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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:50
Le canton de Gorron sous la Révolution…

Gorron

Les soins et l’enseignement étaient dispensés essentiellement sur le domaine de la Renardière (emplacement actuel de la maison de retraite). Deux sœurs de la Chapelle au Riboult assuraient des soins et l’enseignement des filles (avec quelques pensionnaires). Trois chirurgiens et deux maîtres d’école non religieux enseignaient les garçons. Il n’y avait à l’époque ni hôpital ni hospice.

Une grande partie de la population connaissait la pauvreté (évaluée à 78 ménages – 220 personnes). Ces pauvres mendient, ils habitent à plusieurs familles dans le même appartement. Il n’y a pourtant pas de bureau de charité à Gorron. L’aide aux pauvres provient d’aumônes. Une quête est faite par « une dame de piété » à l’église le dimanche pour le soin des malades. Les produits d’une rente de 3000 livres (don d’un ancien curé de Gorron – Gilles Richard) servent à l’habillement. Cette population pauvre est considérée comme une charge et une nuisance par les responsables de la paroisse : aucune contribution à l’impôt public, mendicité... Ils souhaiteraient créer un atelier de travaux de charité pour la construction des chemins, le pilage, la fabrication de la toile (pour le commerce ou les voiles des vaisseaux). Les « mendiants » seraient obligés d’y travailler pour pouvoir bénéficier des aumônes.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:47
Gorron en cartes postales…

La rue Corbeau-Paris (anciennement rue Magenta)

250. – GORRON. – Rue du Champ-de-foire Le Guillochet, éditeur-photo. , Gorron

La rue du Champ de foire, est la rue Magenta qui sera appelée plus tard (1924) rue Corbeau-Paris, du nom d’Auguste François Corbeau (négociant en vin) et de sa femme, Virginie Rosalie Constance Paris.

Sur la carte postale, a demi colorisée, on peut voir la boutique Rossignol-Thuault, dont nous avons déjà parlé qui fait l’angle avec la rue de Normandie. De l’autre côté de cette rue, en face, on trouve un café – épicerie (Rossignol). En face de ce café-épicerie, de l’autre côté de la rue Corbeau-Paris, on trouve un autre café-débitant de tabac.

Sur la seconde carte postale, on voit ce café (Trihant) sous un autre angle.

En 1921, nous retrouvons bien, sur les listes de recensement : Maria Rossignol, épicière, et Eugène Trihan, débitant.

111 – GORRON (Mayenne) – La place du Général Barabé (sic) Phot. Chantepie, Gorron

Gorron en cartes postales…
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:46
Un siècle d’histoire…

Le carrefour des Quatre Piliers

Rappel : nous remontons les listes de recensement en nous intéressant principalement aux trois immeubles que nous avons appelés Barrabé, Penloup et Gourdelier : 1906 / 1901 / 1896.

1891

Immeuble Barrabé

Nous retrouvons Célina Barrabé, rue Magenta, et la famille Lesaint (coiffeur). Par contre, il n’est plus question d’hôtel. On retrouve cependant près du coiffeur, Henri Petit, roulier, et son épouse Célestine Couillard.

Résumé : 1. Alphonse Barré et Célina Barrabé / Célina Barrabé. 2. Famille Lesaint. 3. François Hodebert / Henri Petit.

Immeuble Penloup

L’hôtel (rue du Maine) est tenu par Pierre Planchais (maître d’hôtel) et sa femme, Joséphine Leray (voir le commentaire de Claude de la semaine dernière).

Résumé : Auguste Legrand / Emile Derieux /Joséphine Leray / Pierre Planchais.

Immeuble Gourdelier

Nous retrouvons Elise Poirier (rue Jean-Jacques Garnier).

Résumé : Henri Lecomte / Elise Poirier (Gourdelier).

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:44
La population gorronnaise…

Les familles d’origine gorronnaise en 1906

Quartier de l’ancien Collège

Cour des Forges : A : 9 ; B : 5 ; C : 27

Boulevard Faverie : A : 2 ; B : 2 ; C : 3

Rue de l’Eglise : A : 0 ; B : 2 ; C : 2

Quartier du Bignon

Rue de Normandie : A : 1 ; B : 5 ; C : 11

Rue du Bignon : A : 14 ; B : 2 ; C : 26

La Brimandière : A : 4 ; B : 7 ; C : 16

En ce qui concerne l’agglomération dans son ensemble, sur 540 familles, 23% sont d’origine gorronnaise, 21 % ont un seul des membres du couple originaire de Gorron et 56 % ne sont pas originaires de Gorron.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:41
La tombe au cimetière d'Hercé.
La tombe au cimetière d'Hercé.

Les d’Abrantès

Mes premiers contacts (en termes de recherche historique) avec la famille d’Abrantès ont eu lieu dans le cadre d’un travail sur les maires de Gorron. Xavier, Eugène, Maurice Leray dont nous avons parlé la semaine dernière, a été maire de Gorron (1884 – 1896). A la recherche de sa tombe, j’ai retrouvé celle de toute la famille dans le cimetière d’Hercé.

A la même époque, au cours de la lecture d’une biographie d’Honoré de Balzac écrite par Stéphan Zweig, je retrouve le nom des d’Abrantès. La duchesse d’Abrantès y est évoquée comme maîtresse du célèbre écrivain.

Quelque temps plus tard, au cours d’une promenade dans le cimetière de Montmartre, je croise sa tombe par hasard avec son portrait sculpté dans le marbre. Je devais encore entendre parler de la première duchesse d’Abrantès lors d’une visite à Versailles, plus précisément au musée Lambinet.

