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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:30
Le Château d'isles.
Le Château d'isles.

Le canton de Gorron sous la Révolution…

Brecé

La semaine dernière, nous évoquions les risques encourus par les agents municipaux. Ces risques sont illustrés par le drame suivant : « Dans la nuit du 3 au 4 prairial an VIII (22, 23 mai 1799), l’agent municipal fut enlevé et mis à mort. L’administration centrale avait, la veille, porté un arrêté contre les mendiants qu’on soupçonnait de servir d’espions aux Chouans. »

Au-delà des suspicions sur les mendiants qui ont de tout temps été considérés comme les informateurs des mouvements insurrectionnels fréquents sous l’Ancien Régime (notamment pour des problèmes liés au commerce des grains et au poids de l’imposition), l’assassinat s’inscrit dans la contre-révolution dans l’ouest de la France : la Chouannerie.

Avant d’aborder les incidents directement liés à la Chouannerie, il faut parler des prêtres de Brecé dont le sort a été bien souvent une cause de la révolte des Chouans dans les différentes communes de l’Ouest.

Le curé François Mariel et ses deux vicaires, Nicolas Moulard et Louis Hourdel, prêtèrent un serment orthodoxe le 20 février 1791 (les prêtres ont répondu de différentes manières à l’exigence du serment imposé par la Révolution). Les deux vicaires furent déportés en Angleterre. Le curé fut remplacé par le troisième vicaire Jean-Baptiste Guilmard qui prêta le serment schismatique avec préambule mais qui dut quitter la paroisse le 04 novembre 1792.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:26
Gorron en cartes postales…

Le complexe sportif Lucien Dollé

Sur la première photo aérienne, nous pouvons voir les différents éléments du complexe sportif qui, au départ, correspondait à un projet d’un terrain scolaire d’éducation physique et sportive.

Les extraits des délibérations du conseil municipal permettent de suivre la réalisation du premier complexe sportif Lucien Dollé (maire de Gorron décédé brutalement en 1948).

En 1942, le Conseil décide d’étudier l’aménagement « d’un terrain scolaire d’éducation physique et sportive ». Il retient comme terrain celui « de tennis en bordure de la nationale 806 ».

En 1946, le terrain scolaire d’éducation physique et sportive devient un complexe intégrant « un terrain de football avec piste circulaire d’athlétisme (…) terrain de volley (…) terrain de basket… ». A noter que les prisonniers allemands ont constitué une partie de la main d’œuvre.

Un Office des sports est créé pour « donner des avis approfondis et autorisés pour l’aménagement de notre terrain d’éducation physique et sportive ».

Sur la seconde photo, on voit particulièrement le terrain d’évolution avec, dans son prolongement, la piscine.

Gorron en cartes postales…
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:18
Rue Brochard-Brault..
Rue Brochard-Brault..

Quartier des Chauvinettes

La famille Laisné (Lainé/Laîné)/Lesiran

En 1896, François Lainé (galocher) et Nathalie (?) Lesiran (sans profession) sont recensés rue des Chauvinettes. En 1891, ils ne sont pas présents rue des Chauvinettes.

En 1901, François Laîné (galocher à façon, patron) et Victorine Lesiran (marchande de fromage) sont recensés rue des Chauvinettes.

En 1906, on retrouve François Laisné (galocher) et Victorine Lesiran (marchande de fromage), rue des Chauvinettes. On ne trouve pas trace de ce mariage au 19e siècle en Mayenne (François est originaire de Flers, Victorine de Saint-Christophe).

En 1911, on retrouve le couple rue des Chauvinettes (François est marchand de fromage).

Même chose en 1921. François est à nouveau galocher.

En 1936, le couple habite toujours Gorron mais rue de Bretagne. Ils habitent chez leur gendre, Jules Piel, épicier et leur fille, Blanche Lainé ;

En 1962, nous retrouvons Blanche Piel/Lainé, rue des Chauvinettes au l’immeuble n°15/17.

Il n’est pas certain que la famille ait gardé une maison rue des Chauvinettes pendant près de 70 ans mais cette hypothèse peut être posée.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:14
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline et Gesbert.

Paul Fontaine et Tiphanie (Euphrasie) Goussin (06/06/1898)

François Fontaine et Virginie Jamoteau (13/10/1857) ; Hiacynthe Goussin et Euphrasie Rousseau (06/06/1871).

Aucun ascendant de la première génération n’est Gorronnais d’origine.

Isidore Picot et Joséphine Lory (13/06/1881)

Guillaume Picot et Marie Lambert (23/05/1853) ; Joseph Lory et Joséphine Lochu (09/08/1852).

