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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 12:04
Vers l’an 2000…

D’autres associations méritent qu’on s’y attarde du fait de l’importance de leur activité ou de leur longévité. Elles interviennent principalement dans l’aide sociale ou matérielle et organisent des activités à caractère festif.

L’aide à domicile en milieu rural.

Une association qui a pour mission « d’aider à domicile, matériellement et moralement, les familles ». Elle emploie des travailleuses familiales (recrutées par la Fédération départementale) et des aides ménagères recrutées par l’association. En 1980, deux travailleuses familiales sont à la disposition des familles sur une partie du canton (Gorron, Brécé, Lesbois, Colombiers du Plessis, St Aubin, Vieuvy).

Le club du 3ème âge : les activités proposées : belote, manille, domino, scrabble, couture, bridge, échecs… et des manifestations ponctuelles : voyages, expositions d’objets réalisés par le club, concours de belote…

La Bibliothèque de prêt : à la disposition de tous, gratuitement. Des livres de la bibliothèque centrale de Laval peuvent être prêtés, à la demande… Située à la mairie, c’est la naissance de la médiathèque actuelle. Elle s’installera rue de la Cour des Forges dans les anciens locaux de la maison familiale « Mon Foyer ».

Illustration : médiathèque actuelle.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 12:02
Patrimoine gorronnais…

Le Moulin neuf ou Moulin du Pré

Le long du bras de la Colmont qui coule dans la partie sud de la ville actuelle se situaient quatre moulins autrefois à grains, étoffes, tan… : le Grand Moulin, rue Jean-Jacques Garnier (sur lequel fut installée une turbine électrique à la fin du 19e siècle), le Moulin Perret rue du Maine, le Moulin du Pré ou Moulin Neuf (transformé en scierie hydraulique à la fin des années 1870) et le Moulin du Gué Guyard, rue du Pré.

La roue du Moulin du Pré a été restaurée et est toujours visible ainsi que les engrenages qui permettaient de transformer l’énergie hydraulique en force motrice et les vannes permettant de réguler le débit de l’eau.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 11:55
Le moulin du Pré (ou Moulin Neuf)…
Le moulin du Pré (ou Moulin Neuf)…

De la scierie hydraulique à la scierie électrique

La famille Rousseau exploite la scierie jusqu’au début des années 1960. En 1936, Abel Rousseau est recensé comme entrepreneur en scierie.

La force hydraulique sera remplacée par l’électricité après la Seconde Guerre mondiale quand l’électrification de la commune sera réalisée.

C’est en 1962 qu’Abel Rousseau et son épouse Suzanne Leichner désaffectent et vendent la scierie (et la maison d’habitation) à Roger Guérin (négociant bière-charbon) et sa femme Simone Legoff (employée de bureau).

La famille Guérin restaurera la roue du moulin et les deux hangars. La propriété a gardé le souvenir de ce lieu pittoresque, témoin d’un passé dans lequel les moulins sur la Colmont jouaient un rôle économique important dans la commune.

Illustration : le hangar, la maison, le petit hangar où on brûlait la sciure et où pouvaient dormir les employés.

Le moulin du Pré (ou Moulin Neuf)…
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 11:53
La Pierre Tournante…

Les complexes du maréchal des logis

Il souffrait notamment de la présence du Maire. Il avait beau bomber le torse, tendre le menton, il était toujours derrière le gringalet. Il méprisait le petit intellectuel. Mais, prudent, il se contenait. Avec ses gendarmes, par contre, il n’hésitait pas à se moquer du premier magistrat de la ville. Servilement, ces derniers riaient. Ils savaient pourtant que, dans l’instant, le Chef allait les rabrouer. Comme s’il avait eu peur d’aller trop loin. Il fallait alors marquer son autorité, persuadé que ses subordonnés seraient évidemment muets.

Il était marié. Une femme épaisse et sotte. Mais, comme souvent, le chef redouté filait plutôt doux dans son intimité. En contrepartie, il pouvait bénéficier des faveurs de madame. Il la besognait lourdement aux moments qu’elle avait choisis. Inquiet, ne sachant quel serait le délai pour un autre épanchement, il était emprunté. Rien n’allait. Et on le lui signifiait. Il faisait alors l’enfant. Le couple n’avait jamais pu en avoir. Ca amusait un temps sa femme. Mais il s’endormait ensuite insatisfait, humilié. Gare au lendemain de ces petites saynètes. Les pauvres gendarmes avaient intérêt à ne pas se faire remarquer.

Insensiblement les ébats s’espacèrent. Et puis, un jour, ils cessèrent. Sans autres explications de la part de la dame. Il remarqua seulement qu’elle fréquentait de plus en plus souvent l’église.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 11:50
Le Champ des Martyrs…

La sauvagerie des frères Le Héricé.

Après avoir retenu les deux événements historiques principaux sur lesquels reposera la trame du récit, il s’agit de les articuler. A priori, ils n’ont rien à voir ensemble puisqu’ils se sont déroulés à un siècle de distance. Le seul point commun étant un contexte de guerre de religion.

C’est là que commence le travail d’imagination. La sauvagerie des frères Le Héricé était expliquée par une imposition non payée par les bourgeois de Gorron. Cette explication historique me paraissait un peu faible. J’ai donc imaginé que le ressentiment des deux frères était plus personnel et expliquait leur acharnement à brûler les faubourgs de la ville.

Il me fallait, pour cela, placer l’épisode concernant l’expédition des bourgeois de Gorron contre de supposés envahisseurs hollandais dans le pays de Domfront où habitaient les deux frères avant l’attaque de la ville par les Huguenots. Je ne dévoilerai pas ici ce qui expliquera dans le roman ce ressentiment mais on découvrira pourquoi les Héricé se déchaînèrent contre les Gorronnais.

