Correspondance
A la chaussée, 20 brumaire an 8 (11 novembre 1799) – frère.
René-François est toujours retenu à Evron. Sa situation semble correcte. Et, compte tenu des troubles dus à la chouannerie, il est peut-être plutôt à l’abri.
« J’avais peur que votre asile n’eut été insulté par ces mêmes bandes qui ont forcé la ville du Mans et cerné Laval. Ma sœur m’a rassuré en m’écrivant qu’un de vos fermiers était allé vous voir et vous avait trouvé fort tranquille et en bonne santé. »
Jean-Jacques donne des nouvelles du neveu qui a eu de l’avancement en quittant Paris, ce qui réjouit l’abbé bien qu’il souffre d’être loin de lui malgré son nouveau lieu de vie (dans la famille de Mesmes à temps presque complet).
« Son éloignement n’a pas laissé de me faire de la peine parce qu’à mon âge on a besoin pour vivre comme pour marcher d’un point d’appui (…) je passe ma vie à la campagne où je ne manque de rien. »
Jean-Jacques Garnier évoque le coup d’Etat de Bonaparte et semble s’en réjouir.
« Ce qu’il y a de certain c’est que personne ne regrette ce qui vient d’être détruit. On nous promet la paix intérieure. Ce serait un très grand bien. »


