Brecé
On retrouve les prêtres dont nous avons parlé la semaine dernière dans les incidents directement liés à la Chouannerie à Brecé.
Même si la cure a souffert de la période révolutionnaire, l’église ne fut pas fermée et un prêtre assermenté, Berson, assura sa continuité. Il était toujours présent quand on fit flamber l’arbre de la Liberté aux cris de : vive la paix, vive Bonaparte, le 20 germinal an IX.
L’arbre de la Liberté, symbole de la Révolution avait déjà été abattu par les Chouans le 10 pluviôse an VI. Sa restauration suscita une forte réaction des soutiens de la République : « Le 10 pluviôse an VI, il est remplacé devant une foule nombreuse et aux cris de : vive la République ! Haine à la royauté et à l’anarchie. La même année, M. François Pays, maire, (à l’époque Brecé fait partie du canton d’Oisseau), se transporte à la mairie avec l’adjoint René Forêt, douze vieillards et quatre jeunes gens sortis des écoles publiques. L’instituteur, greffier, lut la loi à l’assistance puis l’on se rendit près de l’arbre. Il y eut des chants patriotiques par des dames. »
Un noble de la paroisse, Jean de Chapdeleine, seigneur d’Isles, a été soupçonné de participer à la Chouannerie : « Lors d’une reprise d’armes par les Chouans, la diligence de Mayenne fut arrêtée. On soupçonna Monsieur Chapdeleine d’être l’instigateur du mouvement. Fouché vint à Mayenne interroger M. et Mme Chapdeleine qui furent innocentés. »


