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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:37
Gorron en cartes postales…

Gorron (Mayenne) – Place du Général Barrabé

Deux cartes postales de la place, plus récentes si l’on tient compte de la vitrine de la pharmacie. Il est difficile de déchiffrer ce qui est écrit au-dessus de la porte d’entrée. Sur la seconde carte, nous voyons la boutique du coiffeur qui va nous intéresser aujourd’hui.

A remarquer, l’éclairage de la place sur la première carte : une simple ampoule avec un abat- jour suspendue au-dessus de la rue. Sur la seconde carte, on voit que les installations électriques se sont développées notamment sur le bâtiment à droite, à l’entrée de l’actuelle rue Corbeau-Paris.

Nous utiliserons les recensements de 1921 et de 1936 qui pourraient correspondre aux périodes où les deux photos ont été prises.

En 1921, c’est Henri Lesaint qui tient la boutique de coiffure ; et Alphonse Barré est toujours pharmacien.

En 1936, c’est Fernand Brimant qui est coiffeur ; Maurice Dufour (le futur maire de Gorron, originaire d’Ernée) tient la pharmacie.

Gorron en cartes postales…
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:35
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Nous avons pu repérer trois immeubles situés carrefour des Quatre Piliers : l’un faisant l’angle entre la rue du Pré et la rue du Maine (immeuble Penloup), l’autre entre la rue Jean-Jacques Garnier et la rue du Maine (immeuble Gourdelier) et, enfin, le dernier entre la rue des Sarrazins et la place du Général Barrabé (immeuble Barrabé).

Ces trois immeubles, nous les retrouvons sur les cartes postales du début du 20e siècle. A cette époque, la place des Quatre Piliers (actuellement place du Général Barrabé) est ouverte (vraisemblablement en 1846) sur le carrefour des rues de Mayenne (prolongement de la rue du Pré actuelle jusqu’à la rue de la Mairie), de la rue des Sarrazins et de la rue des Palmes (actuellement rue Jean-Jacques Garnier). Le Général Barrabé est né en 1821 dans l’immeuble qui fait l’angle entre la rue des Sarrazins et la rue de la Mairie et qui était à l’époque une auberge (l’auberge des Quatre Piliers).

Nous repartirons du recensement de 1906 pour essayer de retrouver les résidents de la place du Général Barrabé et, plus précisément dans les immeubles concernés.

En 1906, l’immeuble Barrabé est occupé par le pharmacien Alphonse Barré (rue Magenta); l’immeuble Gourdelier est occupé par le ferblantier Henri Lecomte (rue Jean-Jacques Garnier) ; l’immeuble Penloup est occupé par Auguste Legrand, maître d’hôtel (rue du Maine).

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:33
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

Rappel de l’objectif : comptabiliser les familles « d’origine gorronnaise » dans lesquelles le mari et la femme (ou le chef de famille quand il est seul) sont nés à Gorron.

Rappel du code : A, familles « d’origine gorronnaise » ; B, un des deux est d’origine gorronnaise ; C, aucun n’est d’origine gorronnaise.

Quartier de la Place du Général Barrabé

Rue Magenta : A, 9 ; B, 12 ; C, 41

La proportion importante de familles non originaires de Gorron s’explique peut-être par le fait que cette rue a été tracée relativement récemment (milieu du 19e siècle).

Rue du Pré : A, 6 ; B, 8 ; C, 24

Rue du Maine : A, 0 ; B, 3 ; C, 18

L’hypothèse faite pour la rue Magenta semble se confirmer : la rue du Maine étant, elle aussi une voie ouverte relativement récemment.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:30
L'allée du château.
L'allée du château.

César Ledauphin-Blinière

A la mort de la dernière descendante de la famille du Bailleul (Françoise-Marie du Bailleul décédée à Mayenne le 15 juillet 1811), la succession revient aux cousins de la Galissonnière et de Monteclerc. César Pierre Ledauphin-Blinière achète le château et vraisemblablement une partie des possessions des du Bailleul.

La famille Ledauphin est une famille bourgeoise originaire de Désertines.

Né à Désertines le 1er novembre 1778, César Pierre est le fils de Jean-François Ledauphin des Tesnières, juge, commissaire du Roy et Président de la Cour criminelle du département de la Mayenne, et de Marie Lecottier son épouse.

