Marie (épouse Peloin), est vraisemblablement Marie Chemin née le 17 août 1885 à Gorron, recensée aux Faudières en 1906. Elle est la fille de César Chemin et de Jeanne Sénéchal mariés le 27 septembre 1884 à Fougerolles-du-Plessis. César, cultivateur propriétaire, est né à Soucé. Jeanne est née au Loroux. Cette lignée ne sera pas retenue.
Marie Louise Roche née le 03/04/00, veuve. Il s’agirait de Marie Louise Boittin, mariée à Pierre Roche le 22 février 1922 à Gorron. Elle est la fille de Vital Boittin, boulanger, et de Marie Hodbert, débitante, mariés à Gorron le 18/06/1899.
Les marchands sont les plus représentés dans cette liste avec : marchand de vin, marchand d’engrais, marchand de lin, marchand de tissus (2), marchand d’eau de vie (2), eau de vie en gros, marchand de mercerie.
Les propriétaires sont au nombre de trois. Dans cette seconde moitié du 19e siècle, le nombre de familles vivant de rentes liées à des propriétés (immeubles, fermes…) sont encore présents.
Si des juristes sont toujours présents (notaire, juge de paix), eux aussi ont perdu de l’influence dans le domaine financier.
Par contre les artisans/commerçants émergent et dominent : aubergistes (3), bouchers (2), meunier, boulanger, horloger, peintre.
Nous comparerons, la semaine prochaine, la constitution de la liste des élus avec cette listes de contribuables
Copie d’un acte d’inhumation/naissance (réalisée par Mme Millet) rédigé par le vicaire Leteinturier de Gorron, le 3 octobre 1786.
C’est Marie Galopin, femme de Pierre Nourry, sage-femme accoucheuse, qui vient déclarer la naissance et le décès de jumelles, nées à cinq mois. Cinq personnes présentes lors de l’accouchement ont attesté que les deux filles (surtout la première) était vivante à la naissance. Elles ont été baptisées, pour la première par François Meslin, tisserand et la seconde par René Meslet, journalier. La mère est une veuve qui doit se marier avec un garçon maçon qui reconnait être le père des fillettes. Les bans étant publiés depuis le 24 septembre.
On peut noter dans cet acte : que les prématurées sont enregistrées comme anonymes suivi du nom de la mère ; que des personnes quelconques peuvent baptiser les bébés ; mais que ce sont les hommes présents et non leurs femmes qui ont pratiqué le baptême.
Les décès à la naissance étant nombreux, la sage-femme était autorisée à ondoyer l’enfant en péril de mort. Si l’enfant ne décédait pas, il était ensuite baptisé à l’église. Il est étonnant que dans l’acte ci-dessus la sage-femme n’ait pas baptisé les filles.
Le 20 septembre 1792, une loi est adoptée permettant aux deux conjoints de se séparer. Une procédure simple sans motifs particuliers. On utilise souvent la formule « pour incompatibilité d’humeur ». La cause peut aussi être reconnue comme faute de la part d’un des conjoints (démence, violence, dérèglements des mœurs…).
Bien que la procédure s’accompagnât de restrictions, notamment pour les femmes (l’épouse doit attendre un an pour se remarier), un tribunal de famille essaie de réconcilier les époux, de nombreuses femmes demandèrent le divorce à cette époque.
Le code Napoléon revint sur cette loi. Seul le divorce par faute pouvait être envisagé. Lors de la restauration et du Second Empire il fut supprimé malgré les défenseurs du droit des femmes. La Troisième République promulguera plusieurs lois pour réglementer la procédure de divorce rétablie.
Le 3 février 1803 (an XI de la République), le maire de Gorron, Joseph Lefaux, a reçu Françoise G., femme d’Augustin B., autorisée à se pourvoir en divorce pour cause d’incompatibilité d’humeur par la tribunal de Mayenne. La femme s’est réfugiée chez son père où le mari a tenté de venir la chercher.
Augustin B., refusant le divorce, plusieurs tentatives de réconciliation ont eu lieu à la mairie de Gorron en présence des proches de chacun des membres du couple.
La défense de la liberté de la presse a occupé une partie de cette année. Chateaubriand lui-même, qui est passé dans l’opposition, a fondé une « Société des amis de la presse ». Il me semble que les tensions s’accroissent dans notre royaume. Même si des événements plus futiles viennent nous distraire un peu. Un animal fabuleux, offert par le Pacha d’Egypte à notre roi, est arrivé en France. On l’appelle « girafe ». Il a un cou tellement long qu’on a été obligé de faire un trou dans le pont du bateau qui nous l’a ramené.
Les relations entre notre pays et certains autres plus au sud ne sont pas toujours aussi cordiales. Le Bey d’Alger a souffleté l’ambassadeur de France en Algérie pour de sombres affaires financières. Cette affaire semble prendre une grande importance. Une escadre de vaisseaux a été envoyé pour faire le blocus d’Alger. Et, à la fin de l’année, comme on pouvait le prévoir, on a assisté au début des hostilités entre les deux pays.
Une femme rabin. Ce n’est pas banal. Une femme imam non plus. A noter que les femmes prêtres catholiques n’existent toujours pas. Je ne connais pas bien la religion juive. Mais je doute que l’ouverture, la tolérance, l’humour, la prise de distance avec la croyance dont l’auteure fait preuve y soient très fréquents. Delphine Horvilleur, en plus, écrit bien et simplement, ce qui ne gâte rien.
Un thème central : la mort, étroitement liée à la vie. De par son métier, la « rabine » est constamment confrontée à la mort puisqu’elle accompagne les défunts et leur famille lors des funérailles. Elle ne la banalise pas pour autant et ne minimise pas la frayeur qu’elle déclenche, ni la douleur chez les proches. Mais elle montre comment inscrire la vie dans une lignée, lui donner un sens par cette inscription et ainsi accepter moins difficilement la mort.
La religion est alors présentée comme permettant de raconter des histoires illustrant cette lignée. Et que la véracité de ces histoires est secondaire. C’est simple et beau.
Il s’agit, vraisemblablement de la famille Deniau, recensée aux Petites Fontaines en 1936. Il s’agit de Marcel Deniau né en 1930, de Thérèse, née en 1926. Les enfants d’un couple de cultivateurs : Michel Deniau et Alphonsine Montembault.
En 1921, la famille est recensée à la Besnardière avec Michèle née en 1917.
Mariage de Louis Morin avec Françoise Derieux le 14/09/1811 à Gorron. Louis Morin, charpentier, est veuf de Renée Ducoin. Il est le fils d’André Morin et de Marguerite Houssaye.
Il ne semble pas y avoir de lien familial direct avec la lignée évoquée la semaine dernière. A noter que Louis Morin était le cousin d’Etienne Ducoin, instituteur, dont nous avons souvent parlé dans le blog.
Béchet : charpentiers
René Béchet, charpentier, se marie avec Françoise Baudron le 27/08/1786 à Gorron. François Béchet, leur fils, est né le 31/03/1793. Il se marie le 12/10/1815 avec Françoise Fillâtre, nièce de François Baudron, charpentier.
Nous avons donc une lignée de Béchet, charpentiers : René › François, alliée à une famille Baudron, charpentiers.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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