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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:08

Article XV: Les paroissiens de Vieuvy :

 

7. Échange avec « Mossieur le Couré »... (1ère partie)

 

Illustration : Louis Le Nain, Famille de paysans dans un intérieur, 1642 ( Musée du Louvre)

 

            Dans sa première visite pour se présenter et faire la connaissance de ses ouailles, l'abbé Fleury, attentif, s'intéresse de la situation de tous, et en particulier des ménages les plus humbles : « je m'informois du nombre d'enfants, du profit du travail, de leurs moyens de subsistance, afin de subvenir à leurs besoins ».

            En deux articles, je laisse l'abbé raconter un accord qu'il conclue avec bienveillance avec un vieux fermier, père d'une grande famille. Point intéressant, il restitue les paroles du « bonhomme Mathurin » en patois (dans un parler qui nous fait penser au personnage de Pierrot, le paysan du Dom Juan de Molière...) :

 

            « Je trouvoi dans un des villages, un nombre si prodigieux d'enfants dans la maison, que je demandoi s'ils étoient accourus de tous les villages pour me voir et m'embrasser. – « Nenni, Mossieu, répondirent les parents, ce sont tous nos enfants que v'la ; grâce à Dieu, je n'en avons point enterré. » Cette réponse me frappa d'autant plus que le père étoit vieux et la femme toute jeune. – « Combien en avez-vous donc? » – « Quinze, ni plus, ni moins, mon bon Mossieu. Approchis, Michaut, embrassis Mossieu le couré ; venis Pierrot, Louisot, Jeannot, Jacot, Tiennot, marchis donc embrassir Mossieu le couré. J'avons dix garçons et cinq filles ; les quatre grands rendant de grands services au pauvre bonhomme Mathurin ; les petiots font ce qu'ils pouvant. Pour mé et mes filles, je travaillons au ménage, aux véches, aux pourcéaux, à la poupée et au beurre. » – Tous ces enfants étoient jolis, propres, quoiqu'en guenilles, gros, gras, avec de belles couleurs au visage. – « Comment faîtes-vous pour nourrir toute votre famille ? Votre métairie est-elle grande ? Combien en payez-vous ? » – « Ah ! Mossieu, je faisons comme je pouvons ; le bon Dieu bénit les grandes familles, je payons cher nout' ferme qui n'est pas biaucoup grande ; les bourgeas ne sont jamais contens ; ils nous arrachant le cœur du ventre. Je vendons un peu de fil, quelques bestiaux pour suffire à tout ; je ménaigeons le pain. » – « Allons, bonhomme Mathurin, et vous, brave Peresse, faisons un marché. » – « Ben volontiers, Mossieu le couré ; de qué est-il question ? »

 

Corentin Poirier

 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:06
Gorron en cartes postales…

 

Le Taillis de la Mort

 

Bien qu’il n’y ait pas de légende précise pour cette carte postale, la photo semble avoir été prise sensiblement au même endroit que celle de la semaine dernière. Mais la perspective est inversée. Les trois enfants que l’on voit sont assis dans le champ situé juste après la passerelle évoquée pour la première carte postale. Il est difficile de distinguer la barrière mais elle semble bien fermer le chemin qui menait à l’époque au Taillis de la Mort.

On distingue par contre très bien l’église au sein d’une végétation importante correspondant à celle remarquée sur la première carte postale.

La grande maison, en haut à gauche, pourrait alors être celle qui se trouve à l’angle du Boulevard Faverie et de la rue de la Croix actuelle.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:03

La rue de Bretagne

 

La famille Gendron

 

 

En 1936 :

Constant Gendron (cartonnage), Ernestine Gendron et leur fils Pascal (comptable).

Marie Louise Gendron (veuve Pottier) et sa fille Jeanne.

Maria Gendron.

 

En 1962 :

Pascal Gendron (comptable) et Germaine Clément (remailleuse).

Marie-Louise Gendron (veuve Pottier), sa fille Jeanne (secrétaire Ponts et Chaussées) et sa mère Ernestine Gendron 

 

Nous retrouvons Constant Gendron qui a monté une entreprise de cartonnage mais la famille ne retrouvera pas l’importance qu’elle a eue sur la vie économique de la ville. Sa longue présence rue de Bretagne sur plus d’un siècle est remarquable dans l’histoire de Gorron.

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 11:00

Les familles d’origine gorronnaise au 19e siècle.