Louis Lambert et Marie Liger (16/08/1819) ; Joseph Lory et Jeanne Legros (10/05/1824).

Noël Lambert et Jeanne Béchet ; Jean Liger et Jeanne Le Gros ; Jacques Le Gros et Françoise Béchet.

Les familles Lambert, Liger, Le Gros, Béchet, sont retenues pour la recherche.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:10
Château du Bailleul…

Des nobles aux riches laboureurs/marchands

Pour conclure cette série d’articles sur le château du Bailleul, on peut voir dans cette rétrospective le mouvement de l’histoire : les grandes propriétés étaient, sous l’Ancien Régime, l’apanage des nobles (ici, les Du Bailleul et les De Vaux). On voit ensuite apparaître des familles de riches laboureurs et marchands, dont les descendants, juristes de profession, vont occuper les postes nécessaires à l’administration des paroisses puis des communes : avocats, notaires…

On a parlé de la famille Ledauphin qui a acheté le fief du Bois-Brault (Ledauphin des Tenières) et le château du Bailleul lui-même (Ledauphin-Blinière) sans compter une grande partie du domaine de la famille du Bailleul, au début du 19e siècle. Ce fut le cas aussi du manoir de Lesbois, vendu par Henri, Simon, De Vaux en 1812.

Le rachat des châteaux de Lévaré (à la famille noble des Montécot / De Vaux) et du Bailleul par la famille Leray a réintroduit une noblesse acquise par mariage (les d’Abrantès), noblesse d’Empire, dans les propriétaires importants du secteur de Gorron. Mais cette parenthèse n’a constitué qu’un épiphénomène dans le mouvement mis en marche avant même la Révolution.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:04
Documents Garnier…

Le fief Delagrange

A partir de ce document original datant de 1780 (dont nous respecterons l’orthographe pour les citations entre guillemets), nous allons pouvoir décrire un fief de l’ancien régime dans la paroisse de Gorron. Le document nous permettra aussi de croiser des personnages et des familles déjà rencontrées au cours de nos différentes recherches.

« Fief Delagrange en Gorron relevant censivement de la seigneurie Delagauberdière. »

Les deux lieux cités correspondent au hameau de la Grange à Gorron (dont nous avons souvent parlé sur le blog) et à la ferme de la Gauberdière en Colombiers du Plessis. Le fief correspond à un bien immobilier sur lequel pèse des contributions diverses envers son « propriétaire » en sachant que le système de propriété et de location était très complexe à cette époque. Dans le document, le domaine concerné à la Grange, relevant censivement signifie qu’une redevance (cens) doit être versée au « propriétaire » (en l’occurrence ici le détenteur de la seigneurie de la Gauberdière) pour disposer de ce bien.

« Nous Guilleaume Lhuissier fils et héritier de défunt Guilleaume Lhuissier et Marie Gobbé fille et héritière enpartie de défunt Me Michel Gobbé notaire et Hélène Le Crosnier sa femme. »

Nous rechercherons des informations sur ce couple la semaine prochaine…

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:00
Documents Bailleul…

Le dernier voyage du tramway : 31 août 1947.

La semaine dernière, nous avons vu les différents personnels présents sur la gare de Gorron en 1947. Une recherche dans le recensement de 1936 à Gorron (les dernières listes exploitables en notre possession) ne nous a pas permis de retrouver ces personnes à Gorron 11 ans plutôt, à l’exception de Joseph Morice, poseur, employé du tramway, habitant rue de Bretagne.

Nous avons cherché, notamment, Léon Sauvage le dernier mécanicien. Employé à la Compagnie des Chemins de Fer de la Mayenne pendant 28 ans, 6 mois, 5 jours. Décoré de la médaille d’honneur en récompense de ses services le 22 février 1947. Il a commencé à 22 ans comme chauffeur (pendant 10 mois) sur la ligne Laval/Saint-Jean sur Erve. Il est ensuite devenu mécanicien sur celle de Laval/Landivy. Il est issu d’une famille de cheminots : le père a travaillé comme chef d’équipe pendant 33 ans à la même compagnie ; la mère a été 39 ans receveuse à la gare de Soulgé-le-Bruant.

Il existait bien une famille Sauvage en 1936 à Gorron mais la profession du père était receveur des contributions indirectes. Le « Grand Sauvage » dont nous a parlé Claude n’habitait pas encore Gorron en 1936.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 08:55
La Pierre Tournante…

Les plaisirs du « corbeau »

Simonin n’était pas dans la quête de la bonne humeur. Il était entré dans la spirale redoutée. Une idée, une seule, qui tournait en boucle. Elle le réveillait, chaque nuit, vers quatre heures. Ensuite, inutile d’essayer de se rendormir. Il se répétait, sans cesse, les plans nés dans une excitation incontrôlée, après les résultats du second examen. Il les tenait. Il allait se venger. Un moment il envisageait de les réunir et de les confondre. Puis il pensa qu’il était plus judicieux de les prendre un par un. A moins de pouvoir les déstabiliser avant. C’est à ce moment qu’il pensa aux lettres anonymes. Il réunit alors les éléments concrets à sa disposition et l’imagination, nourrie par toutes les médisances villageoises, fit le reste.

