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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:31
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la chaussée, 20 brumaire an 8 (11 novembre 1799) – frère.

René-François est toujours retenu à Evron. Sa situation semble correcte. Et, compte tenu des troubles dus à la chouannerie, il est peut-être plutôt à l’abri.

« J’avais peur que votre asile n’eut été insulté par ces mêmes bandes qui ont forcé la ville du Mans et cerné Laval. Ma sœur m’a rassuré en m’écrivant qu’un de vos fermiers était allé vous voir et vous avait trouvé fort tranquille et en bonne santé. »

Jean-Jacques donne des nouvelles du neveu qui a eu de l’avancement en quittant Paris, ce qui réjouit l’abbé bien qu’il souffre d’être loin de lui malgré son nouveau lieu de vie (dans la famille de Mesmes à temps presque complet).

« Son éloignement n’a pas laissé de me faire de la peine parce qu’à mon âge on a besoin pour vivre comme pour marcher d’un point d’appui (…) je passe ma vie à la campagne où je ne manque de rien. »

Jean-Jacques Garnier évoque le coup d’Etat de Bonaparte et semble s’en réjouir.

« Ce qu’il y a de certain c’est que personne ne regrette ce qui vient d’être détruit. On nous promet la paix intérieure. Ce serait un très grand bien. »

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:23
Un siècle d’histoire…
Un siècle d’histoire…

Le tramway / la Gare

Nous avons déjà vu la ligne de chemin de fer qui longeait le plan d’eau (actuellement en voie d’assèchement) quand nous avons évoqué le quartier du Ponceau. La ligne se poursuivait jusqu’à la gare, où se trouve le centre de secours des pompiers de Gorron de nos jours. Il n’y avait pas de construction sur la rue du stade actuelle.

Le tramway a été construit au début du 20e siècle. Les bâtiments que nous voyons sur les cartes postales anciennes datent vraisemblablement de cette époque. Outre la gare elle-même, on peut distinguer un café (le café de la gare).

La ligne du tramway à vapeur qui desservira Gorron relie Mayenne à Landivy : c’est la Compagnie des chemins de fer départementaux de la Mayenne qui en assurera l’exploitation.

Outre les avantages pour les transports eux-mêmes (voyageurs et marchandises) le tramway permet de créer des emplois nouveaux : on voit apparaître dans les listes de recensement les poseurs (de rails), chef de gare, receveur…

Un siècle d’histoire…
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:19
Vers l’an 2000…

Autres associations

« L’Enfant et Nous » : le 14 octobre 1983, une association d’assistantes maternelles agréées est créée sur le secteur de Gorron. En 1986, cette association a élargi ses activités et a pris le nom « L’Enfant et Nous ». L’objectif de cette association est d’améliorer les conditions de garde des enfants en proposant des conférences, en prêtant du matériel, des livres…

Les Restos du Cœur : En 1994, « Les Restos du Cœur » envisagent de s’installer à Gorron (rue Jean-Jacques Garnier). En 1999, ils occuperont l’ancienne cantine scolaire, rue de Normandie. Le but de l’association est d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire.

Le Point d’Information Jeunesse (PIJ) : il est installé dans l’ancien laboratoire de langues (serveur minitel) rue de la Cour de Forges (anciens locaux de la maison familiale « Mon Foyer »). En 1997, il occupera les locaux place du Général Barrabé. Son but : l’aide à l’information et la réalisation de démarches administratives.

VALOREN : association intercommunale d’insertion : emplois pour des travaux d’intérêt général : entretiens des sentiers, cours d’eau, espace public…

« VIT’ANIM », foyer de jeunes proposant des activités culturelles et de loisirs.

« Job’s emplois » : aide à la recherche d’emplois.

« Gestion pavillon Maret » : centre d’hébergement, accueil de stages sportifs…

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:13
Le moulin du Pré / La ferme du Pré…
Le moulin du Pré / La ferme du Pré…

Nous avons vu qu’Abel Rousseau avait vendu la scierie et la maison d’habitation à la famille Guérin au début des années 1960. La famille Rousseau a habité ensuite la ferme du Pré située face à la scierie.

