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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:02
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

Quartier du Vieux Château

Rue de Bretagne : A : 12 ; B : 21 ; C : 37

Rue de la Houssaye : A : 4 ; B : 1 ; C : 6

Rue des Chauvinettes : A : 2 ; B : 2 ; C : 8

Boulevard Dauhin-Blinière : A : 2 ; B : 1 ; C : 7

La tendance se confirme : les familles d’origine gorronnaise (dont les parents sont originaires de Gorron - A -) sont nettement minoritaires par rapport aux familles dont les parents viennent d’une autre commune (C). La tendance est forte rue de Bretagne, une rue qui a été retracée au cours du 19e siècle.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:59
Château du Bailleul…

Des Leray aux d’Abrantès

Le château, à la mort de César Pierre Ledauphin-Blinière en 1852, revient à son neveu Eugène Leray, fils de Jean-François Leray et d’Angélique Ledauphin. Eugène Leray est agent de change à Paris. Une hypothèse est faite au sujet de cette famille Leray qui serait originaire de Lévaré. A noter que cette famille fera l’acquisition du château de Lévaré en 1860. Un Leray, rouettier (fabricant de rouet), le père de Jean-François, aurait fait fortune à Paris.

Eugène Leray, qui sera conseiller général de la Mayenne, épouse Julie Adèle Lardier. Ils ont un fils Xavier, Eugène, Maurice Leray (qui sera, lui aussi conseiller général de la Mayenne – voir la rubrique « Echanges – Documents Garnier » sur le blog). C’est ce fils qui deviendra duc d’Abrantès en épousant Jeanne Joséphine Junot d’Abrantès.

Le Dauphin ou Ledauphin ? Le Ray ou Leray ? On peut voir les deux orthographes dans les divers documents consultés. En deux mots, les noms ont un « côté noble ». La noblesse des d’Abrantès, elle, est incontestable. Même si cette noblesse est « seulement » d’Empire.

Nous aborderons l’histoire des d’Abrantès dont une duchesse marqua les Gorronnais quand elle venait à l’église de Gorron en calèche pour la messe et qu’elle invitait quelques gorronnaises à prendre une boisson et un gâteau au château du Bailleul.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:55
Documents Garnier…

Gorron : un exemple en matière d’hannetonnage

On regrette parfois de ne plus voir les hannetons de notre enfance. A la fin du 19e siècle, ces insectes pouvaient provoquer de véritables ravages au niveau des cultures. C’est pourquoi l’initiative de « quelques hommes (…) hardis, ingénieux, remuants et zélés » de Gorron est relatée dans un article du « Petit journal » (25 juillet 1887).

« Un syndicat pour la destruction des hannetons et des vers blancs » est constitué pour les onze communes du canton. Grâce à une souscription ouverte en juin 1886, « à la fin septembre la société (…) recevait l’investiture préfectorale et désignait pour son trésorier le percepteur de Gorron. »

Les écoles ont été associées à l’action du syndicat. Tous les matins, les élèves allaient à « la chasse » aux hannetons. Les instituteurs « tenaient la comptabilité des comités locaux, recevaient et pesaient les hannetons. »

L’initiative des Gorronnais est montrée en exemple. Au-delà du problème spécifique des hannetons, l’exemple est à méditer et à suivre (…) N’est-ce pas, en effet, une démonstration éloquente, saisissante, péremptoire, irréfutable, de la force et de la fécondité du principe d’association appliquée aux choses agricoles ? »

Et le journaliste de conclure, dans une envolée un peu lyrique, par les bienfaits de la mise en commun d’achat de semences, de machines, de partage de méthodes…qui préfigurent la création de coopératives.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:51
Mes expositions…
Mes expositions…

Reproduction de cartes postales

A la suite des anciens métiers, une nouvelle exposition, réalisée grâce à des reproductions de cartes postales représentant les différentes rues de Gorron, est mise en place à la salle le l’Amicale Laïque Gorronnaise en 2009.

