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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:58
L'allée du château d'Isles.
L'allée du château d'Isles.

Brecé

On retrouve les prêtres dont nous avons parlé la semaine dernière dans les incidents directement liés à la Chouannerie à Brecé.

Même si la cure a souffert de la période révolutionnaire, l’église ne fut pas fermée et un prêtre assermenté, Berson, assura sa continuité. Il était toujours présent quand on fit flamber l’arbre de la Liberté aux cris de : vive la paix, vive Bonaparte, le 20 germinal an IX.

L’arbre de la Liberté, symbole de la Révolution avait déjà été abattu par les Chouans le 10 pluviôse an VI. Sa restauration suscita une forte réaction des soutiens de la République : « Le 10 pluviôse an VI, il est remplacé devant une foule nombreuse et aux cris de : vive la République ! Haine à la royauté et à l’anarchie. La même année, M. François Pays, maire, (à l’époque Brecé fait partie du canton d’Oisseau), se transporte à la mairie avec l’adjoint René Forêt, douze vieillards et quatre jeunes gens sortis des écoles publiques. L’instituteur, greffier, lut la loi à l’assistance puis l’on se rendit près de l’arbre. Il y eut des chants patriotiques par des dames. »

Un noble de la paroisse, Jean de Chapdeleine, seigneur d’Isles, a été soupçonné de participer à la Chouannerie : « Lors d’une reprise d’armes par les Chouans, la diligence de Mayenne fut arrêtée. On soupçonna Monsieur Chapdeleine d’être l’instigateur du mouvement. Fouché vint à Mayenne interroger M. et Mme Chapdeleine qui furent innocentés. »

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:55
Gorron en cartes postales…

La piscine.

Toujours dans les registres des délibérations municipales, nous pouvons lire :

En 1943, le Conseil revient sur le projet de construction d’un terrain scolaire d’éducation physique et sportive auquel « il y aurait lieu de grouper celui de construction d’une piscine ».

Il s’engage « à mettre à la disposition des établissements scolaires d’enseignement et associations sportives du voisinage, les installations sportives (…) dans la mesure où cette utilisation sera compatible avec les besoins des enfants des écoles ».

Dans le cadre de ce projet, la commune fait l’acquisition de terrains « route de Brecé ».

En 1944, le devis pour « l’aménagement du terrain scolaire d’éducation physique et sportive » s’élevant à 119 000 F est accepté par le Conseil qui fait le projet « d’aménagement d’un jardin d’agrément aux abords de la piscine ».

Sur les deux photos, on peut voir :

  • La structure de la piscine avec trois bassins : le petit bassin en premier plan pour les enfants, le moyen séparé par un muret en ciment et le grand bassin de l’autre côté de la passerelle en bois sur laquelle nous voyons de nombreux baigneurs.
  • Nous apercevons aussi, sur la gauche, le « jardin d’agrément » avec un portique pour balançoire, barre fixe et anneaux.

Ce jardin a été appelé le « Petit jardin » distinct du grand square situé rue du Bignon où a été érigé le monument aux morts.

Gorron en cartes postales…
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:49
Le bas de la rue des Chauvinettes.
Le bas de la rue des Chauvinettes.

Quartier des Chauvinettes

La famille Boutin/Cousin

En 1906, on retrouve Marie Cousin, épouse Alexis Leroyer (sabotier – Foucoin), rue du Collège. Mariés le 19 septembre 1903. Les mariages ne sont pas accessibles pour cette année.

En 1911, on retrouve le couple, rue du Collège, avec leur fille, Alexandrine.

En 1921, il n’y a plus trace de cette famille (ni Leroyer, ni cousin).

Le couple s’est vraisemblablement installé à Gorron après son mariage. Il serait resté rue du Collège pendant moins de quinze ans.

Conclusion

Aucune famille n’est présente de 1846 à 1962 dans le quartier des Chauvinettes. Dans ce quartier, il y a très peu d’artisans / commerçants, pas de famille bourgeoise, qui auraient pu posséder des immeubles familiaux transmis de génération en génération.

Nous retrouvons des familles nouvellement implantées à Gorron après un mariage, le mari ayant trouvé un emploi dans une des activités économiques dominantes à l’époque (mécanicien, tanneur à la tannerie Gendron ; patron galocher ; ouvrier sabotier).

