Gorron
Chronologie des différents troubles
1793
L’année 1793 correspond à ce qu’on a appelé « la Terreur » (1793/1794). Le pouvoir révolutionnaire s’est radicalisé. C’est la période pendant laquelle Robespierre, à la tête du Comité de Salut Public, a usé largement de la guillotine.
Dans le domaine déjà abordé de la réforme de l’Eglise, le 1 janvier 1793, l’argenterie de l’église de Gorron est livrée au district, les cloches et les statues sont abattues.
Si la rigueur de la Terreur se retrouve à Gorron on voit aussi que la ville était plutôt modérée et a essayé d’adoucir la condition des citoyens. Une société populaire présidée par le citoyen Badiche acclama la chute de Robespierre (qui a eu lieu les 8/9/10 thermidor an II – 26, 27, 28 juillet 1794) et « offrit un don de 900 livres de « chiffes » (vraisemblablement vieux vêtements) et le produit d’un mois de travail d’un atelier formé pour le lessivage des terres salpêtrées ».
Dans le domaine de la contre-révolution intérieure, le 21 mars 1793, la garde nationale de Gorron « se porte à Lévaré puis de là à St Ellier pour combattre les brigands ».
Le terme de « brigands » sera utilisé par les autorités pour désigner ces éléments contre-révolutionnaires regroupés dans ce qui sera appelé la « Chouannerie » un peu plus tard.
