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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:44
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Hercé

Dans le cahier de doléances de 1789, on réclame la suppression des rentes seigneuriales (revendication générale) et de celles des abbayes de Savigny et de Fontaine-Daniel (revendication locale). Ces abbayes possédaient, en effet, plusieurs fiefs dans la paroisse et prélevaient ainsi des impôts importants. « Les religieux Bernardins de l’abbaye de Savigny (…) avec profit de fiefs, le tout de valeur annuelle de 800 livres de revenu (…) de l’abbaye de Fontaine-Daniel (…) le tout d’une valeur de 1 200 livres ».

La Révolution a eu d’autres incidences dans la vie de la future commune. Elle risque de disparaître : en 1792, la paroisse est divisée en deux entre Gorron et Lévaré. Elle sera finalement maintenue. Premiers maires : Briand 1791, Mitard, 1798.

Les menées contre-révolutionnaires (ou considérées comme telles) ont été sévèrement réprimées. Le 25 janvier 1793, les sœurs d’école sont expulsées et la vente du temporel est décrétée par le Directoire. P. Cordier, un ancien hussard de la République est condamné à mort par la commission révolutionnaire siégeant à Ernée, pour avoir fait partie de la « horde des Chouans » et avoir marché avec les « Brigands de la Vendée ».

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:41
Gorron en cartes postales…

43. – GORRON (Mayenne). – La Grand Rue J. Sorel, éditeur, Rennes

Deux enseignes sur la première photo : celle que nous avons déjà vue la semaine dernière concernant le couple Fourmond – Ménard : en 1911, la femme de Joseph Fourmond, Marie, est bien recensée comme débitante ; AMAND FOUQUE DEBITANT : il s’agit d’Amand Fouqué, recensé comme Hongreur en 1921 et de sa femme Anne. Il est vraisemblable que ce couple soit celui que l’on voit sur le pied de la porte. A noter la pompe, en bas à droite. Il existait de nombreuses pompes publiques à Gorron à l’époque.

Sur la seconde photo, l’enseigne du café des messageries a changé : il s’agit de VENTROUX – MENARD. Nous ne retrouvons pas ce couple Grand Rue dans les recensements à notre disposition (1906, 1911, 1921, 1936). A noter le nombre important de personnes qui posent pour la photo. A noter aussi l’enseigne (le chapeau) en haut à gauche.

GORRON (Mayenne). – Grande Rue Morin, phot.

Gorron en cartes postales…
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:38
Un siècle d’histoire…

Un siècle d’histoire…

La rue de la Mairie

La famille Picot

En 1906, Victor Picot est plafonneur. Il est recensé avec sa femme Marie-Louise Garnier, rue de la Mairie. Ils ont deux enfants : Julienne, née en 1901 et Marcel né, en 1903.

Son père, Victor Picot y est aussi recensé (sans profession), avec sa femme Marie Léon.

Victor Picot, plâtrier (originaire de La Ferté-Macé) et Marie Léon, mercière (originaire de Saint-Aubin) se sont mariés à Gorron le 08/09/1868. Ils y vivaient déjà à cette date. Ils apparaissent ensemble, rue de la Mairie, en 1872. Ils s’y sont vraisemblablement installés entre 1868 et 1872.

En 1936, Victor Picot (artisan plâtrier) et Marie-Louise Garnier vivent toujours rue de la Mairie, avec leur fils Georges (plâtrier chez son père) et Julienne. Marcel, aussi plâtrier chez son père, habite rue du Bignon.

En 1962, Georges est artisan plâtrier. Il vit avec sa sœur, Julienne, rue de la Mairie.

La famille Picot, une famille de plâtrier, habite donc rue de la Mairie, pendant au moins 70 ans.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:37
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet, Douillet, Duschénay, Manceau, Bichet, Roussel.

