Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:43
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Les impôts à Gorron avant la Révolution

La taille

Principal impôt direct prélevé par l’administration du Royaume, son régime et sa collecte étaient très compliqués et pouvaient varier d’une région à l’autre. En théorie, il portait sur l’ensemble des revenus des contribuables. Les nobles et le clergé en étaient exemptés. Sa collecte était assurée par un Intendant, à la tête d’une « généralité » (subdivision administrative du pays au nombre de 32) qui déléguait ses pouvoirs à des « élus » (à la tête d’une « élection » - subdivision des généralités) qui eux-mêmes déléguaient à des « collecteurs » (personnes désignées par la paroisse). Ces derniers estimaient eux-mêmes le montant des revenus et étaient responsables de l’impôt devant l’électeur. Ce système complexe et souvent injuste était souvent dénoncé.

A Gorron, il y a trois collecteurs nommés par les habitants. Le siège de l’élection dont la ville dépend est Mayenne. La complexité de la fixation du montant de l’impôt (certains propriétaires de la paroisse payant cet impôt dans d’autres paroisses), celle de leur collecte (avec les différents niveaux : collecteurs, électeurs, intendants) sont dénoncées par les rédacteurs des réponses au questionnaire. Ils revendiquent l’attribution de la fixation du montant de l’impôt et de sa collecte à la paroisse elle-même. Ce qui éviterait selon eux les drames des saisies voire des emprisonnements des contribuables ne pouvant pas payer mais aussi des collecteurs responsables sur leurs propres biens de cette collecte. Les signataires se plaignent aussi de l’exonération de la taille (le curé, les deux commis aux aides et les six employés de la gabelle) qui augmentent la part des autres habitants. Un maître d’école publique ayant une maison et un jardin à la Renardière a été exempté de taille par les habitants.

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:39
La ferme de la Courçonnais (Coursonnais).
La ferme de la Courçonnais (Coursonnais).

La famille Le Boullenger

En suivant l’histoire de la famille du Bailleul, derniers seigneurs propriétaires de la baronnie de Gorron, nous avons plusieurs fois croisé Mathieu Le Boullenger qui, en 1723 était procureur fiscal de la baronnie de Gorron. Ce personnage est d’autant plus intéressant au niveau historique qu’il a tenu un livre familial a partir de 1714. Ce livre familial existe vraisemblablement toujours dans les archives de la famille. Nous ne savons malheureusement où le trouver. Si des visiteurs du blog ont quelques renseignements à ce sujet nous serions très intéressés.

Il est né à Gorron le 23 novembre 1697. Fils de François Le Boullenger, sieur des Champs et de Jeanne Gouger, aura une brillante carrière locale de juriste. Il fait des études de droit à l’Université d’Angers où il obtiendra une licence ès lois (1714). En 1718, il occupe la fonction de procureur fabricier de l’Eglise de Gorron (chargé des affaires de la Fabrique).

Il deviendra sieur de la Courçonnais après avoir été, dans un premier temps, avocat au parlement de Paris (1721).

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:37
Vers l’an 2000…

Vers l’an 2000…

Avec l’histoire de la Jeanne d’Arc se termine la série d’articles concernant la période : « Seconde Guerre mondiale / an 2000 » à Gorron. Ces articles serviront de support au second tome de l’histoire de Gorron dont le premier a été publié aux Editions du Petit Pavé en 2014 (voir la rubrique « Mes publications »). Dans ce second tome, des dossiers traiteront de l’histoire de l’Amicale Laïque Gorronnaise, du séjour d’un Gorronnais pendant la Guerre d’Algérie, et des éléments biographiques concernant les Gorronnais morts pendant la Guerre 1914 / 18. Ces trois dossiers ont déjà été développés sur le blog. La sortie de cet ouvrage devrait avoir lieu fin 2016 ou début 2017.

Les deux tomes de l’histoire de Gorron, couvrent donc l’histoire de la ville des origines à l’an 2000. Je suis loin, cependant, d’avoir exploré tous les domaines de cette histoire. Une nouvelle rubrique devrait s’ouvrir, à partir de la semaine prochaine, s’intéressant aux habitants de Gorron. Le recensement de 1906 nous renseigne sur l’origine des Gorronnais présents à l’aube du 20e siècle. En me promenant sur les listes de recensement, j’ai été surpris par le fait que de nombreuses familles n’étaient pas originaires de Gorron. J’essaierai de repérer les familles aux origines gorronnaise les plus anciennes en remontant le temps. Si les documents le permettent…

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:34
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Des cinq familles recensées dans ce carrefour, nous retrouvons, en 1861 :

Arsène Barrabé, propriétaire, et sa fille Alexandrine, rue Magenta.

