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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:45
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

Jean-Jacques Garnier est mort le 16 février 1805. Dans une de ses dernières lettres, en 1804, il annonçait à son neveu qu’il avait eu un grave problème de santé : cette fameuse « furieuse secousse » qui avait bien « failli l’emporter ». Après un répit en début d’année 1805, le jeudi 14 février, il subit une attaque qui « paralysa son côté droit ». Il entra alors dans une longue agonie et l’acte de décès stipule qu’il est mort le 16 février.

La correspondance que nous avons pu consulter s’arrête fin 1804. Nous refermons donc cette rubrique alimentée par les archives conservées dans la famille. Nous ne l’abandonnons pas pour autant puisque dans la rubrique « Echanges » nous ferons état des travaux de son petit-neveu, Théodore Guillaume (le fils de Guillaume que nous avons côtoyé dans le cadre de la correspondance) et de son arrière petit-neveu, Louis Guillaume, sur l’histoire du canton de Gorron.

Rappelons, enfin, que la vie de Jean-Jacques Garnier a été racontée dans un ouvrage sorti en décembre 2015 (voir rubriques : « Mes publications »).

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:40
Gorron en cartes postales…
Gorron en cartes postales…

La rue Magenta

12 – GORRON (Mayenne) – La rue Magenta J. Sorel, éditeur, Rennes

La rue Magenta actuelle (s’arrêtant à la place du Général Barrabé) sous une autre perspective : de la place à la rue de Bretagne. On distingue, sur la droite, un cheval attelé à une carriole. Juste avant, on peut voir un débit de boisson : GUERRIER DEBITANT.

En 1906, il s’agit de François Guerrier, mécanicien, et de sa femme, Marie Leblanc, débitante. En 1921, nous retrouvons François Guerrier, mécanicien, et sa femme, débitante.

En 1936, François Guerrier est veuf et recensé comme débitant.

L’immeuble n’a pas été transformé dans son ensemble depuis le début du 20e siècle. Le débit de boisson a disparu mais on retrouve la même structure à l’étage avec les trois fenêtres.

Illustration : carte postale + détail (café)

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:28

Rue de Brecé / Rue du Maine / Rue du Pré

Avec la famille Chantepie au 20e siècle se termine l’étude de ces rues. Avant d’aborder un autre lieu, quelques vidéos tournées dans la ville actuelle. Elles concerneront les rues qui viennent d’être étudiées : rue de la gare, rue du Maine, rue du Pré. Leur qualité laisse beaucoup à désirer. L’utilisation de la caméra sera à revoir…

Vidéo n° 1

La rue du Pré, de la place du Général Barrabé (anciennement place des Quatre Piliers) jusqu’à la ferme et le moulin du Pré en passant par la rue du Pissot qui rejoint la rue du Maine.

Vidéo n° 2

La rue du Pré dans sa partie basse (le Gué Guyard, autrefois), de la ferme et du moulin du Pré en passant devant le moulin du Gué Guyard jusqu’à la Mégrinais.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:25
Vers l’an 2000…

La Jeanne d’Arc

Les activités sportives

La gymnastique est une des premières activités mise en place dans le cadre du patronage Saint-Martin dès le début du 20ème siècle. Cette section de la Jeanne d’Arc, ouverte aux adultes et aux enfants de sexe masculin, était très active : elle participait aux différentes compétitions départementales, en organisait elle-même à Gorron. Un grand hangar métallique (la salle Sainte-Thérèse) offert par le curé doyen de l’époque en 1931, permit de renforcer l’activité de cette section.

Après la Seconde Guerre mondiale, les sports en général s’ouvrent aux femmes et aux jeunes filles. Une section féminine (l’Ardente) propose du basket, de la gymnastique, des majorettes… En 1957, c’est une section de danse classique et rythmique qui est créée. On peut aussi noter en 1955, la création d’une section de tennis de table.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:22
Le Champ de Foire.
Le Champ de Foire.

Gorron, ville et non bourg

Le maire évoque d’autres éléments de Gorron justifiant le terme de ville.

