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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:33
Gorron en cartes postales...

L’entreprise Monnier

Les ateliers, sur cette carte postale, semble avoir pris de l’ampleur si l’on tient compte du nombre d’ouvriers. En bas à droite, nous voyons un ébéniste travailler su un meuble en bois massif qui pourrait être un buffet.

La camionnette « Meubles Monnier Gorron – J. Monnier – Les meubles de qualité »

Elle pourrait bien correspondre à ce qu’écrit Pierre Monnier dans son ouvrage : « Le jeudi, jour de congé pour les écoliers, j’allais de temps à autres avec mon père faire de petites livraisons avec notre camion au siège et à la cabine si bellement décorés de tissus à fleurs »

Gorron en cartes postales...
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:28
Un siècle d’histoire…

La Grange

En 1861

Nous retrouvons un représentant de la famille Leblanc (maçon) ; une fileuse (Laurent) ; un laboureur (Géhan) ; puis, dans le même immeuble : un rentier (Goupil), un cantonnier (Papouin), une fileuse (Caillère), un maçon (Leblanc).

Reine Quentin, n’est plus présente (elle n’est pourtant décédée qu’en 1880).. Les immeubles de la famille Garnier (la maison principale et deux petites maisons situées à sa gauche) sont vraisemblablement occupés par : Goupil, Papouin, Caillère et Leblanc.

1866

Il semble que la Grange soit intégrée, dans ce recensement, à la rue Garnier puisque nous retrouvons en fin de la liste concernant cette rue : Amédée Quentin, médecin (qui pourrait être lié à la famille Quentin veuve Garnier) ; Géhan François, laboureur ; Papouin Charles, cantonnier.

1872

La Grange est recensée avec les fermes et hameaux.

On y trouve : Géhan François (cultivateur) ; Papon Charles – Papouin ? (cordonnier) ; Leblanc Marie (journalier) ; Caillère Virginie (journalière) ; Laurent Jeanne (journalière) ; Barbé Eugène (conducteur des travaux Ponts et Chaussée).

Pendant cette dizaine d’années, les descendants de la famille Garnier ont disparu, la ferme est toujours présente ainsi que les familles Leblanc et Caillère. On peut penser que la maison principale où vivait Reine Quentin, veuve Garnier, a donc été occupée par la famille Goupil (rentier) puis Quentin (médecin) et Barbé (conducteur de travaux).

Illustration : la tombe de Reine Quentin (veuve Garnier) au cimetière de Gorron.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:26
Vers l’an 2 000…

Le développement des associations

Dans l’analyse de l’évolution de l’économie gorronnaise, il est fait état, à plusieurs reprises, du Centre d’Aide par le Travail (CAT) et des ateliers protégés (Maine Ateliers).

Ces activités, concernant prioritairement les personnes handicapées, ont eu une place importante dans le domaine social et économique de la vie gorronnaise.

Centre d’Aide par le Travail « Les Ateliers de la Colmont ».

Créée en 1977, sur la zone artisanale de la Haie, cette structure sociale permet l’accueil d’adultes handicapés (hommes, femmes de 20 à 50 ans, aux handicaps très divers en nature et intensité) et leur insertion dans le monde du travail.

Si les conditions de travail sont adaptées à ces handicaps, les productions s’inscrivent dans le tissu économique ordinaire. Les domaines concernés en 1980 sont : la ferronnerie d’art et la serrurerie, la menuiserie/ébénisterie, la couture, la laverie et le repassage, la sous-traitance industrielle (travaux simples de façonnement et de conditionnement).

En 1980, le Directeur de l’établissement regrettait qu’aucune entreprise gorronnaise ne fournisse en sous-traitance du travail au CAT. Par la suite, celui-ci n’a cessé de se développer, d’étendre ses constructions avec de nouvelles activités comme le « Restaurant de la Colmont »

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:14
Le moulin du Pré (ou Moulin Neuf)…

Ce moulin à froment était le troisième, après le Grand Moulin (rue Jean-Jacques Garnier), le moulin Perret (rue du Maine), des quatre situés sur le bras de la Colmont qui traversait le bas de la ville au 19e siècle. Le quatrième étant le Moulin du Gué Guyard, le dernier à avoir fonctionné. Ces moulins se situaient sur des sites très anciens qui sont évoqués dans les différentes recherches historiques sur Gorron. Ils ont vraisemblablement connu de multiples reconstructions au cours des siècles.