Michel Penloup, aubergiste, rue du Maine, et sa femme Aimée Juhère, blanchisseuse, rue du Maine.

René Gourdelier, receveur des postes, et sa femme Elise Poirier, rue du Maine.

Julien Paris, cabaretier, et sa femme, Théotiste Rivière, cabaretière, rue de la Mairie.

Barrabé, Penloup, Gourdelier (rue Magenta et rue du Maine) résident vraisemblablement au même endroit.

En 1856, on retrouve Arsène Barrabé, rentier, et ses filles Célina et Alexandrine, rue d’Ambrières ainsi que Michel Penloup, aubergiste, et sa femme Aimée Juhère, blanchisseuse, rue de Mayenne. René Gourdelier est aussi recensé rue de Mayenne, avec sa femme.

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:32
Le Champ de Foire.
Le Champ de Foire.

On nous écrit de Gorron…

L’expéditeur de la lettre au rédacteur du journal décrit, avec un certain lyrisme, la ferme qui a obtenu le premier prix pour « la culture des fermes ».

« Visitez les champs : vous verrez des planches faites avec une régularité comparable à la chaussée des routes les mieux entretenues. Visitez la prairie. Visitez le jardin : les allées sont bordées de gazon, et un rang de jolies fleurs émaille les bordures. Visitez la maison : toujours vous serez frappés de l’ordre, de la propreté et de la symétrie qui règnent partout. Donnez un coup d’œil aux instruments aratoires : vous remarquerez l’araire qui a servi à faire les belles planches que vous avez admirées, une herse Valcourt ; vous remarquerez surtout deux instruments inventés par Alexis Guerrier : l’un destiné à rayonner les choux, l’autre à les enterrer. »

La ferme (la Juhaire) si joliment décrite se trouve à Vieuvy selon l’article (écrit en 1859). Nous ne retrouvons pas cette ferme à Vieuvy en 1861, pas plus qu’Alexis Guerrier. Il existe bien une ferme nommée la Jaluère mais elle est tenue par la famille Courteille. On constate la même chose en 1856.

Par contre, pour le deuxième prix, il s’agit bien de Vital Coutard, laboureur/fermier et de sa femme, Hortence Lhuissier, à la ferme du Domaine en Gorron.

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:28
Une lignée de maçons…

La canne de Georges

Aussi loin que remontent mes souvenirs, une canne en bois sculpté, rangée dans notre grenier, m’avait toujours intrigué. Il s’agissait d’un serpent enroulé autour du corps de la canne avec une poignée représentant une tête surmontée des signes de cartes à jouer (trèfle, carreau, cœur, pique). Plus tard, cette canne m’a fait penser à celle que les compagnons du devoir utilisaient au cours de leur tour de France.

Maçon, mon père n’a jamais été compagnon du devoir. Je n’ai jamais su, exactement s’il avait sculpté cette canne en imitant celle d’un compagnon croisé sur les chantiers, ou s’il l’avait tout simplement trouvée. Quoi qu’il en soit, la canne a disparu du grenier après le passage d’un brocanteur peu délicat qui, profitant de la faiblesse de mes parents vieillissant, était monté dans le grenier et avait « acheté » ce qui pouvait avoir quelque valeur comme objets anciens.

J’ai cru pendant assez longtemps que la canne avait fait partie du lot acquis pour quelques francs. Jusqu’au jour où, des travaux ayant été entrepris dans la maison familiale, je la retrouvai dans un petit hangar, cachée derrière des planches, au fond du jardin. Ma mère avait sans doute compris que le brocanteur n’était pas très honnête…

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:17
Actualité de l’Amicale Laïque Gorronnaise…

Exposition : « Jean-Jacques Garnier »

L’exposition d’histoire locale reste une des dernières activités de l’Amicale. Depuis qu’elle se déroule à la salle d’honneur de la Mairie, le jour de la Foire Fleurie, on compte plusieurs centaines de visiteurs sur le week-end.

Comme chaque année, l’Amicale invite au vernissage les personnes ayant fourni des documents utilisés pour ses expositions. Voir la vidéo illustrant l’intervention du Président.