Isidore Fleury (maçon) et Marie Duchesne (Duchesnay - journalière) : 24/04/1892

Louis Dreux (maçon) et Marie Bouillon : 15/05/1898

François Désiré Dreux (bourrelier) et Marie Joséphine Rouillard (16/05/1875) ; Constant Alphonse Bouillon et Hortence Rousseau (16/12/1867).

Joseph Rouillard (tisserand) et Françoise Milet (19/11/1846) ; Ambroise Bouillon (charpentier) et Anne Scholastique Boulière (04/04/1837).

François Bouillon (né le 20/12/1780) et Anne Derieux (17/04/1806) ; Joseph Laurent Rouillard et Françoise Barbot ; Jean François Milet (marchand de fil) et Jeanne Elisabeth Gesbert.

Nous retiendrons les familles Bouillon, Rouillard, Barbot, Gesbert.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:31
Canton de Gorron…

Brecé

Evolution sociale (1846 – 1911)

En 1846, il y avait 2183 habitants sur la commune dont 103 dans le bourg.

On recense : 4 menuisiers, 11 couturières, 2 débitants de tabac, 60 fileuses, boulanger, marchand, mercier, 8 propriétaires, 2 cordonniers, 3 maréchaux, rentier, instituteur, institutrice, voiturier, garde-champêtre, brodeuse, 5 scieurs de long, 20 journaliers, 3 charrons, 13 charpentiers, 2 terrassiers, 14 mendiants, 2 maçons, 14 tisserands, 6 sabotiers, 3 tailleurs d’habits, chiffonnier, taupier, tireur de pierre, 4 meuniers, jardinier, percepteur, 4 calicotières, 4 bûcherons, charbonnier.

Les autres professions recensées sont en priorité cultivateurs et domestiques ou servantes.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:28
Documents Garnier…

Pièces originales : un aveu de 1715

Description du tenement

« une maison manable (d’habitation) composée d’une salle, un grenier dessus, une chambre à costé, une étude au bout, un grenier dessus et une cave dessoubs, la cour au devant et le jardin avec un pavillon à un des coings du dit jardin, le tout sis et situé en la rue Dorée et costoye la rivière de colmont avec un canal à poissons au bout de la dite maison… ». Orthographe originale.

L’ensemble paraît important pour l’époque. Le canal à poissons pourrait correspondre au bras d’eau étroit et rectiligne qu’on retrouve sur le plan dessiné par M. Boivin pour la monographie communale de 1899 (voir plan ci-joint). Ce canal passant au bout de la maison, on peut penser que la maison se situait près de la Renardière où a été construit l’hospice et où se situait l’école de filles. Quant à la rue Dorée, il est difficile de la situer. Elle n’apparaît pas sur l’ancien cadastre en tant que telle. Ce nom n’a pas été repris pour les appellations des rues au 19e siècle. Partie de l’ancienne rue de la Renardière ou de celle des Ponts Neufs ?

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:20
Le blog a été contacté…

Famille Boulanger

Monsieur François Boulanger souhaitait avoir des informations sur son arrière-arrière-arrière- grand-père, Victor Boulanger, né à Gorron en 1850 et marié à Marie Renard, née à Gorron le 10/06/1851.

Les informations données par l’acte de mariage ne correspondent pas à celles transmises par François le Boulanger. Sur cet acte, nous notons :

Victor Boulanger et Marie Renard se sont mariés à Hercé le 14/01/1872. Au moment du mariage, Michel Victor Boulanger est tourneur. Il habite rue de Normandie. Il est né le 1er juillet 1850 à Lesbois. Il est le fils de Michel Boulanger et de Victoire Robillard. Marie Renard, tisserande, est originaire de Hercé où elle est née le 07/01/1849, au lieu-dit de la Maltière (?).

Nous ne retrouvons pas Victor Boulanger et Marie Renard en 1872 et 1876 rue de Normandie. En 1875, ils habitent cependant à Gorron puisqu’ils y ont un fils, Victor Boulanger le 22 février 1875. Un problème d’orthographe s’est alors posé, rectifié en 1897 : l’enfant est enregistré Victor Bulanger.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:18
La Pierre Tournante…

Terribles aveux

La mère de la jeune ouvrière, morte près de la Pierre Tournante, était là, en pleurs. Simonin eut du mal à la calmer. Elle tremblait. Le débit des paroles était haché. Il était question du mari. Alcoolique, violent, ça, le maire n’était pas étonné. La femme montrait des traces de coups et demandait de l’aide.

