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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:54
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Chatillon

En fonction des sources, les points de vue divergent singulièrement. Dans la monographie des instituteurs de 1899, une anecdote est relatée d’une manière assez singulière.

Les habitants du pays « acquiescèrent avec ardeur aux idées nouvelles ». D’autres, peu nombreux, « tous chouans de la plus belle eau, avaient réuni plusieurs malandrins, racolés ça et là, pour former un bataillon ». Tout cela dès 1789… Les habitants qui subissaient leurs exactions firent appel à la garde de Montenay et d’Ernée, une « soixante hommes de bonne volonté ». Arrivés au bourg de Châtillon, ils firent croire aux Chouans qu’ils étaient cernés et les mirent en déroute. Il y aurait eu soixante hommes de la garde et trois cents Chouans (!) dont la « déroute fut complète ». Et l’anecdote se termine par les commentaires suivants qui soulignent l’objectivité du narrateur : « la honte s’empara d’eux et, ne pouvant supporter le ridicule, que cette fuite précipitée leur avait attiré, tous se sauvèrent loin du pays où on ne les vit jamais réapparaître ».

Outre que l’anecdote se serait déroulée dès 1789, les Chouans auraient été commandés par un « certain monsieur Chappedelaine » à qui, décidément (voir l’article sur Brecé), on fit jouer un grand rôle dans la Chouannerie.

Deux autres informations ajoutent encore de la « crédibilité » à cette anecdote. Les Chouans n’ont pas vraiment disparu : le 10 frimaire an VIII, la colonne mobile de Montenay tua sept chouans dans le bourg parmi lesquels Pouriel de Montaudin ; le 7 novembre 1799, les royalistes étaient en grand nombre au bourg et dans la commune.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:51
Gorron en cartes postales…

La rue du Maine

124 – GORRON (Mayenne) – rue de la Gare Chantepie, relieur-éditeur, Gorron

Deux photos de la rue du Maine (ancienne rue de Brecé) prises, pour la première du haut de la rue (place du Général Barrabé) et pour l’autre du bas, près de la gare. Le deuxième moulin, dont on voit l’immeuble, à gauche de la seconde photo, est l’ancien moulin Perret. C’est à cet endroit que le bras de la Colmont traverse la rue du Maine pour passer ensuite au moulin du Pré (la scierie hydraulique). Les deux cyclistes sur la seconde photo se trouvent devant une boulangerie qui existe toujours rue du Maine.

265. - GORRON (Mayenne). – Vue prise de la Gare Le Guillochet, éditeur-phot., Gorron

Gorron en cartes postales…
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:44
Un siècle d’histoire…

La rue de la Mairie

1906

Léopold Thuault (chapelier) / Ambroisine Dobleau (modiste) ; Victor Blaise (cafetier) / Marie Gandon ; Michel Baillif / Aurélie Coutard ; Pierre Chemin (horloger) / Marie-Louise Fouilleul ; Marie Bouvier ; Marie Recton (marchande de chaussures) ; Pierre Géhan (chapelier) / Adeline Caillebotte ; Constant Gesteau (teinturier) / Augustine Moreau ; François Béchet (ferblantier) / Marie Fortin ; François Fontaine (serrurier) / Joséphine Périolet ; Zackarie Fouquet (cafetier) / Joséphine Clayet ; Amand Romagné (horloger) / Lucie Gérault ; Amand Brault (teinturier) / Alice Thuault ; Joséphine Fouqué ; Thérèse Corbeau ; Louis Goby (peintre) / Constance Roulette (journalière) ; Victor Picot (plafonneur) / Marie-Louise Garnier ; Alexandre Brault (carrier) ; Albert Monsallier (notaire) / Louise Picquet ; Victor Picot / Marie Léon (épicière) ; Clément Guesdon (pharmacien) ; Victor Fanneau (boucher) / Marie Désillière ; Arthur Castaing (percepteur) / Amélie Rabinet ; François Trophime (percepteur) / Gabrielle Trousselle ; Louis Duroy (agent d’assurance) / Pauline Leroux ; Pauline Brindejonc (ouvrière) ; Jean-Baptiste Quinton (roulier) / Martie Maillard (ouvrière) ; Emmanuel Leroux (jardinier) / Marie Morin (épicière) ; Victor Chalot (lainage) / Marie Fillatre ; Julienne Fillatre ; Julien Paris (menuisier)/ Marie Lhomeau (hôtel) ; François prel (garçon de cave) / Joséphine Leblanc (débitante) ; Constant Richard (horloger) ; Almire Mieusset (menuisier) / Sidonie Fréard ; Joseph Penloup (jardinier) / Marie-Louise Cougé ; François Rublier (garde-champêtre) / Angèle Fougeray (concierge).