Une famille d’artisan aurait pu posséder un immeuble pendant plus de 70 ans, rue des Chauvinettes mais la durée de présence moyenne se situe entre 5 et 25 ans.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:47
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet.

Alphonse Morin et Joséphine Moreau (16/05/1859)

Jean Morin et Julienne Meslin (23/04/1810) ; François Moreau et Perrine Loyer (22/04/1834).

Julien Morin et Renée Dubourg ; François Meslin et Perrine Forêt ; Jacques Loyer et Julienne Foureau (10 messidor an X – 29/06/1802).

Jean-Baptiste Loyer et Julienne Gracot ; François Foureau et Julienne Cailler.

Nous retenons les familles : Morin et Foureau.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:44
Canton de Gorron...

Introduction

Parallèlement à l’étude des événements révolutionnaires ayant eu lieu dans le canton de Gorron, nous commençons celle de l’histoire générale des bourgs constituant le canton avant le dernier découpage. En sachant qu’au cours de la période révolutionnaire cette constitution a pu elle-même évoluer.

Les sources de ce travail seront : le dictionnaire de l’Abbé Angot, les monographies communales réalisées par les instituteurs en 1899, les sites internet quand ils existent dans la présentation de la commune. En sachant que, bien souvent, les différentes informations se recoupent. Nous complèterons avec des éléments personnels issus de l’étude des listes de recensement en ligne sur les archives de la Mayenne.

Pour chaque commune, nous suivrons le plan déjà utilisé pour celle de Gorron : les traces de la préhistoire ; les références à l’antiquité (notamment la période gallo-romaine) ; le Moyen-Age avec l’apparition des églises, des châteaux, des maisons et familles seigneuriales ; l’époque moderne avec la montée des familles de juristes et de marchands ainsi que l’évolution économique et sociale au cours du 19e siècle.

La période révolutionnaire sera absente car elle est déjà traitée dans la série d’articles en cours sur le blog.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:39
Documents Garnier…

Pièces originales : le fief Delagrange

Le couple Guillaume Lhuissier / Marie Gobbé.

Mariés le 16 février 1702 à Gorron. Guillaume est le fils de Guillaume Lhuissier et d’Anne Seigneur. Marie est la fille de Michel Gobbé et d’Hélène Le Crosnier.

Nous ne retrouvons pas la naissance de Guillaume Lhuissier ni de Marie Gobbé à Gorron.

Les autres héritiers concernés par le document : Julien et Julienne Colin, enfants et héritiers de défunt Michel Lhuissier et Marguerite Gobbé aussi fille et héritière du dit Michel Gobbé et de la dame Le Crosnier.

Les Colin en question pourraient être les enfants de François Colin et de Julienne Lhuissier mariés à Gorron le 05 février 1725.

Cette recherche succincte suggère de liens complexes entre les familles Lhuissier et Gobbé. Les deux frères, Guillaume et Michel Lhuissier se seraient mariés avec les deux sœurs Marie et Marguerite Gobbé.

La succession Lhuissier/Gobbé, concernant le fief de la Grange en Gorron va nous permettre de connaître en détails la composition de ce fief.

« Confessons tenir censivement (…) les immeubles dont la teneur suit »

A suivre...

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:36
Documents Bailleul…

La famille Bailleul

Un article de Ouest-France datant du 24 mai 1962, va nous permettre de mieux faire connaissance avec cette famille.

Remise de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports à Mlle Bailleul monitrice de la Jeanne D’Arc de Gorron.

Nous avons déjà évoqué l’histoire de cette association qui a joué un rôle très important dans la vie de la commune : Après la Seconde Guerre mondiale, les sports en général s’ouvrent aux femmes et aux jeunes filles. Une section féminine (l’Ardente) propose du basket, de la gymnastique, des majorettes…

« Dimanche 18 mai, à l’occasion d’une petite fête familiale, M. Jean Maret, président de la « Jeanne d’Arc » remit officiellement la médaille d’honneur de la « Jeunesse et des Sports » récemment décernée par M. le ministre de l’Education Nationale à la monitrice de la section féminine, Mlle Jane Bailleul. Cette distinction vient très justement récompenser 16 années de dévouement au service des sports.