Après avoir réussi partiellement à la calmer, Simonin lui présenta clairement la situation. Ou on faisait appel à la gendarmerie et le mari risquait d’aller en prison. Ou on faisait appel au médecin pour un internement à l’asile départemental. Quand elle entendit ce nom, la femme retomba dans son agitation. Ce n’était pas la perspective de l’internement du mari qui la mettait dans un tel état. Dans ses propos incohérents se mêlaient les noms de sa fille et du Pirotte.

C’est après beaucoup de patience et grâce à la qualité d’écoute du maire que l’ordre revint dans le discours. Selon la femme, ce n’était pas le Pirotte qui avait tué sa fille et son enfant, mais son propre père. Il n’avait pu supporter la faute de la jeune femme. Qui plus est avec un débile. Il ne voulait pas d’une telle descendance. Ça, c’était l’explication donnée en premier. Mais très vite, Simonin comprit que le père avait déjà eu des pratiques incestueuses avec sa fille. La jalousie, mêlée au soi-disant affront familial, avaient déclenché le drame. On pouvait mieux comprendre, ainsi, l’assassinat de l’enfant.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:14
Le musée.
Le musée.

Le conflit laitier

Dernièrement, un conflit a opposé les éleveurs laitiers au groupe Lactalis, leader mondial en ce qui concerne les produits laitiers. Il se trouve que ce groupe gigantesque s’est développé à partir d’un petit artisanat familial à Laval. Un musée retrace cette saga familiale Besnier[1]. Le petit-fils du fondateur est PDG du groupe qui appartient encore à la famille.

André Besnier, le fondateur en 1933, fait partie de ces personnages qui, grâce à leur talent, leur volonté et leur audace, ont posé les bases du développement économique dans les plus petites cités des campagnes françaises. Sur le blog, nous avons croisé ce genre d’entrepreneurs (toutes proportions gardées) qui donnaient du travail à la population gorronnaise.

A côté des qualités positives évoquées plus haut, on retrouvait aussi chez ces pionniers une recherche de profit qui pouvait parfois se teinter d’une exploitation d’autrui moins noble. L’ouvrier, l’employé, qui participaient aussi au développement de l’entreprise, pouvaient être considérés comme de simples « outils », sans autre considération humaine.

Le plus souvent, un équilibre était trouvé dans les petites entreprises entre les tendances contradictoires. Il semblerait que, plus l’entreprise grandit, plus le profit s’accroît, plus la reconnaissance du rôle du personnel diminue.

Dans le conflit Lactalis, ce sont les producteurs de lait qui se sentent oubliés, exploités, par les héritiers qui ont bénéficié de la collaboration entre cultivateurs et distributeur à l’origine de l’entreprise.

[1] Nous nous sommes permis d’emprunter une photo ancienne présente sur le site du musée pour illustrer notre article.

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 12:58
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

Familles retenues : Oger, Foureau, Ernault, Milard, Rouillard, Baillif, Lambert, Garnier, Gesteau, Ruault, Galienne, Loyer, Roger, Heuveline, Gesbert, Liger, Le Gros, Béchet, Morin, Meslin, Briman, Cholet, Douillet, Duschénay, Manceau, Bichet.

Isidore Cahut (maçon - veuf d’Aurélie Garnier) et Anne Meslin (journalière – veuve de Pierre Marie Chrétien) – 23/11/1889.

François Victor Cahut et Louise Roussel (13/08/1846) ; François Meslin et Marie Domaire (02/10/1837).

Félicité Roussel (brodeuse, née à Gorron le 01/08/1809)

La famille Roussel sera retenue pour la recherche

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