Par rapport au recensement de 1856, nous retrouvons six patronymes identiques en 1906. Nous avons déjà vu que le même patronyme ne signifie pas nécessairement la même famille. Nous verrons, la semaine prochaine, s’il y a un rapport entre ces familles.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:36
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet, Douillet, Duschénay, Manceau.

François Chantepie (charpentier - veuf de Hortence Lecourt et de Hortence Cornu) et Théotiste Fauvel (cafetière) – 22/01/1883.

François Chantepie et Victoire Béchet (24/11/1835) ; Etienne Fauvel et Joséphine Bichet (25/01/1858).

René Béchet et Marie Quentin ; René Bichet et Jeanne Daligault (16/05/1820).

René Bichet et Renée Fourré ;

Nous retiendrons les familles : Bichet et Béchet

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:28
L'église
L'église

Brecé

Nous entrons maintenant dans le Moyen Age avec des sources écrites mais qui peuvent donner lieu à des hypothèses tout aussi fantaisistes. Ces textes traitent le plus souvent de l’Eglise chrétienne et de la noblesse, les grands propriétaires des terres et constructions de l’ancien pays gallo-romain.

La plus ancienne notification de l’existence de Brecé serait relevée dans des monnaies mérovingiennes (Bricciaco).[1] Cette ancienneté, comme celle des bourgs du canton peut toujours être discutée.

On évoque la présence possible d’un ancien château, près de l’église, dans le bourg actuel. Une seigneurie de Brecé, dont la maison seigneuriale existait encore au 18e siècle (sur l’emplacement du château). On ne connaît pas avec exactitude le nom de la famille qui possédait cette seigneurie.

On fait aussi état, plus tardivement, de trois autres châteaux : Favières, Du Parc d’Avaugour et de l’Ecluse. Il s’agissait vraisemblablement de maisons seigneuriales dont les domaines pouvaient dépendre d’autres seigneuries.

Quant à la présence d’une communauté chrétienne, on signale la fondation d’une paroisse par Saint-Thuribe. Puis, au commencement du IXe siècle, l’évêque Saint-Bertrand aurait acquis des domaines et créé des exploitations agricoles à Brecé (alors Bructiago). Un monastère aurait été établi à la Vieuville.

Les divergences sur la date d’édification de l’église Notre-Dame (1135, 1369,..), montrent la fragilité des diverse sources. Déclarée monument historique, l’église actuelle date, en réalité, de la fin du XVe / début XVIe siècles.

[1] Les rois mérovingiens sont les descendants de Mérovée, le père de Clovis qui unifia la Gaule de 481 à 511.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:22
Documents Garnier…

Pièces originales : le fief Delagrange

Julien Colin, notaire royal, et sa sœur Julienne « non partagés » possèdent dans le fief « une petite chambre avec grenier dessus sans cheminée costoyant » les constructions appartenant à la famille Lhuissier.

Ils possèdent aussi une étable « qui est au bout de la maison de la dite Gallesne ». La dite Gallesne, veuve de Jean Garnier, est donc à nouveau citée comme propriétaire d’une maison. D’autres pièces de terre font parties des possessions des Colin : les friches du portail, de la garenne, le grand champ des hayes. On les retrouve près de la Pierre-Pichard, du chemin de Gorron à Ernée…

Les Lhuissier et Colin réaffirment alors être soumis à toute « les sujétions » attachées au fief selon « la coutume du pays du maine et usage local du duché de mayenne » notamment d’aller moudre les grains au moulin de la Gauberdière.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:18
La boucherie Anger, rue de Bratagne.

La boucherie Anger, rue de Bratagne.

La famille Bailleul à Gorron

La branche Anger

Un article de journal sur les noces d’or de Monsieur Anger, ancien boucher, et de Madame, famille très honorablement connue de tous, nous apprend qu’il y a quelque cinquante ans, M. Paul Anger épousait Mlle Georgette Guerrier, en la petite église bretonne d’Antrain-sur-Couesnon.

Paul Anger est né à Antrain en 1868 et Georgette Guerrier à Orléans en 1867. Ils apparaissent, comme boucher, sur les listes de recensement à Gorron en 1896.

