Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1884
L’élection du duc d’Abrantès maire de Gorron étonna beaucoup de monde. Celle-ci, s’étant faite à bulletin secret, les conseillers eux-mêmes paraissaient surpris. L’ancien maire, pourtant bien aimé de la population, à qui il n’y avait rien à reprocher dans sa gestion de la ville, payait sans doute les décisions prises au niveau national. Décisions présentées comme hostiles à l’Eglise. Chacun savait que le duc ne s’intéresserait pas de près aux affaires de la ville mais, lui, était proche de la cure.
La création des syndicats fut dénoncée par le duc alors que chez nous, cela ne changeait pas grand-chose pour les patrons comme pour les employés. Tout comme le rétablissement du divorce. Même si celui-ci ne pouvait se faire qu’à condition de fautes graves (adultères, sévices ou injures graves…) et non par consentement mutuel comme aux temps révolutionnaires. Il y eut tout de même quelques divorces à Gorron qui firent scandales.
Mais ce qui occupait la plus grande partie des journaux de l’époque, c’étaient les affaires coloniales. La France connut des révoltes, notamment en Chine, qu’elle dut réprimer. Rien n’avait vraiment changé à ce niveau-là.
Ce journal de bord accompagne l’écriture de mes romans présentés sur le blog à leur sortie dans la rubrique : mes publication. Il évoque succinctement les recherches nécessaires à la réalisation de ces romans.
Les cryptes
Sous des églises chrétiennes, souvent très anciennes, se trouvent des salles souterraines plus ou moins imposantes. Elles servaient alors de sépulcres où reposaient au début les Saints puis les prélats importants de la paroisse.
Dans le roman, la cave correspondra à la crypte de l’ancienne chapelle. On y trouvera trois tombeaux correspondant aux trois époques au centre desquelles se situera le récit principal. Il s’agira de deux prieurs et d’une religieuse responsable du prieuré.
C’est aussi là que se situera le départ du souterrain reliant le prieuré à la forteresse et à l’église de Gorron.
L’auteur d’un ouvrage (Guerre 1914 – 1918 Civils et militaires ennemis prisonniers en France) nous a envoyé une carte postale postée à Gorron le 22/10/1920 par le chef de détachement de P.G. (prisonniers de guerre) à Gorron.
Il y avait donc des prisonniers de guerre à Gorron à cette époque. Il pouvait être dans l’ancienne tannerie Gendron, rue d’Ernée. L’auteur nous apprend qu’en Mayenne il y avait des prisonniers dans des exploitations agricoles, provisoirement dans des écoles, dans des monastères (par exemple à Pontmain, monastère de la congrégation des oblats missionnaires de Marie), dans des carrières (par exemple à Voutré)…
La parution mensuelle du bulletin municipal de Gorron date de 1983. Ce support de communication entre la ville et la population est une très bonne chose même si on peut toujours critiquer le contenu des articles. Il ne doit pas être uniquement destiné à mettre en valeur l’action de la municipalité même si on peut reconnaître que celle-ci est dynamique. Il devrait aussi permettre à celle-ci d’expliquer ses choix qui doivent pouvoir être discutés.
La place donnée à l’opposition municipale, même si elle est légale, ne permet pas les échanges de points de vue sur la gestion de la ville. On en arrive alors à une caricature de dialogue qui se résume à des invectives entre le maire et l’élu de l’opposition. Il a été question, dernièrement, d’une histoire d’affiche électorale arrachée. Encombrer les tribunaux par ce genre de chose me paraît puéril, quelle que soit la réalité des faits.
La place laissée au maire pour répondre aux quelques lignes de l’opposition est contestable. Et, quoi qu’il en soit, ce qui pourrait être un débat démocratique utile à la population tombe ainsi dans des règlements de comptes qui abîment l’image des élus.
Depuis de nombreux mois, déjà, je me suis intéressé au cimetière de Gorron : les plus anciennes tombes, les différents modèles, les familles les plus anciennes, les tombes devant être relevées… Pour clore cette séquence, j’ai recensé les éléments personnalisant les défunts en dehors des inscriptions.
Le dessin, sur le tombeau, représente un homme sur une échelle contre le clocher d’une église. Ici, le choix a été fait de caractériser le défunt par sa profession : charpentier – couvreur, vraisemblablement.