Les Ledauphin, à l’époque, rajoutaient à leur nom de famille celui des domaines qui leur appartenaient. C’est ainsi que César Ledauphin devint Ledauphin-Blinière. C’est sous ce nom qu’il est connu comme maire de Gorron. On voit aussi Ledauphin écrit Le Dauphin. La ville donnera son nom à un boulevard ouvert entre la rue de Bretagne et la place de la Butte Saint Laurent. César Ledauphin-Blinière, outre qu’il dirigera la commune, lèguera à l’hospice (créé à la Renardière sur la Butte Saint Laurent) plusieurs bâtiments dont, vraisemblablement le logis de la Renardière.

Ephémérides

1709 : année du grand hiver (suite)

« Les blés manquèrent et furent désemencés ; on fut obligé de semer de grosses avoines (…) Les eaux des rivières et des étangs étaient si glacées partout qu’il descendit beaucoup d’oiseaux étrangers, comme cygnes, oies sauvages et autres… »

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:24
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…

Le pommeau de la canne

Si vous êtes allés sur le site de Robert Schwanengel vous avez pu constater que l’originalité de la technique consistait en un travail du cuivre sans découpe ni soudure.

L’artisan (on peut même dire l’artiste), part d’une feuille de cuivre et la met en forme progressivement. On voit cette feuille dans les illustrations et les transformations qui vont l’amener au pommeau de la canne.

Robert fait des recherches au niveau des techniques (je suppose) et des réalisations possibles dans son domaine d’activité. Il a constaté que sur le pommeau des bâtons de pèlerins étaient dessinés des motifs plus ou moins symboliques et il m’en proposa quelques-uns.

J’ai choisi la tête d’un golden retriever qui me rappelle mon chien qui, pendant douze années, m’a accompagné dans mes promenades journalières. Je ne pensais pas que Robert pouvait réaliser ce genre de chose. Il l’a fait et je le remercie vivement.

Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
Une lignée de maçons…
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:21
Documents Garnier…

On nous écrit de Gorron en 1859 (fin)

A l’issue du comice lui-même, des festivités sont organisées dans la ville.

« On s’est rendu en corps à la salle de la Maison d’école, où un banquet de 84 couverts, préparés par les soins de MM. Les commissaires, attendait ceux qui avaient bien voulu participer à la fête du comice… »

En 1859, la Maison d’école se situait sur l’actuelle propriété sise 21 Boulevard Faverie.

« M. Tripier-Laubrière, Président (…) a pris ensuite l’engagement,, devant tous les agriculteurs, de leur continuer les leçons mensuelles d’agriculture, qu’il a commencées avec tant de zèle l’année dernière. »

Ce qui a présidé à la création des comices agricoles, c’est l’ambition d’améliorer les techniques agricoles et de les diffuser au plus grand nombre des agriculteurs.

« Les convives se sont levés et se sont rendus, musique en tête, entre deux haies formées par la compagnie des sapeurs-pompiers, au Champ-de-Foire, où des jeux variés ont constamment captivé l’attention des spectateurs jusqu’à six heures du soir. A huit heures, on tirait, au son des fanfares et aux applaudissements d’une foule immense, un joli feu d’artifice qui terminait dignement cette petite fête de famille. »

Les animations à l’occasion du comice sont devenues une tradition festive à Gorron au même titre que la foire annuelle (Foire Fleurie). Elles n’ont cessé de se développer à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Actuellement encore, des animations existent lors de cette période, même si le comice n’a plus lieu à Gorron.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:16
Conférence à la salle de l'Amicale Laïque.

Conférence à la salle de l'Amicale Laïque.

Mes expositions...

Après avoir réalisé le livret sur l’histoire de l’Amicale, j’ai élargi mon champ de recherches et, tout naturellement, je me suis intéressé au développement de l’école à Gorron. Des archives permettaient de remonter au 15e siècle.

Ces recherches ont abouti à la réalisation d’un livret : « L’école à Gorron – Cent ans d’histoire – 1866 – 1966 ». La présentation du livret s’est faite dans le cadre d’une conférence qui a eu lieu à la salle de l’Amicale Laïque.