En 1906, Les époux Anger ont une fille Georgette, née en 1899.

En 1921, c’est Victor Bailleul et son épouse Georgette Anger, qui tiennent la boucherie.

En 1962, Georgette Bailleul-Anger, veuve, tient la boucherie avec ses filles Paule et Jane (employée des PTT).

Georgette Bailleul/Anger, Jane et Paule Bailleul devant la boucherie.

Georgette Bailleul/Anger, Jane et Paule Bailleul devant la boucherie.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:13
La Pierre Tournante…

Une autre hypothèse

En attendant les services de l’asile qui devaient récupérer le pauvre Pirotte, le maire, le médecin et le maréchal des logis, entendirent les parents. L’histoire était malheureusement banale. Le fils un peu débile, gentil, s’était, depuis quelques années, transformé en malade en proie à de graves sautes d’humeur. Après quelques hésitations, les parents finirent par avouer que ces accès de violence étaient le plus souvent liés à des problèmes sexuels. Par périodes, le Pirotte harcelait les jeunes femmes qu’il pouvait rencontrer et, notamment, sa propre sœur. Jusqu’à présent, cela se limitait à des attouchements, parfois brutaux mais la jeune fille réussissait à se sauver et à alerter ses parents. Mais, depuis quelques temps, il voulait aller plus loin et se mettait dans des colères terribles quand les parents s’interposaient entre le frère et la sœur.

En pleurs, celle-ci précisa que son frère avait changé depuis qu’il avait abusé d’une jeune fille du village. Intrigué, Simonin voulut en connaître plus. Après de nombreuses tentatives, aidé en cela par le médecin et le gendarme, il finit par faire dire à la fille et aux parents que le fils avait vraisemblablement violé une jeune femme. Que celle-ci avait eu un enfant et qu’ils étaient tous les deux les victimes du crime de la Pierre tournante.

L’enquête sur le crime prit alors une autre tournure. Simonin se sentait un peu coupable d’avoir soupçonné le médecin et le gendarme. Il ne s’expliquait toujours pas leur attitude au moment de la découverte des cadavres. Mais les individus brutaux, pervers et fourbes qui le hantaient avaient pris un autre visage. Il voyait maintenant un homme courageux et un autre pouvant être profondément humain. Difficile de les imaginer alors lier un bébé sur le ventre de sa mère morte et de les jeter tous les deux à l’eau.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:08
Note de lecture…

« Boussole » (Mathias Enard)

Prix Goncourt 2015. J’avais été agréablement surpris par son dernier roman « Zone », composé d’une seule phrase. Le procédé me paraissait plutôt artificiel. Pourtant, le livre se lisait assez facilement. On était pris par l’écriture, transporté… Un style bien adapté au contexte : un voyage en train.

Cette fois, il s’agit d’un voyage dans le temps. Seul dans sa chambre, la nuit, le narrateur, qui se croit aux portes de la mort, revoit des lieux, revit des sentiments, qui ont jalonnés sa vie. On est plongé dans un milieu particulier d’érudits, de chercheurs, passionnés d’Orient et de musique…

Cette fois encore on est transporté. Même si les références sont multiples, parfois exotiques, si on peut être inquiet par l’évocation de textes, de recherches peu connues, dépaysé par cet Orient aux multiples facettes, on entre assez facilement dans cet épais ouvrage. L’auteur a le don de nous rattraper quand la lecture peut devenir difficile grâce à des portraits, des auto-analyses, où l’humour a toute sa place. Et, à la fin du livre, on ne peut qu’être admiratif devant un tel travail d’écriture.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 09:44

Vous trouverez cette semaine (27ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : Châtillon…
  • Gorron en cartes postales : le moulin du Pré…
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la rue de la Mairie…
  • La population gorronnaise : les familles Dibout/Crouillebois…
  • Histoire du canton : Brecé…

Catégorie échanges :

  • Document Garnier : le fief Delagrange, les pièces de terre…
  • Documents Bailleul : la famille Bailleul…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : un courage et une douceur insoupçonnés…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : « Fragments d’une psychanalyse empathique »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (27ème/2016)...

La passerelle enjambant une partie de la rivière, devant la roue du moulin du Pré, a disparu de nos jours. La roue du moulin, par contre, est toujours en place après restauration ainsi que les bâtiments où se trouvait la scierie hydraulique (voir rubrique « Gorron en cartes postales »).

Actualité de la semaine (27ème/2016)...
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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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