Les photos correspondaient à des agrandissements de cartes postales datant de la première moitié du 20e siècle. Elles étaient classées par quartiers et par rues. Depuis cette exposition le stock de ces reproductions a augmenté et elles permettent d’illustrer les expositions annuelles qui ont suivi.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:43
La Pierre Tournante…

A fleuret moucheté

C’est Hyppolite qui ouvrit les hostilités.

« Quelle importance peut avoir la hauteur de l’eau dans le ruisseau. Vous devriez pourtant bien savoir qu’on peut se noyer dans un verre d’eau. »

L’allusion était claire. Gaspard sourit servilement. Simonin avait la réputation d’être hésitant. Ses précautions étaient souvent justifiées mais on pouvait se poser la question d’une certaine pusillanimité. Il décida d’être calme, et de se tenir aux seuls arguments raisonnables.

« Parce que la blessure à la tête dont vous vous souvenez, maintenant, et que vous aviez tous les deux oubliée, était sur la nuque, pas sur le visage. En admettant que la mère se soit jetée brutalement dans l’eau et se soit blessée en tombant, comme vous le suggérez, c’est le visage qui devait être meurtri. Mais, admettons que la pauvre se soit d’abord laissée tomber sur le dos, puis, voyant qu’il n’y aurait pas assez d’eau pour noyer son bébé, se soit retournée. »

A son tour, Simonin s’amusait un peu. Qui pouvait imaginer un scénario aussi absurde. Le gendarme et le médecin commençaient à s’agiter. Il reprit rapidement.

« Comment expliquez-vous que la mère n’a pas du tout la tête d’une noyée alors que son enfant est gonflé et violacé ? »

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:36
Note de lecture…

« Rebecca » (Daphné du Maurier)

Après la biographie (Manderley for ever), j’ai tenu à me plonger dans le bestseller de cette auteure parfois considérée comme spécialiste des romans à l’eau de rose. Cette critique me paraît excessive. On n’est pas ici dans la production des romans de gare. L’écriture, les personnages, l’intrigue même, dépassent largement ce genre.

Après avoir découvert la femme grâce à la biographie, on retrouve dans le roman ce que peut faire un écrivain de sa propre personnalité grâce à la littérature. L’importance des lieux (la maison), de la nature (les arbres, les fleurs) de la mer (la pratique de la voile) pour Daphné du Maurier se retrouve dans le roman. La complexité des personnages n’a rien à voir avec un roman de gare. Il n’empêche que, parfois, j’aurais aimé une écriture plus serrée, une analyse plus fine de certains caractères et des rebondissements plus crédibles.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:36

Vous trouverez cette semaine (12ème semaine 2016)…

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : la gabelle (2)…
  • Gorron en cartes postales : l’Hôtel de France
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : le carrefour des Quatre Piliers (suite)…
  • La population Gorronnaise : l’origine géographique des familles (suite)
  • Le château du Bailleul : César Ledauphin-Blinière (suite)…

Catégorie échanges :

  • Document Garnier : élections cantonales de 1883…

Mes expositions :

  • Anciens métiers : les artisans gorronnais…

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : des points de vue divergents…

Catégorie point de vue :

  • -Note de lecture : « Manderley for ever »

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (12ème/2016)...
Actualité de la semaine (12ème/2016)...

Le salon de coiffure et l’hôtel de France situés au nord de la place du général Barrabé (voir article « Gorron en cartes postales ») sont actuellement occupés par une banque (Crédit Mutuel). Si les rez-de-chaussée ont subi des transformations, la structure générale des deux immeubles n’a pas changé depuis le 19e siècle

Actualité de la semaine (12ème/2016)...
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:32
Documents Garnier…

Election d’un conseiller général…

Une profession de foi d’un candidat dans le canton de Gorron aux élections cantonales du 12 août 1883. Il s’agit du renouvellement (par moitié) des conseillers généraux en France. Le conseiller général sortant est Xavier Eugène Maurice Leray, duc d’Abrantès. Nous parlons de la famille d’Abrantès dans les articles concernant le château du Bailleul.

