverneur chargé plus particulièrement de la défense militaire et un bailli chargé surtout de la justice et des impôts.
L’autre autorité est religieuse. A l’origine, représentée par des chapelains rattachés à Mortain. La situation de l’église, en dehors des murs fortifiés, pourrait symboliser une certaine indépendance par rapport à l’administration royale. On peut aussi relever certaines tensions avec l’abbaye proche de Savigny. Elle aussi historiquement rattachée au comté de Mortain.
Outre la campagne, au pied de la ville, la présence de moulins le long de la rivière la Colmont, atteste d’une certaine activité économique. La présence d’artisanat et de commerce, dispersés dans la campagne, existe aussi dans la ville fortifiée.
Ces quelques éléments sont tirés de l’ouvrage de Gabriel Boullard (Gorron. La châtellenie, la paroisse, des origines à 1789) qui présente la forteresse de Gorron comme une place forte importante à l’époque, même s’il souligne que les sources historiques sont plus souvent des hypothèses que des faits avérés.
Illustration : représentation de Gorron par Gérard Lecomte dans son ouvrage (Histoire du château de Gorron).
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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