« Gorron possède un vaste et beau champ-de-foire où se vend, chaque jour de marché, le mercredi, un grand nombre de bestiaux. La halle au blé est très importante, approvisionnée par les cultivateurs de la commune et du canton ; il s’y trouve beaucoup d’acheteurs étrangers ».

Le champ de foire est récent puisqu’il a été réalisé dans les années 1850. Les halles, par contre, sont plutôt vétustes. Elles seront démolies deux années plus tard pour la construction de la mairie. Quand il parle d’étranger, le maire fait allusion aux acheteurs hors canton.

« Enfin, Monsieur le Rédacteur, nous avons à Gorron une superbe compagnie de pompiers que vous connaissez déjà… »

La compagnie des sapeurs pompiers.

Elle est fondée le 12 décembre 1852. Elle dépendait alors de la commune. En 1858, elle était composée de 26 membres dont un sous-lieutenant commandant, deux sergents, quatre caporaux, deux premiers soldats, un tambour, deux sapeurs et quatorze pompiers.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:18
Près de la rue Brochard-Brault.
Près de la rue Brochard-Brault.

Le blog joue pleinement son rôle quand des visiteurs tombent par hasard sur lui et prennent contact avec moi. C’est le cas quand Nathalie C., épouse D., m’a écrit. Habitant en Auvergne, entre Montluçon et Clermont Ferrant, Nathalie évoque des souvenirs de Gorron.

Jean-Marie Houtin

« Grâce à vous, j'ai trouvé 2 photos de classe de la maternelle publique sur lesquelles figurent ma maman, Georgette HOUTIN et sa soeur Madeleine qui est décédée à ce jour. »

« J'ai revu Gorron il y a une vingtaine d'années et ça avait bien changé de mes souvenirs d'enfance. Je me souviens de la petite rue Brochard-Brault où habitait ma grand-mère, les odeurs, les cloches qui sonnaient le dimanche matin quand on allait passer un WE en famille à la Brimandière car à l'époque nous habitions au Havre. J'ai 51 ans et tous ces souvenirs sont intacts dans mon coeur et ma mémoire. »

Nathalie travaille sur la généalogie de sa famille. Le renseignement qu’elle me demande sur le décès de son grand-père, Jean-Marie Houtin, je n’ai pas pu le trouver. A la mairie de Gorron, il n’y avait pas d’information. La personne en question serait décédée à Mayenne avant la Seconde Guerre mondiale et je n’ai pas accès à l’Etat civil pour des dates aussi récentes.

Par contre, je suis allé voir l’acte de naissance de ce grand-père et quelques informations, que nous verrons la semaine prochaine, m’ont permis de faire un rapprochement intéressant avec les artisans maçons de Gorron. Un thème qui me touche d’assez près. C’est donc cette petite exploration que je vais présenter ici, en remerciant, à mon tour, Nathalie qui m’a mis sur cette piste.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:16
La pierre Tournante…

Le procès-verbal

C’est à ce moment que Simonin fut annoncé. Gaspard manifesta son irritation et traita même le maire « d’emmerdeur » devant un gendarme muet. Mais dès que son visiteur entra dans le bureau, il se recomposa une image de militaire respectueux du pouvoir. Discrètement, Simonin sourit au gendarme lui signifiant ainsi qu’il n’était pas dupe. Celui-ci, impassible ne put masquer un éclair dans ses yeux.

Il fut difficile d’obtenir du maréchal des logis le brouillon du procès verbal. Tout d’abord parce qu’il était la marque de ses limites en terme d’expression écrite. Ensuite parce que le torchon qu’il tendait à regret à Simonin échappait à tout artifice et révélait la nature de l’épais personnage. Enfin parce que c’était le premier magistrat de la commune qui l’exigeait. Et, bien que soumis au brillant Hyppolite Delacourt, il était avant tout un militaire pour qui la hiérarchie passait avant tout. Il tenta tout de même de parlementer. Mais il battit en retraite quand le maire lui signifia qu’il porterait lui-même le brouillon au médecin.