Une chronologie bouleversée, un épisode purement inventé, tout cela dans le cadre de faits historiques véridiques : voilà une première idée du travail d’imagination présidant à l’écriture du roman.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 11:40
Note de lecture…

« Le problème Spinoza » (Irvin Yalom)

Roman classique chez cet auteur qui croise l’histoire, la psychologie, la philosophie… En dehors du fait que cette démarche littéraire me soit très familière, le philosophe en question, Spinoza, m’a toujours intéressé. Tout était donc réuni pour que la lecture de ce roman soit un plaisir pour moi. Et l’ouvrage a tenu ses promesses. Un second personnage le Reichleiter Rosenberg, nazi, antisémite, sa fascination pour Spinoza et sa bibliothèque, ajoute une dimension passionnante au roman.

Irvin Yalom, professeur émérite de psychiatrie à Stanford, imagine la personnalité de ce personnage, a priori détestable et la finesse de son analyse est tout à fait passionnante. Ce mélange de fiction, entre psychothérapie et philosophie, inscrit dans une dimension historique crédible, est un filon que l’auteur exploite avec bonheur. Qu’il s’agisse de Nietzsche, Schopenhauer et maintenant Spinoza, il réussit à construire une fiction qui ravit le lecteur.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 13:01

Vous trouverez cette semaine (46ème semaine 2015)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1799…
  • Gorron en cartes postales : rue de Bretagne (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la Grange (suite)…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : les associations non sportives

Catégorie échanges :

  • Patrimoine historique : le logis de le Renardière…
  • Le moulin du Pré : l’acquisition Rousseau…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : le maréchal des logis
  • Le Champ des Martyrs : l’aventure des bourgeois de Gorron (3)…

Catégorie point de vue

  • Note de lecture : « Candide à sa fenêtre »…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (46ème/2015)...

Rue de Bretagne : prise de vue du centre ville vers le Pont de Hercé, côté gauche de la rue (numéros impairs). Voir article Gorron en cartes postales. La structure du premier étage des immeubles n’a pas évolué par rapport au début du 20e siècle.

Actualité de la semaine (46ème/2015)...
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:58
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la chaussée près Nanterre, le 12 octobre 1797 (21 vendémiaire an VI) – sœur.

La sœur de Jean-Jacques Garnier lui a annoncé que René-François, le curé d’Hercé, avait été, à nouveau, incarcéré, cette fois à Evron (Mayenne). On apprend, dans cette lettre, que René-François avait envoyé à son frère la somme de 300 livres pour l’aider à payer son logement. L’abbé se propose de renvoyer l’argent qu’il n’a finalement pas utilisé et rappelle, s’il en était besoin, qu’il pourrait héberger son frère à Paris.

« Dites-lui cependant qu’en tout état de choses il trouvera chez moi un autre chez lui et qu’il ne doit jamais craindre de m’incommoder »

1799

Le Directoire est renversé par le coup d’Etat du 18 brumaire an VIII. Bonaparte devient Premier Consul et, en réalité, détient seul le pouvoir en France. Les troubles de la Chouannerie ont repris.

[Le 12 thermidor an VII (30 juillet 1799), la ville de Gorron est autorisée à former une colonne mobile pour lutter contre les chouans.

Le 4 vendémiaire an VIII (26 septembre 1799) Urbain Péan, Greffier, lieutenant de la colonne mobile, est assassiné par les brigands qui désolent la contrée.

En octobre 1799, 3000 chouans circulent entre Saint-Mars sur Colmont, Brecé, Châtillon, Saint-Denis de Gastine…

Le 26 octobre, ils attaquent la ville de Gorron. Ils sont au nombre de 600 à 700.]

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:54
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

Rue de Bretagne

8. GORRON (Mayenne) – La Rue de Bretagne J. Sorel. Edit. Rennes

Les prises de vue sont désormais orientées du centre ville vers le Pont de Hercé. Trois cartes postales vont nous permettre d’étudier la partie de la rue de Bretagne située entre la rue Montoise et le Boulevard Ledauphin-Blinière.

Nous nous intéresserons tout d’abord au côté gauche de la rue (numéros actuels impairs).

On peut repérer un débitant tonnelier (Théodore Carré, charron, et sa femme Pascaline), présent en 1921 sur les listes de recensement.

Une partie de cette boutique existe encore actuellement (n°11). Elle était occupée en 1975 par Clémentine Huart (débitante de boissons). L’autre partie est incluse dans un magasin qui, la même année, était occupé par Robert Pirault (peintre décorateur) et sa femme Paulette Pirault/Fouilleul. Actuellement, c’est un magasin d’informatique.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:48
Un siècle d’histoire…

La Grange

1906

Corbeau Victor (maçon) ; Girard Félix (SP ; Fé Angélique (SP) ; Boulay Firmin (cultivateur – marié à la veuve Deneau ou Denault) ; Brichet Augustine (SP) – veuve de Julien Golin) ; Guesdon Jean (charpentier).

1921

Manceau Romain (journalier) ; Richet Ernest (ouvrier en chaussures) ; Millet Victorine (journalière) ; Morin Alphonsine (SP) ; Guesdon Marie (couturière) ; Divay Marie (journalière) ; Mahouin Marie (cultivatrice).

1936

Penloup Victor (journalier) ; Guesdon Marie-Louise (contremaîtresse de magasin) ; Moronard Marcel (journalier) ; Gautrain Auguste (meunier) ; Harnais Constance (SP) ; Poirier Alice (ménagère) ; Gehan Marcel (jardinier).

On constate que le nombre de ménages enregistrés augmente pendant cette période. L’ancienne maison familiale de la famille Garnier est vraisemblablement louée en plusieurs logements.

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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