Les propriétaires actuels (Mme et M. Guérin) ainsi que le fils de l’ancien propriétaire (M. Rousseau) m’ont permis de prendre des photos des vestiges de ce moulin et m’ont fourni des documents concernant l’origine antérieure de la propriété.

Dans ces documents, nous retrouvons une famille de meuniers déjà évoquée dans nos différentes études sur les immeubles au 19e siècle. La famille Ruault.

Les premiers propriétaires du moulin apparaissant dans les documents sont Jean Ruault et Marie Galienne, sa femme. Jean Ruault décède en 1817. Le moulin est donné par Marie Galienne à un de ses fils Marie (qui épousera Constance Julie Mellot en 1843) comme succession de son père.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:11
Patrimoine historique…

Les chapelles

Il existait trois chapelles sur le territoire de la commune :

La chapelle St Etienne (ancien édifice datant de la léproserie située route de St Etienne), réédifiée vers 1773, détruite à la Révolution, dont l’emplacement est signalé actuellement par un petit oratoire apparemment désaffecté.

La chapelle St Laurent (située sur la Butte St Laurent actuelle, vraisemblablement près de la maison de retraite), elle a été démolie en 1697.

La chapelle du Bignon (ancienne chapelle dédiée à St Jacques) reconstruite telle qu’elle existe actuellement en 1860. Dédiée à la vierge, une statue imposante s’y trouve. Cette statue fut arrachée pendant la Révolution puis retrouva sa place en 1802. Le lieu sur lequel se trouve la chapelle (rue du Bignon) a été un lieu de pèlerinage et Notre Dame du Bignon a connu de nombreuses sollicitations quand les Gorronnais traversaient des moments difficiles.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:07
Le Champ des Martyrs…

L’événement central

Un épisode raconté par Gabriel Boullard, concernant ces guerres de religions et s’étant déroulé à Gorron, a commencé à structurer mon récit. Je vous le livre ici en intégralité :

« En 1574, notre pays fut ravagé, au printemps, par les Huguenots venus de Domfront. Deux de leurs chefs les plus redoutés, les frères Le Héricé, Ambroise, dit le Balafré, et René, dit Pissot, dévastèrent la contrée. Ils livrèrent aux flammes, à Gorron, le faubourg et les moulins de la Colmont, faute de paiement d’une imposition de 600 livres. Le souvenir de ces malheurs semble s’être perpétué jusqu’à nos jours : une rue de Gorron, qui conduit précisément jusqu’aux moulins détruits, s’appelle la rue du ou de Pissot ; c’est le surnom d’un des chefs Calvinistes qui s’acharnèrent à amonceler des ruines, brûlant aussi des moulins voisins du Pontceau, près la Pierre-Pichard, et un couvent situé dans ce même quartier, appelé naguère encore quartier du Grand-Couvent ».

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 10:03
La Pierre Tournante…

La maison de Simonin

Simonin habitait derrière la mairie, rue de la Prison. Une petite maison, tout entourée de murs, du 17ème siècle, en plein centre ville. Un héritage de sa belle-famille. Le corps de logis faisait face à la grille ouvrant sur la rue, flanquée de deux piliers. La cour, un carré d’herbe bordé par une grange et un hangar à droite, l’ancien four à pain à gauche, n’était pas bien grande. Mais là était son charme.

Depuis qu’il était seul, le corps de logis servait très peu. Quelques rares réunions préparatoires au conseil municipal. La toilette, parfois, la cuisine, c’était tout. Il passait tout son temps dans l’ancien four à pain. Sur une plate-forme, accessible grâce à une échelle de meunier, il avait installé son lit. Une place, à l’armature de fer et au matelas plutôt raide.