Dans le cadre de la préparation de l’exposition de l’association « Conservation du patrimoine gorronnais », je reprends le document de Joseph Lecomte qui donne les numéros des immeubles dans lesquels se trouvaient des débits de boisson et le compare à ma propre recherche relevant ces mêmes débits de boisson dans les recensements de la population gorronnaise depuis 1846 jusqu’à 1936.
Les débits de boisson au 20e siècle (à partir du document « La Belle Epoque… des cafés à Gorron » de Joseph Lecomte)
Rue de Bretagne
N° 49 : café Bourgault-Leblanc
Nous retrouvons bien Louis Bourgault et Eugénie Leblanc, débitants, rue de Bretagne sur les listes de recensement de 1921.
A partir des signataires des documents prérévolutionnaires ( Questionnaire de l’assemblée provinciales du Maine, Cahiers de doléance) j’essaie de retrouver des descendants gorronnais à ces signataires.
Familles influentes lors de la Révolution
Descendants famille Godeau (Jean Godeau/Jeanne Quentin)
Louise Godeau (62 ans), épouse de Guillaume Boulanger (69 ans), fileur de laine, Cour de Forges.
Ils se sont mariés le 07/10/1828 à Gorron. Louise Godeau est la fille de Jean Godeau, lainier et de Louise Legros mariés à Gorron le 27/09/1781.
Jean Godeau est le fils de Richard Godeau et de Marie Foret mariés le 21/06/1757 à Gorron. Jean Godeau est le fils de Richard Godeau et de Michelle Dobaire.
Il n’y a pas de lien direct avec Jean Godeau et Jeanne Quentin.
A partir du recensement de la population de 1975, en ne retenant que les adultes natifs de Gorron, j’essaie de retrouver les plus anciennes familles gorronnaises. On s’aperçoit assez vite que la population est sans doute beaucoup plus mobile qu’on ne pourrait le penser dans les siècles passés.
1975
Ménages collectifs – hospice de Gorron.
Germain Meslin (suite)
1ère génération
Germain Meslin
Maçon
Hospice de Gorron
1975
2ème génération
Germain Meslin
Maçon
Mathilde Leblanc
1880
3ème génération
Marie Meslin
Tailleur de pierre
Aurélie Bizeul
1848
4ème génération
François Meslin
Marie Cornu
1808
5ème génération
François Meslin
Perrine Forêt
1778
François Meslin et Marie Cornu se sont mariés le 19/07/1808. Marie Cornu est originaire de Saint Aubin. François Meslin est le fils de François Meslin et de Perrine Foret mariés le 30/04/1778 à Gorron.
François Meslin est originaire de Brécé et Perrine Forêt est originaire de Gorron. Elle est la fille de François Foret et de Perrine Rogue. Nous ne connaissons pas la date de leur mariage.
Récapitulatif
Sur 664 personnes retenues, 138 sont originaires de Gorron. Sur ces 138, 48 s’inscrivent dans une lignée de plus d’une génération.
A partir du recensement de la population gorronnaise de 1962 et une collection de reproduction de cartes postales anciennes j’essaie de retrouver les immeubles sur les cartes postales et leurs occupants en 1962
Recensement de 1962
Rue Magenta (côté pairs)
N° 10 : Eugène Trolet, charpentier-couvreur, son épouse : Maria Dupont.
Un journal (purement fictif) tenu par un membre d’une vieille famille gorronnaise, me permet de revenir sur des éléments marquants de l’histoire de la ville dans le cadre de l’actualité nationale annuelle…
Le journal de Marie Constance Péan (épouse Charles Boullard)
Décembre 1883
Procès des anarchistes
L’arrivée d’un nouveau curé doyen est toujours un événement dans la ville. Il s’agit d’Hippolyte Prodhomme. Même si l’Eglise connait quelques difficultés dans cette troisième République, notamment en matière d’enseignement, elle reste très influente dans l’ouest de la France.
Les anarchistes qui remettent en cause le droit de propriété et qui s’opposent à la patrie, la famille, la religion, font peur. Même dans les petites villes comme celles de Gorron. Soixante six d’entre eux sont condamnés à Lyon à de lourdes peines de prison. Cela ne les empêche pas de manifester dans des grandes villes comme la Capitale elle-même.
De nombreuses nouvelles nous arrivent de nos colonies. Il semblerait que certains peuples exploités par notre République se révoltent et soient écrasés par la force. Ce comportement de nos gouvernants m’a toujours dérangée.
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Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par
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