Théophile Péan, propriétaire à Gorron, se présente, estimant que « les hautes fonctions qui tiennent éloigné, pendant toute l’année, le conseiller général actuel, ne lui avaient pas permis de les représenter à l’assemblée départementale ». Xavier Eugène Maurice Leray est, en effet, diplomate, secrétaire d’ambassade.

Théophile Péan ne sera pas élu puisqu’on retrouve en 1889, sous la plume de J. Leconte : « M. le duc d’Abrantès est réélu conseiller général (…) le nouveau pouvoir qualifie le duc d’Abrantès de réactionnaire ».

C’est sans doute pourquoi, dans sa profession de foi, Théophile Péan précise : « Mes opinions n’ont jamais varié, je suis et j’ai toujours été républicain. » se démarquant du duc peu favorable à la République. Compte-tenu des origines du duché d’Abrantès (voir les articles sur le château du Bailleul), le duc pourrait être bonapartiste.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:30
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Les impôts à Gorron avant la Révolution

La gabelle (suite)

Les pauvres pratiquent la contrebande (avec la Bretagne proche). La lutte contre la contrebande occasionne des frais supérieurs au montant même de l’impôt.

Outre les frais engendrés par l’entretien des employés de la gabelle, ces derniers sont dénoncés pour un ensemble d’exactions qui exaspèrent les villageois (rixes, insultes, spoliation…).

Les peines encourues par les contrebandiers - fausauniers - (des mois d’emprisonnement dans la prison d’Ernée dans des conditions effroyables) entraînent des frais et déclenchent des épidémies (dysenteries, fièvres malignes) au retour des prisonniers dans leur paroisse.

Les enfants des ménages pauvres participent à la contrebande (en utilisant des chiens). Ils ne sont pas alors « formés au travail » et deviennent des « citoyens corrompus et nuisibles à la société ».

C’est ainsi qu’il est proposé la transformation de la gabelle en un « impôt par tête sur chaque contribuable qui équivaudrait à la juste finance qui en revient au trésor royal. » laissant ainsi libre l’achat et la vente du sel « si nécessaire à la vie ».

Nous retrouvons dans les exactions relatées par les rédacteurs des cahiers de doléances des situations étonnamment « modernes ». Pour accuser un commerçant de contrebande, les gabelous auraient caché dans ses bagages un sachet de sel et l’auraient conduit à la prison d’Ernée. En chemin, ils l’auraient rançonné pour éviter l’incarcération.

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 12:25
Gorron en cartes postales…

Nous sommes toujours dans la partie nord de la place du Général Barrabé, recensée au 19e siècle comme rue Magenta. Nous avons évoqué, la semaine dernière, le salon de coiffure. Nous nous arrêterons cette semaine à l’hôtel. Les prises de vue sont, cette fois, inversées par rapport aux dernières cartes postales.

268. – GORRON (Mayenne). – Place du Général Baradé Le Guillochet, édit-phot. , Gorron

Toujours quelques petits problèmes d’orthographe : Baradé / Barabé au lieu de Barrabé.

L’hôtel de France. Bien que l’enseigne ne soit pas complète, nous voyons que cet hôtel est tenu par la famille Hodebert. Il est d’ailleurs vraisemblable que l’homme debout devant la porte sur la première carte postale et celui assis sur le banc avec un enfant sur les genoux et qui lit un journal, sur la seconde, soit François Hodebert (hôtelier), marié à Maria Betton. En 1906, sur les listes de recensement de la rue Magenta, ils vivent avec leurs fils, Louis et Marcel. Ces deux fils mourront, au cours de la guerre 1914/1918. Louis, à 22 ans, le 22 mai 1918 ; Marcel, à 20 ans, le 25 octobre 1918. Il est possible que l’enfant sur les genoux soit un de ces fils.

Suivant l’hôtel de France, une boutique : Rossignol Thault dont nous reparlerons la semaine prochaine.

251. – GORRON. – Place du Général Barabé Le Guillochet, édit-phot. , Gorron

Gorron en cartes postales…
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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