Face au four qui lui servait de cheminée, il avait traîné son vaste bureau. Du cuir vert. Un bois fauve, marqueté, qui se mariait avec un grand secrétaire aux flancs bombés, placé à droite du bureau. Un fauteuil de cuir plus sombre, légèrement fatigué, faisait face au meuble coiffé d’un plateau de marbre sur lequel trônait une vieille pendule. Et de cette place privilégiée, il comparait les reflets changeants des flammes sur les bois ouvragés.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:58
Point de vue…

Conseil municipal (24/09/15) – suite.

Etude sur la situation financière de la commune.

Le Trésorier de la commune fait un commentaire sur une étude réalisée en juin 2015. Un peu indigeste pour les non initiés mais qui aurait pu, cependant, permettre d’avoir un débat de fond sur les choix faits par la municipalité lors des précédents mandats (en l’occurrence par le maire). Débat qui n’a pas lieu au conseil municipal.

Par contre, dans la presse, le maire donne son point de vue sur le sujet. Il défend son bilan (et c’est normal). Il a fait le choix d’un équipement important pour une ville comme Gorron (par exemple, la salle culturelle – qui apparemment fonctionne plutôt bien).

L’endettement de la commune a cependant posé problème. Il semble que celui-ci se réduise même s’il est encore au-dessus de la moyenne. Les efforts portent actuellement sur les dépenses de fonctionnement. Il serait intéressant de connaître les postes dans lesquels les réductions de dépenses seront les plus importantes.

Les investissements en cours concernent la mise aux normes de l’église et la reconstruction de la salle Jeanne d’Arc. Y avait-il des choix possibles dans ces deux chantiers (en termes de niveau des dépenses) ?

Des informations de ce type rendraient sans doute la lecture des comptes-rendus plus attrayante et amèneraient les Gorronnais à mieux connaître la gestion de la ville. Ce qui permettrait à chacun de juger rationnellement l’action de nos élus.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:40

Vous trouverez cette semaine (42ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : La chouannerie(2)…
  • Gorron en cartes postale : l’entreprise Monnier…
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la Grange…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : agriculture en 1989…

Catégorie échanges :

  • Patrimoine historique : l’église…
  • Le jumelage Gorron - Schwaikheim : actualité (fin)…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : Simonin
  • Le Champ des Martyrs : l’idée du roman…

Catégorie point de vue :

  • Conseil municipal : 24/09/2015…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (42ème 2015)...

La fabrique de meubles Monnier : le magasin de meubles Monnier. Ce magasin est construit en 1933, rue de Bretagne, par J. Monnier. Il subira des transformations notamment l’installation d’une passerelle au-dessus de la rue, le reliant à l’autre magasin situé en face.

Actualité de la semaine (42ème 2015)...
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:37
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

Suite des événements liés à la Chouannerie à Gorron.

[« Le 29 ventôse an II (19 mars 1794), la gendarmerie de Gorron et le détachement d’un régiment de Cherbourg qui se trouve à Gorron se rendent à Ernée pour combattre les ennemis qui s’approchent. ».

« Le 15 thermidor an II (2 août 1794), “la garde nationale se tient en arme, prête à marcher contre les chouans qui assassinent dans les campagnes. »

Le 15 pluviôse an III (3 février 1795), la commune de Gorron demande des renforts au général commandant les 10ème et 11ème divisions. Les chouans « volent et pillent » dans les communes de Gorron, Vaucé, Hercé, Lesbois et Brecé. Les paysans viennent se réfugier dans les villages.

Le général Régnier envoie une demi-compagnie. Des brèches sont faites dans les champs pour permettre aux cavaliers de charger de front. Les bois et les broussailles sont coupés au bord des routes.

Le 5 frimaire an IV (26 novembre 1795), les barges de foin et de paille sont placées en dehors de la ville, les logereaux couverts de paille le seront désormais en bardeau. Ces mesures sont prises pour lutter contre les incendies provoqués par les chouans. ]

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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