Autant d’éléments qui m’ont amené à m’intéresser aux premiers d’Abrantès : au duc lui-même, général d’Empire et à sa femme Laure dont la vie tumultueuse a marqué une certaine société sous Napoléon 1er.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:40
Documents Garnier…

Bien patrimonial à vendre

« Le public est averti que la Terre connue sous le nom Terre du Bailleul, est à vendre en totalité ou par parties. »

Cette vente est faite après le décès de Melle du Bailleul, dernière châtelaine de Gorron (voir articles sur le château du Bailleul) par un de ses héritiers : « Mr. Le Comte de la Galissonnière, lieutenant général des armées du Roi, Commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré, n° 414. »

Cette vente a lieu sous Louis XVIII, au cours de la Restauration après le règne de Napoléon 1er. La famille Péan est étroitement associée à cette transaction. Le régisseur de la Terre est M. Péan-Launay. Le notaire royal de Gorron, Me Péan. On note aussi un Me Péan, avocat à Mayenne.

La Terre « se compose de plusieurs métairies et autres corps d’héritages, situés dans la paroisse de Hercé, Gorron et Colombiers. »

En ce qui concerne Gorron, il n’est fait état que de deux prés « des Mottes (…) contenant seize journaux. »

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:35
Mes expositions…
Mes expositions…

La société gorronnaise au 19e siècle

Les différentes recherches sur l’histoire de Gorron effectuées depuis l’histoire de l’école m’ont permis d’aborder, d’une manière générale, une des périodes les plus importantes pour la ville. C’est en effet au cours de ce siècle que des transformations majeures ont vu le jour. Aussi bien au niveau du percement et de l’élargissement des rues qu’à celui de la construction de bâtiments publics qui, pour une partie d’entre eux, sont toujours en fonction de nos jours.

L’exposition, en 2010, se déroule toujours dans la salle de l’Amicale Laïque, rue de Normandie, le jour des rameaux. Un document confectionné par les « Presses du bocage » est mis en vente. Un diaporama accompagne les documents papiers.

Mes expositions…
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:29
La Pierre Tournante…

La tension monte

Involontairement, il venait de passer la main au médecin. Celui-ci se lança alors dans un exposé savant, avec un jargon plus ou moins scientifique qu’il était difficile de contrer. Simonin vit le Maréchal des logis souffler. Il avait remonté son menton qui depuis quelques minutes s’était singulièrement affaissé. Hyppolite conclut en signifiant d’un geste de la main méprisant que la discussion était close. Il ne masquait plus dans quel mépris il tenait le maire.

C’est alors que tout se dégrada brutalement.

« Seul un autre médecin pourrait vous contredire. Je ne m’y risquerai pas. Je demanderai simplement un second examen à un de vos confrères. Deux experts valent mieux qu’un. Car malgré vos arguments, je ne suis pas bien sûr que la femme se soit noyée. Tout comme je m’interroge sur la façon d’avoir noué les cordes maintenant le bébé sur le ventre. D’ordinaire, à moins d’avoir une aide comme les praticiens qui se font boutonner leur blouse dans le dos par leur petit personnel, on aurait plutôt tendance à faire les nœuds devant soi. »

Hyppolite se déchaîna. Non seulement le maire mettait en cause ses compétences, voire sa conscience professionnelle. Mais on pouvait comprendre qu’il le soupçonnait d’avoir volontairement dissimulé des éléments nécessaires à l’enquête.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:20
Point de vue…

Projets pour la ferme de la Grille

Un projet d’aménagement et de sauvegarde de patrimoine rural va être déposé au niveau régional dans le cadre d’une dotation nationale de soutien à l’investissement public local. Ce projet concerne une ferme que nous avons évoquée sur le blog dans les articles « Fermes et hameaux au 19e siècle ».

A notre connaissance, cette ferme a été construite vers le milieu du 19e siècle. Elle n’apparaît en tant que telle sur les listes de recensement de la population qu’en 1856, avec comme occupants Alexandre Bourdon et Julie Forêt. Le bâtiment central, dans sa façade donnant sur la route de Fougères, a une architecture particulière, notamment au niveau des ouvertures (portes et fenêtres). L’idée de conserver ce patrimoine ne peut donc que me réjouir.

D’autant plus que le projet d’un aménagement des locaux pour le travail de maraîchage des salariés de Maine Ateliers (atelier protégé présent à Gorron depuis 1986) et l’achat des terres de la Grille par une association solidaire qui soutient l’agriculture biologique sont prévus.

Nous retrouvons dans cette initiative un développement économique dans le cadre de la solidarité et d’une agriculture soucieuse de la qualité… Que demander de plus ?

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 12:14

Vous trouverez cette semaine (13ème semaine 2016)

Catégorie histoire locale :

  • Le canton de Gorron sous la Révolution : Gorron, la ville…
  • Gorron en cartes postales : le ferblantier
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : le carrefour des Quatre Piliers (suite)…
  • La population Gorronnaise : l’origine géographique des familles (suite)
  • Le château du Bailleul : des Leray aux d’Abrantès…

Catégorie échanges :

  • Document Garnier : la lutte contre les hannetons…

Mes expositions :

  • Les rues de Gorron : en cartes postales …

Catégorie fictions :

  • La Pierre Tournante : à fleuret moucheté…

Catégorie point de vue :

  • Note de lecture : « Rebecca »

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (13ème/2016)...

Dans la partie nord de la place du Général Barrabé, (anciennement rue Magenta), l’immeuble qui fait l’angle avec la rue de Normandie était occupé, au début du 20ème siècle, par une famille de ferblantiers (Rossignol / Thuault) – voir rubrique « Gorron en cartes postales ».

Actuellement, la famille Gallienne y exerce une activité de distribution de fuel après avoir pratiqué le transport et l’auto-école.

Actualité de la semaine (13ème/2016)...
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  • : Le blog de jouvinjc
  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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