« A Gaspard Rouillard. Tu ferais mieux de t’occuper de ta femme plutôt que de t’acharner contre les jeunes filles du village. Cette fois, tu es allé trop loin. Je sais que tu as tué la femme et son enfant près de la Pierre Tournante. La punition va bientôt arriver ! »

Simonin ne pensait pas vraiment que le maréchal des logis était coupable. Mais il voulait savoir pourquoi il était aussi soumis au médecin. Il aurait sans doute pu, dans un moment de colère, frapper la jeune femme qui se serait tuée en tombant. Mais le sang-froid nécessaire pour lier l’enfant et faire croire à un suicide paraissait au-delà des capacités du gendarme. L’imagination lui manquait. Et le contrôle aussi. Ces qualités étaient, par contre, bien présentes chez Hyppolite. A son tour maintenant.

La lettre fut identique à la précédente. Seule variante, il était question de séduire les patientes. Simonin fut surpris de l’émotion qui l’envahit au moment de l’écriture du texte volontairement pauvre et laconique. Cette fois, il voyait bien le médecin préparer son forfait. Et la rage montait, la haine aussi. Un Rouillard frappant une pauvre fille qui se refusait à lui le laissait plutôt indifférent. Mais cet homme froid et calculateur qui avait séduit sa propre femme lier une enfant vivant sur le ventre de sa mère morte… Insupportable !

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 08:47
Administration municipale…

Groupe scolaire public

Dans le cadre de la création d’un pôle santé à Gorron, une étude concernant ce projet et celui de regrouper l’école maternelle publique avec l’école élémentaire et le collège doit être réalisée.

Cette seconde éventualité est présentée comme « un souhait de la nouvelle municipalité en 2014 ». Il est amusant de noter que le maire actuel a été élu, il y a vingt ans, en s’opposant (entre autres choses) à un projet de nouveau groupe scolaire public regroupant les trois niveaux. Mais, quand on consulte les registres des délibérations municipales, on s’aperçoit, qu’au fil des années, les projets peuvent subir des revirements ou des délais d’exécution étonnants.

En ce qui concerne les établissements scolaires, avant les grandes lois des années 1880 instaurant une système éducatif public, laïque, gratuit et obligatoire, il y avait, à Gorron, deux écoles communales : une de filles (avec des élèves de maternelle) et une de garçons. L’une se situait sur le domaine de la Renardière (actuelle maison de retraite), l’autre, rue de Normandie (école publique actuelle).

Par la suite, un enseignement privé confessionnel s’est installé près de l’église, regroupant, au fil des années, un enseignement maternel, primaire et secondaire. Le regroupement de l’enseignement public, envisagé rue de Normandie, a été évoqué avant même la Première Guerre mondiale. Il fallut attendre les années 1960 pour voir l’école de filles rejoindre celle de garçons. Quant à la maternelle, elle est toujours sur la Butte Saint-Laurent…

Si le projet suggéré par la municipalité gorronnaise est jugé pertinent, pour la maison de santé et le regroupement scolaire, on renouerait avec le « souhait » des élus du début du 20e siècle. Connaître son passé pour bien gérer le présent… Une formule qui se vérifierait alors.

Administration municipale…
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 09:47

Vous trouverez cette semaine (23ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : Brecé…
  • Gorron en cartes postales : la Gare
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : famille Leroyer/Cousin…
  • La population Gorronnaise : les familles Romagné/Millet
  • Le château du Bailleul : Des De Vaux aux Montécot…

Catégorie échanges :

  • Document Garnier : les descendants d’Antoine Le Boullenger (fin)…
  • Documents Bailleul : la fin du tramway…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : la meilleure défense...

Catégorie point de vue :

  • Aide psychologique : généralités (fin)…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (23ème/2016)...

Pour clore notre visite de l’ancienne gare, nous nous intéressons au personnel qui travaillait à Gorron. Voir les articles dans les rubriques « Gorron en cartes postales » et « Documents Bailleul ». Sur la photo ancienne prise du côté route de Brecé, nous distinguons des employés et des enfants sur et à côté du wagon ouvert, au centre de la photo.

Actualité de la semaine (23ème/2016)...
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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