Nous retrouvons, dans les temps anciens, la trace d’un moulin et d’une métairie dits du Pré. On apprend que le moulin « à la Révolution était en ruine » et « qu’il fut séquestré en 1794 ». Quant à « la terre du Pré » elle « dépendait, dès le XIVe siècle, et depuis une époque indéterminée, d’un fief dit de Couesmes et de Lucé ». Ce fief « relevait, à foi et hommage simple de la baronnie de Gorron. »

Le fief de Couesmes et Lucé aurait été « distrait » de la seigneurie paroissiale de Couesmes avant 1404.

C’est ainsi qu’en 1657, « la métairie du Pré, ses circonstances et dépendances, ensemble le fief et seigneurie de Couesmes et Lucé, appartenaient, par suite d’acquisition, au seigneur du

Bailleul. »

Illustrations : le four à pain ; les bâtiments de l’ancienne ferme

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:11

Le plus illustre des Gorronnais : l’abbé Jean-Jacques Garnier

Né à la Grange à Gorron le 18 mars 1729. Il fait ses études au collège de Mayenne puis obtient son diplôme de maître ès-art de l’université à Paris. Il commence alors une carrière prestigieuse d’homme de lettres : professeur / inspecteur / syndic au Collège Royal de France, membre de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles Lettres), historiographe du Roi… Son rôle dans la réorganisation du futur Collège de France est capital en tant qu’inspecteur et syndic. Il publie de nombreux ouvrages sur les philosophes antiques, l’éducation, l’histoire… Il possède une bibliothèque remarquable pour l’époque. Pendant la période révolutionnaire, il refuse de prêter serment de fidélité à la Constitution et connaît alors une période difficile. Recueilli par son bienfaiteur le marquis de Mesmes, il meurt le 16 février 1805 à la Chaussée, le domaine de la famille de Mesmes à Bougival.

La maison natale à la Grange au début du 20e siècle.

La maison natale à la Grange au début du 20e siècle.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:09
La Pierre Tournante…

Les travers du maréchal des logis

C’est alors qu’il eut l’idée de tester son autorité sur d’autres personnes. Quand il paradait sur son cheval dans la Grande rue, il voyait bien qu’il effrayait certaines jeunes filles. Les plus pauvres souvent. Les autres s’amusaient plutôt. Et bien qu’il était persuadé de les impressionner, il ne se serait jamais risqué à les importuner. Les filles de notables sont intouchables. Il faut s’en méfier.

Les fileuses, les domestiques, voilà un bon gibier. Il se mit à patrouiller dans les quartiers excentrés. Du côté du Grand Moulin, du Moulin Perret… Avant, il réservait ces parcours à ses subordonnés. Ils virent, avec étonnement, son changement de programme. D’autant plus qu’il se proposait souvent d’effectuer seul la tournée.

Quand il revenait, le regard brillant et la joue rouge, ils se regardaient. Mais personne n’avait jamais osé en parler. Même si chacun avait en tête les images de filles troussées par un maréchal des logis congestionné.

Ce jour-là, Gaspard Rouillard s’ennuyait. Il consultait quelques documents. S’appliquait à remplir des formulaires d’une écriture hésitante mais qu’il voulait ornée. Toujours la hiérarchie. Une formule stéréotypée, pompeusement calligraphiée, pesait plus lourd qu’un effort de rédaction banalement tracé.

Il entendit appeler. Un de ces paysans loqueteux, qu’il ne pouvait s’empêcher de mépriser, tentait de l’informer. La tonalité, le patois, ne lui permettaient pas de bien saisir ce que le misérable voulait lui dire. Il comprit tout de même qu’un « grand malheur » venait d’arriver.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:06
Le Champ des Martyrs…

Le héros principal

Le cadre étant trouvé, bien que le narrateur soit extérieur à l’histoire, un personnage occupera une place centrale dans le récit. Il s’agira d’un jeune homme, Jean, dont les aptitudes intellectuelles exceptionnelles auront quelque chose à voir avec Jean-Jacques Garnier. Comme lui, il aura une mémoire exceptionnelle et se passionnera pour les lettres en général et la philosophie en particulier.