L’association aura, cette année, 70 ans d’existence. L’exposition d’histoire locale restera, cette saison, une de ses rares manifestations. Espérons qu’on n’arrive pas à la fin d’un cycle…

L’affluence a été moyenne (250 visiteurs environ). Légèrement en baisse par rapport à l’année dernière. Thème moins porteur, nombreuses animations au cours de la Foire fleurie…? La prochaine exposition aura pour thème la Révolution dans le canton de Gorron. Il sera intéressant de voir alors l’évolution de la fréquentation.

Partager cet article
Repost0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:14
La Pierre Tournante…

Une personnalité dérangeante

Hyppolite Delacourt n’avait pas beaucoup de patients ce matin-là. Il fit quand même attendre le maire dans un petit salon attenant à son cabinet. Hier, en fin d’après-midi, il avait eu la visite de Gaspard Rouillard qui l’avait informé de l’exigence de Simonin. La démarche avait irrité le médecin. Ce dernier avait même un peu rabroué le maréchal des logis. Il s’était ensuite repris. Gaspard avait été discret et n’avait pas parlé des consignes qu’il lui avait imposées pour la rédaction du procès verbal.

Simonin regardait le mobilier du petit salon. Il y voyait bien là la personnalité du médecin. Tout était moderne, neuf. Aucune âme. Ce n’était pas laid, loin de là. Mais pouvait-on réellement vivre dans un cadre aussi guindé, uniquement tourné vers le paraître ? Le couple devait ressentir du plaisir à montrer. Après tout, cela était peut-être tout aussi respectable que la recherche d’un confort un peu égoïste. Cette compréhension bienveillante fut vite balayée. Ce poseur d’Hyppolite le faisait volontairement attendre. Et il avait horreur de ça.

Le médecin vint à lui, tout souriant, la main tendue. Par la porte entrouverte, Simonin pu voir une jeune femme rougissante quitter précipitamment le cabinet. Le maire ne doutait pas qu’elle fut une patiente. Mais il ne pouvait s’empêcher de penser qu’Hyppolite usait et abusait peut-être de son charme, de sa position, pour jouer un peu avec les femmes fragiles. Il avait très mal vécu les fréquentes consultations d’Adèle, autrefois.

Partager cet article
Repost0
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 12:14

Vous trouverez cette semaine (8ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : les impôts…
  • Gorron en cartes postales : rue Magenta (place du Gal Barrabé)
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : le carrefour des Quatre Piliers…
  • Gorron « Vers l’an 2000 » : la Jeanne d’Arc (fin)
  • Le château du Bailleul : la famille du Bailleul (suite)…

Catégorie échanges :

  • Une lignée de maçons : Georges Jouvin…
  • Document Garnier : le comice…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : détente…

Mes publications :

  • janvier 2015 : « Histoire de Gorron… »…

Les articles de la 9ème semaine seront postés le jeudi 17/03/16.

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (8ème/2016)...

L’immeuble où se situait la boutique Picot-Lory (voir rubrique « Gorron en cartes postales »), est actuellement occupé par le local du « Point Information Jeunesse (PIJ) ». Il a été aussi occupé par un magasin de bonneterie / mercerie (Rémy Romagné, recensé en 1962).

Actualité de la semaine (8ème/2016)...
Partager cet article
Repost0
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 12:10
Gorron en cartes postales…

La rue Magenta

Comme nous l’avons déjà plusieurs fois précisé, la rue Magenta, à l’origine se poursuivait jusqu’au Champ de Foire. La partie nord de la place du Général Barrabé (voir rubrique « un siècle d’histoire ») s’est donc longtemps appelée rue Magenta.

5. – GORRON (Mayenne). Place du Général Barrabé J. Sorel, éditeur, Rennes

Le bâtiment qui fait l’angle entre la rue de la Mairie et la rue des Sarrazins, sur cette carte postale occupé par une chapellerie / bonneterie, a plusieurs fois été évoqué sur le blog. C’est lui qui a donné le nom de place des Quatre Piliers à celle qui est actuellement appelée du Général Barrabé.

En 1906, c’est Léopold Thuault, chapelier, originaire de Fougerolles, sa femme, Ambroisine Dolbeau, modiste, originaire de Lesbois, leurs enfants, Ambroisine, modiste, et Léopold, qui occupent l’immeuble.

Cet immeuble a été une auberge avec un porche à quatre piliers, d’où le nom de la place. Il aurait pu aussi faire partie d’un ensemble religieux s’étendant rue des Sarrazins où une structure architecturale peut faire penser à une chapelle.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
  • Contact

Texte Libre

Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

Recherche