 

Famille Barbot/Rouillard

 

Nous allons maintenant suivre la descendance de Joseph Rouillard et de Françoise Barbot telle qu’elle a été notée dans notre recherche sur les anciennes familles gorronnaises. Les éléments à notre disposition nous amènent au début du 20e siècle. Nous couvrirons donc au moins la période de1747 à 1902. Avec, à partir de 1846, les métiers et les lieux d’habitation de chaque famille.

 

La famille Rouillard (génération 4) est une famille de tisserands. Nous ne connaissons pas son lieu d’habitation. Mais il est fort probable qu’il se situait rue des palmes (future rue Jean-Jacques Garnier) puisqu’en 1846, Françoise Barbot y habite avec son fils Joseph et sa fille Françoise.  Il y a au moins trois enfants (quatre avec cette Françoise) que nous allons pouvoir suivre : Joseph, Marie et Perrine.

 

Génération 5

 

Marie se marie le 26 mai 1823 avec Julien Duchesnay. Julien est cloutier. En 1846, ils habitent à la Cour de Forges.

 

Perrine se marie le 18 janvier 1827 avec Guillaume Courteille. Guillaume est tisserand. En 1846, ils habitent rue du Pont Neuf (future rue de Jean-Jacques Garnier).

 

Joseph se marie le 19 novembre 1846 avec Françoise Milet. Joseph est tisserand. Joseph habite rue des Palmes (future rue Jean-Jacques Garnier). Françoise, rue du Pont-Neuf.

A cette époque César Ledauphin-Blinière est maire de Gorron.

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:56

Hercé

 

Evolution de la population

120 feux en 1720, environ 540 habitants. 506 habitants en 1726. 107 feux en 1732, environ 480 habitants. 136 feux en 1789, environ 612 habitants. 828 habitants en 1821.

On constate une évolution que nous avons retrouvée dans les autres paroisses du canton. A savoir une baisse de la population au début du 18e siècle puis une remontée vers la fin du siècle qui se poursuit au début du 19e siècle.

750 habitants en 1851, 613 en 1898.

Au milieu du 19e une décrue s’amorce.

Enseignement

Dès 1716, deux sœurs de la Chapelle-au-Riboul enseignent aux enfants de Hercé grâce à un don de la famille du Bailleul (rente plus maison et jardin). Comme bien souvent, ces religieuses assuraient aussi les soins aux malades. L’enseignement se poursuivit après la Révolution assuré par des religieuses et des laïques. En 1830, un instituteur est installé à Hercé. En 1855, une école communale mixte fonctionne, transformée en deux écoles (garçons, filles) en 1873. L’école de filles sera ensuite dirigée par une religieuse, dans des bâtiments donnés par la Fabrique de l’Eglise. L’école de garçons construite en 1862 est la propriété de la commune.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:53

Famille Lelandais (Landais)

 

Rappel : nous suivons la présence de la famille, rue de Bretagne à Gorron.

 

En 1866, Jean Landais (journalier), veuf, et son fils Joseph, sont recensés rue de Bretagne.

En 1872, le fils Jean Baptiste Landais (marchand de veaux) et sa femme Justine Fougères sont recensés rue de Bretagne. Son père est décédé le 2 mars 1870.

En 1876, Jean Baptiste Lelandais (marchand de veaux) et sa femme Justine Fougères sont recensés avec leurs enfants : Jean et Augustine.

En 1881, la famille s’est agrandie : Eugène, Alice, Joseph, Albert, Emile.

En 1886, la famille au complet est recensée, rue de Bretagne.

En 1891, une petite fille, Alice apparaît sur les listes. Jean Baptiste est toujours marchand de veaux.

Nous voyons donc apparaître Emile, celui qui mourra au cours de la Première Guerre mondiale et qui est au centre de notre recherche.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:40

 

Famille Ruault.

 

Il y a déjà pas mal de temps, M. Pitrou, dont j’ai plusieurs fois parlé sur le blog, m’a contacté. Il m’a ensuite donné des informations très intéressantes sur ses ascendants nombreux et influents sur la vie économique et sociale de Gorron. C’est lui, notamment qui m’a transmis le portrait d’Auguste Le Marchant, ancien maire de Gorron.