Afin qu’il reste au cœur de l’histoire, ses études secondaires se feront à Gorron même. Pour cela, il me fallait un collège sur place. Il se trouve que dans les bâtiments brûlés par les Huguenots de Domfront il était question du couvent situé près de l’étang au sud de la ville. Ce sera donc dans ce couvent que le héros poursuivra ses études.

Là s’arrêtera la ressemblance avec Jean-Jacques Garnier. Jean ne sera pas à l’abri des passions malgré la force de sa raison. Il rencontrera une jeune fille dans des circonstances très particulières que je ne dévoilerai pas ici. Le héros étant choisi, il fallait alors le faire vivre dans une famille gorronnaise. Nous verrons comment sera composée cette famille la semaine prochaine.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:04
Note de lecture… par Maryvonne.

Le principe d'incertitude, de Jérôme Ferrari.

Livre difficile parfois à suivre : de par son style, et sa construction, avec passages du "je" (un étudiant en philosophie qui planche sur ce principe) au "vous" (Heisenberg, qui a énoncé ce principe, et autour de qui on retrouve les grands physiciens de l'époque, dans le contexte inquiétant de l'Allemagne des années 30-40) ; et de par ce principe d'incertitude lui-même qui nous entraîne dans le questionnement de la physique quantique. Le thème essentiel est notre impossibilité à tout comprendre du monde, face à ce fond des choses qui toujours se dérobe "parce que les choses n'ont pas de fond et que le principe instaure entre elles et nous une limite infranchissable"; ma réflexion étant toujours stimulée par les questions concernant les limites de la science et de la connaissance, la lecture de ce livre était pour moi incontournable.
Cette question philosophique est ici ancrée dans la vie de Heisenberg ; s'y rajoute donc la dimension morale, la recherche scientifique étant prise dans le contexte historique du nazisme, et Heisenberg ayant à choisir entre rester en Allemagne, donc servir la cause du mal, ou partir comme l'ont fait d'autres scientifiques (et œuvrer pour le bien, ce qui pose d'autres questions...).
Ce livre est donc à la fois œuvre littéraire, poétique, philosophique, scientifique, toutes ces facettes se réunissant nécessairement pour approcher et dire la complexité du monde et de toute vie humaine. Et j'aime qu'un livre me donne envie de faire des recherches, de poursuivre la réflexion, ce qui est le cas ici.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 12:19

Vous trouverez cette semaine (47ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1799 - neveu…
  • Gorron en cartes postales : rue de Bretagne (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la Grange (fin)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : autres associations

Catégorie échanges :

  • Patrimoine historique : le moulin du Pré…
  • Le moulin du Pré : de la scierie hydraulique à la scierie électrique…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : les complexes du maréchal des logis
  • Le Champ des Martyrs : la sauvagerie des frères Le Héricé…

Catégorie point de vue

  • Note de lecture : «Le problème Spinoza »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (47ème/2015)...

La boutique Carré (débitant et charron) – voir la rubrique « Gorron en carte postales ». Actuellement elle correspond à un café désaffecté et, en partie, à un magasin d’informatique.

Actualité de la semaine (47ème/2015)...
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 12:17
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la Chaussée, 2 thermidor an 7 (20 juillet 1799) - neveu.

Guillaume doit quitter Paris. Jean-Jacques Garnier voit ce départ avec tristesse.

« C’est avec bien de la douleur que je vois arriver le terme fatal qui peut-être nous séparera pour toujours car à mon âge l’espérance se raccourcit »

A la Chaussée, 20 brumaire an 8 (11 novembre 1799) - neveu

Guillaume a quitté Paris. Il est arrivé en Suisse. Son jeune frère qui est mobilisé dans l’armée du Rhin cherche à le contacter.

« …ma sœur qui me demande ton adresse de la part de ton frère qui a apparemment appris ton arrivée en Suisse quoiqu’il ne sache où te trouver. »

Jean-Jacques Garnier donne à son neveu des nouvelles de Gorron qui est en proie aux attaques des chouans.

« Notre malheureux pays est plus désolé que jamais par les brigands et par les chouans et ma pauvre sœur est dans des transes continuelles en entendant les coups de fusils qu’ils tirent aux barrières et les divers pillages qui (….) dans tous les commerces des environs. Grâce à Dieu le malheur n’est encore tombé sur personne de la famille… »

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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