Le canton de Gorron sous la Révolution…
Brecé
La semaine dernière, nous évoquions les risques encourus par les agents municipaux. Ces risques sont illustrés par le drame suivant : « Dans la nuit du 3 au 4 prairial an VIII (22, 23 mai 1799), l’agent municipal fut enlevé et mis à mort. L’administration centrale avait, la veille, porté un arrêté contre les mendiants qu’on soupçonnait de servir d’espions aux Chouans. »
Au-delà des suspicions sur les mendiants qui ont de tout temps été considérés comme les informateurs des mouvements insurrectionnels fréquents sous l’Ancien Régime (notamment pour des problèmes liés au commerce des grains et au poids de l’imposition), l’assassinat s’inscrit dans la contre-révolution dans l’ouest de la France : la Chouannerie.
Avant d’aborder les incidents directement liés à la Chouannerie, il faut parler des prêtres de Brecé dont le sort a été bien souvent une cause de la révolte des Chouans dans les différentes communes de l’Ouest.
Le curé François Mariel et ses deux vicaires, Nicolas Moulard et Louis Hourdel, prêtèrent un serment orthodoxe le 20 février 1791 (les prêtres ont répondu de différentes manières à l’exigence du serment imposé par la Révolution). Les deux vicaires furent déportés en Angleterre. Le curé fut remplacé par le troisième vicaire Jean-Baptiste Guilmard qui prêta le serment schismatique avec préambule mais qui dut quitter la paroisse le 04 novembre 1792.