De retour à son domicile, Simonin passa une partie de sa soirée à travailler sur le procès verbal de la gendarmerie. Il eut, tout d’abord, quelques difficultés à déchiffrer l’écriture malhabile du maréchal des logis. Il dut deviner quelques mots masqués par d’épaisses taches d’encre violette. Sans aucune compassion pour les limites du militaire en matière d’écriture, il s’amusa des formules empesées, péniblement retenues, qui émaillaient le récit. Il ne put s’empêcher de penser qu’il y avait un certain scandale à confier la charge d’enquêtes parfois délicates à un personnage aussi lourd.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:35

Vous trouverez cette semaine (5ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Les archives de Jean-Jacques Garnier : 1804- neveu…
  • Gorron en cartes postales : rue Magenta (suite)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : rue du Pré, la famille Chantepie…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : la Jeanne d’Arc
  • Le château du Bailleul : la famille du Bailleul (suite)…

Catégorie échanges :

  • Famille Bougrain-Dubourg : Bougrain, Dubourg, Bougrain-Dubourg (suite)...
  • Document Garnier : Gorron bourg ou ville (suite)…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : le maréchal des logis Rouillard

Point de vue ;

  • Un mariage blanc : rôle du Préfet…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

La poste.

La poste.

Sur plusieurs cartes postales anciennes, la rue Magenta est nommée rue de la poste. C’est en effet dans cette rue que se situait, jusque dans les années 1970, l’immeuble abritant ce service public (voir rubrique : Gorron en cartes postales).

Actualité de la semaine (5ème/2016)...
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:33
Archives de Jean-Jacques Garnier…

Correspondance

A la Chaussée, 7 octobre 1804 (15 vendémiaire an XIII) – neveu.

La santé de Jean-Jacques Garnier semble aller mieux. Il félicite son neveu d’avoir soigné ses deux oncles (René François et vraisemblablement Julien, l’ancien soldat).

« Mes jambes sont un peu affaiblies cependant elles ne me refusent point le service et suffisent encore pour me faire traverser sans trop de fatigue un bon tiers de Paris ».

« Tu as dû goûter une vraie satisfaction en te rendant aussi utile que tu l’as été à tes deux oncles et particulièrement à ton tuteur qui t’a servi de père et que tu as été assez content pour tirer d’une dangereuse maladie… »

A la fin de sa vie, l’abbé s’intéresse de plus en plus au jardin et au verger. Activité qu’il pratique depuis longtemps déjà sur le domaine des de Mesmes.

« …un jardinier de profession tel que moi… (…) Les cognassiers eux-mêmes ont fait faux bon ce qui sera une privation pour mon estomac qui s’accommode mieux à cette confiture… »

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:31
Le château du Bailleul…

La famille du Bailleul (suite)

L’acquisition de la châtellenie de Gorron s’est faite entre Pierre III du Bailleul et Odet de Ryantz dernier possesseur des terres de Gorron. A la suite de cet achat, la famille du Bailleul, et notamment un frère de Pierre III, Jean-Baptiste du Bailleul, se virent contester leurs propriétés par des créanciers. Pierre IV, héritier de ces propriétés, dut subir des procès avant de devenir définitivement propriétaire, procès qui durèrent jusqu’en 1704. Le détail de ces procès nous donnent quelques informations sur le château du Bailleul à l’époque : composé de plusieurs chambres à cheminées, salles dessous, cabinets, greniers, écuries, tours, tourelles, pont levis, enclos d’eau. Alentour dudit château, jardins, terres labourables et non labourables, près pâtures, garennes, bois de haute futaie… On apprend aussi que parmi les nombreuses métairies et moulins appartenant à la famille du Bailleul, se trouvaient la métairie du Pré et le moulin Perret.

Ephémérides

Nous avons appris, la semaine dernière, que de nombreuses troupes passèrent ou stationnèrent à Gorron à l’époque. Relation de cause à effet ou simple médisance, on peut lire pour 1695 que les registres d’état civil mentionnent en décembre la naissance de deux enfants naturels dont la paternité est attribuée, à tort ou à raison, mais en tous cas avec quelque peu d’indiscrétion, à des cavaliers du régiment de Roquepine, de passage à Gorron dans les premier mois de cette année…

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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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