Nous retracerons la carrière sportive de la monitrice la semaine prochaine.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:32
La Pierre Tournante…

Les plaisirs troubles de Simonin

Il envoya méthodiquement ses lettres, s’arrangeant pour demander des nouvelles de l’enquête qu’il avait bien fallu rouvrir compte-tenu du résultat du second examen. Il s’amusait à voir Gaspard grossir et se congestionner de plus en plus. Il prenait un plaisir moins noble à constater, à l’inverse, qu’Hyppolite maigrissait et devenait de plus en plus pâle.

Le petit manège dura quelque temps. Qu’espérait réellement Simonin ? Qu’atteint par la panique l’un des deux flanche et se dénonce ? Peu probable. Lui-même n’était pas persuadé que les deux hommes avaient un lien direct avec le crime de la Pierre. Quant à se dénoncer… Et pourtant il persistait. Que trouvait-il dans cet acharnement ? Une certaine vengeance contre le médecin que, dans sa rage, il allait même jusqu’à soupçonner d’avoir aussi tué sa propre femme et l’enfant ? Sans doute. Mais peut-être aussi la satisfaction d’une pulsion moins noble.

Il avait toujours aimé pénétrer l’intimité des gens. Sans effraction, toujours en douceur, pour les aider pensait-il. Il était attiré par les personnes complexes, souvent torturées par des forces intérieures et contradictoires qui les faisaient souffrir. Elles le séduisaient, le renvoyant sans doute à ses propres démons. Mais quand, en pleurs, elles se confiaient à lui, au-delà de la bienveillance, une excitation un peu trouble l’envahissait. Il était celui à qui on révélait des choses cachées à tous. Un lien très fort se créait. Il jouissait de ce lien unique dont il était l’acteur. Il avait alors le sentiment d’être reconnu et aimé. L’aide apportée à l’autre pouvait passer, alors, au second plan. Il lui arrivait même de se demander si la souffrance de l’autre ne lui était pas, elle aussi, source de plaisir.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:17
Note de lecture...

« L’ensorcelée » (Barbey d’Aurevilly)

L’abbé de la Croix Jugan… La Chouannerie… Un auteur du 19e siècle… Trois éléments qui m’ont amené à rencontrer ce roman. Comment, à l’époque, concevait-on le roman historique ? Un choix chronologique. Une écriture simple même si, parfois, elle peut être alourdie par l’utilisation du patois. La langue, en général, est belle, poétique. La Normandie, les landes du Cotentin s’accordent bien avec cette poésie. Une masure isolée, une vieille femme au rouet qui « d’ordinaire faisait entendre ce bruit monotone et sereinement rêveur… ». Des processions lumineuses dans l’ombre d’une vieille église. Mais, en même temps, la mesquinerie, la sauvagerie des habitants, décrites sans complaisance. Un beau roman, sans doute un peu vieilli, mais qui peut soutenir la comparaison avec nos productions modernes.

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:35

Vous trouverez cette semaine (24ème semaine 2016)

  • Catégorie histoire locale :Le canton de Gorron sous la Révolution : Brecé (suite)
  • Gorron en cartes postales : le premier complexe sportif
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : famille Laisné…
  • La population Gorronnaise : les familles Picot/Lory
  • Le château du Bailleul : des nobles aux laboureurs marchands…

Catégorie échanges :

  • Document Garnier : pièces originales, le fief Delagrange…
  • Documents Bailleul : la fin du tramway (suite)…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : les plaisirs du "corbeau"...

Catégorie point de vue :

  • Administration municipale : groupe scolaire…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (24ème/2015)...

L’entrée du complexe sportif Lucien Dollé, avec sa structure en bois, correspondait au portique installé sur le terrain d’évolution (voir rubrique « Gorron en cartes postales »). La suppression de cette entrée est plutôt récente. On peut supposer qu’elle était peu pratique pour le passage de véhicules notamment. Il faut faire des choix entre le patrimoine et le côté pratique des installations existantes. Des objectifs souvent divergents en fonction de ce qu’on décide de privilégier.

Actualité de la semaine (24ème/2015)...
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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