Gorron
Les soins et l’enseignement étaient dispensés essentiellement sur le domaine de la Renardière (emplacement actuel de la maison de retraite). Deux sœurs de la Chapelle au Riboult assuraient des soins et l’enseignement des filles (avec quelques pensionnaires). Trois chirurgiens et deux maîtres d’école non religieux enseignaient les garçons. Il n’y avait à l’époque ni hôpital ni hospice.
Une grande partie de la population connaissait la pauvreté (évaluée à 78 ménages – 220 personnes). Ces pauvres mendient, ils habitent à plusieurs familles dans le même appartement. Il n’y a pourtant pas de bureau de charité à Gorron. L’aide aux pauvres provient d’aumônes. Une quête est faite par « une dame de piété » à l’église le dimanche pour le soin des malades. Les produits d’une rente de 3000 livres (don d’un ancien curé de Gorron – Gilles Richard) servent à l’habillement. Cette population pauvre est considérée comme une charge et une nuisance par les responsables de la paroisse : aucune contribution à l’impôt public, mendicité... Ils souhaiteraient créer un atelier de travaux de charité pour la construction des chemins, le pilage, la fabrication de la toile (pour le commerce ou les voiles des vaisseaux). Les « mendiants » seraient obligés d’y travailler pour pouvoir bénéficier des aumônes.