Parallèlement, je commençais à recueillir des photos de classes anciennes que je scannais et agrandissais. Ce qui m’a permis de réaliser une exposition sur des photos de classes anciennes. Dans cette exposition, toujours à la salle de l’Amicale Laïque, était aussi présenté un diaporama résumant le livret sur l’histoire de l’école.

Ce travail sur l’école a débouché sur une exposition avec reconstitution d’une classe et passation d’une dictée au cours des journées du patrimoine, à la salle d’honneur de la mairie de Gorron.

Journée du patrimoine à la mairie.

Journée du patrimoine à la mairie.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:03
La Pierre Tournante…

La révolte de Simonin

-Avez-vous eu connaissance de ce brouillon avant ce matin ?

Cette fois on n’en était plus à la courtoisie. Le visage d’Hyppolite se figea.

-« Que voulez-vous dire ?

-Je voulais simplement savoir si vous aviez aidé Rouillard à rédiger ce torchon.

-Bien sûr que non. J’ai déjà suffisamment à faire avec mon propre compte-rendu.

-Pourrais-je le voir ? »

Hyppolite réfléchit rapidement. Il ne reconnaissait pas là le freluquet de Guiochet. Il sentait un ton et une volonté qu’il n’avait pas soupçonnés chez lui. Lors de la mort d’Adèle, Simonin s’était à peine intéressé aux circonstances du drame. Il est vrai qu’Auguste Péan semblait totalement l’écraser à l’époque. Il lui fallait être prudent. Il avait enfreint la loi en influençant ce balourd de Rouillard. Il reprit son sourire charmeur.

-« Bien volontiers mais il n’est pas encore rédigé.

-Dans ce cas, il serait sans doute utile de nous rencontrer, le maréchal des logis, vous et moi-même le plus rapidement possible. J’aimerais discuter avec vous de ce procès-verbal. Après tout, je dois y apposer ma signature. »

Simonin refusa le rafraîchissement proposé. Il avait marqué des points. Jamais plus il n’accepterait sans réagir l’ironie condescendante du médecin. On l’avait mis à l’écart lors de la mort de sa femme et de l’enfant. Cette fois, chacun saurait ce que peut faire un petit Guiochet quand il a décidé de jouir de l’exercice de sa volonté.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:53

Vous trouverez cette semaine (10ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : les aides, les dîmes…
  • Gorron en cartes postales : le café Bara
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : le carrefour des Quatre Piliers (suite)…
  • La population Gorronnaise : l’origine géographique des familles
  • Le château du Bailleul : Mathieu Le Boullenger…

Catégorie échanges :

  • Une lignée de maçons : Robert le dinandier…
  • Document Garnier : le comice, les différents prix…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : la confrontation…

Mes expositions :

  • Les soixante ans de l’Amicale Laïque Gorronnaise : conférence, concert…

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (10ème/2016)...

Le bâtiment à l’angle de la rue de la Marie et de la rue des Sarrazins est un ancien hôtel dont nous avons souvent parlé dans le blog. Cet hôtel a donné son nom à la place des Quatre Piliers (future place du Général Barrabé). Il comportait, en effet, un porche à quatre piliers qui a été démoli lors du percement de la rue Magenta qui, nous l’avons vu, allait en ligne droite vers le Champ de Foire.

Actualité de la semaine (10ème/2016)...
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 15:50
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Les impôts à Gorron avant la Révolution

Les aides

Il s’agit d’impôts indirects portant sur les boissons alcoolisées, notamment le vin.

Elles seraient collectées à Gorron par un receveur et deux commis aux aides.

Les dîmes

Des prélèvements sur les récoltes qui servent à l’entretien des curés et des besoins de l’église. A Gorron, mis à part le curé, il y a des bénéficiaires de dîmes qui n’habitent pas la paroisse et dont la perception est affermée à des particuliers.

Les taxes entravant le commerce

D’une province à l’autre, le transport et le commerce des denrées sont soumis à un nombre importants de prélèvements.

Gorron est proche de la Bretagne et de la Normandie. Outre l’état des routes, les « droits des bureaux barrières et billets à caution (…) bureaux des aides, droit d’entrée, courtiers jaugeurs… » ; « fermiers des domaines, droits de contrôle (…) rachats et autres droits de ferme générale. »

Le centième denier

Taxe portant sur les échanges (1% du montant de la transaction).

Le franc-fief

Droit dû au Roi par les roturiers propriétaires de biens nobles.

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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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