Parmi ces informations, je retiendrai la suivante : « Pour les RUAULT , la mère de mon arrière-grand-mère de Serriére (notice et statistiques sur le département de la Mayenne) 1841, tombe dans le cimetière, a épousé un Ruault négociant en vin également cousin avec les Le Marchant. »

Je vais donc m’intéresser à la famille Ruault. Je partirai de François Ruault qui est cité dans le dossier sur les maires de Gorron paru dans l’ouvrage : « Histoire de Gorron – Des origines à la Seconde Guerre mondiale ».

Maire pendant un an (1791/1792), né le 14 avril 1741, marié à Renée Rousseau le 1 août 1771, décédé à Gorron le 24 frimaire an VII (14 décembre 1798).

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:37

Retour sur la première partie.

 

Rappel : le roman a l’ambition de couvrir une longue période du 16e siècle au tout début du 20e siècle. Nous retrouverons, au centre du récit, le domaine de la Thiercelinais, la famille Gilard, et la présence du loup… Les grands événements historiques, les chroniques gorronnaises, structureront l’ensemble.

Dans la première partie, le sacre de François 1er (1515), les guerres de religions (1562 / 1598), seront présents. La forteresse de Gorron est déjà en ruines. Les pierres, données par le baron de Gorron, seront utilisées pour construire la ferme de la Thiercelinais.

Le début de la chronologie permettant de se retrouver dans les personnages et les dates :

1515      naissance de Pierre Gilard (le fondateur).

1520      naissance de sa femme Marguerite.

1540      mariage de Pierre et de Marguerite.

1542      naissance de leur fils Claude.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:31

Conservation du patrimoine

Dans le numéro de février de Gorron Infos, un article est intitulé : conservation du patrimoine local. Cette initiative ne peut que me réjouir même si l’intérêt de la municipalité pour le patrimoine est directement lié aux travaux nécessaires à la préservation de l’église.

L’article 13 de la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905 précise : « l’État, les départements, les communes pourront engager les dépenses nécessaires pour l’entretien et la conservation des édifices du culte dont la propriété leur est reconnue par la présente loi ».

Le terme « pourront » a posé problème. Les réparations nécessaires des bâtiments, ne serait-ce que pour la sécurité, sont généralement très onéreuses. Certains ont pu s’interroger sur la nécessité de ces dépenses qui, théoriquement, ne concernent que la communauté catholique.

Dans de toutes petites communes, la destruction d’églises sans caractère architectural particulier, a toujours entraîné des polémiques. Pour Gorron, il ne s’agirait que d’une modification éventuelle du clocher. Personne, évidemment, ne peut imaginer la disparition de l’église.

A titre personnel, je serai pour préserver le clocher tel qu’il existe actuellement malgré le coût des dépenses. Et j’en profite pour faire le vœu que personne n’aura l’idée saugrenue de couper les marronniers plus que centenaires du boulevard Faverie qui ont, eux aussi, un intérêt historique et esthétique pour la ville.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:20

Vous trouverez cette semaine (5ème semaine/2017)

 

Catégorie histoire locale :

  • Rubrique de Corentin Poirier : l’abbé Fleury…
  • Gorron en cartes postales : L’entrée du Taillis de la Mort
  • Un siècle d’histoire gorronnaise : la famille Gendron (1911/1921)…
  • La population gorronnaise : famille Barbot/Rouillard
  • Histoire du canton : Hercé…

 

Catégorie échanges :

  • Contacts : famille Lelandais (suite)…
  • Contacts : famille Recton…

 

Catégorie fictions :

  • La Louve de la Thiercelinais : Toussaint et Baruch…        

 

Catégorie Point de vue :

  • Note de lecture : Journal d’un vampire en pyjama…

 

 

D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Actualité de la semaine (5ème/2017)...

Le square du Bignon, vaste espace entouré d’arbres qui a abrité le monument aux morts en 1921, a été progressivement réduit. Les arbres ont été coupés en 1941. Derrière l’entourage du monument aux morts ne restait plus qu’une étendue d’herbe. Puis des constructions de maisons ont été faites sur cette espace.

 

Actualité de la semaine (5ème/2017)...
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  • : Principalement axé sur l'histoire locale (ville de Gorron), ce blog permettra de suivre régulièrement l'avancée des travaux réalisés autour de ce thème.
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Vous trouverez dans ce blog trois thèmes liés à l'histoire de la ville de Gorron. Les différents articles seront renouvelés régulièrement. Ceux qui auront été retirés sont disponibles par courriel à l'adresse suivante : jouvinjc@wanadoo.fr

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